REFLEXION

CONCOURS DE RECRUTEMENT D’ENSEIGNANTS DE LYCEE : Le calvaire des candidats à Oran



CONCOURS DE RECRUTEMENT D’ENSEIGNANTS DE LYCEE : Le calvaire des candidats à Oran
Les candidats au concours de recrutement d’enseignants pour le cycle secondaire à Oran, dont le déroulement est prévu à Oran le 20 septembre, ont été plusieurs centaines à déposer leur dossier au niveau du CEM Dergham Hanifi, situé au quartier El Maqarr Les conditions d’accueil des futurs professeurs, tous des licenciés de l’enseignement supérieur, ont été lamentables, et le mot est faible. Celles et ceux qui auront pour tâche de former les futurs cadres du pays, sont confrontés à un véritable cerbère, placé derrière la porte métallique qu’il entrouvre, selon son humeur du moment, pour laisser entrer, seulement deux à la fois, les personnes venues déposer leur candidature, à l’intérieur d’une cour pouvant accueillir plusieurs centaines de personnes. « Il faut avoir de la chance pour accéder à l’établissement. Il faut plaire au gardien qui agit en maître absolument des lieux. » A déclaré une candidate. A l’intérieur du CEM, le même portier vient « aligner » les personnes qu’il a daigné laisser pénétrer, d’abord en « rangs par deux », puis change d’avis et les somme de se mettre en file indienne devant chacune des classes où un employé est chargé de délivrer les convocations selon la matière choisie par le postulants. Si par malheur un candidat, parmi ceux n’ayant pas eu encore le visa d’entrée, ose frapper à la porte, il voit toutes les foudres du cerbère s’abattre sur le groupe, avec la menace de ne plus accéder. « Ce sera tant pis pour vous… ! » Leur dit-il sur un ton d’une incroyable arrogance. Aucun des malheureux candidats n’ose faire la moindre remarque de peur d’être définitivement exclu du concours par le sieur gardien. Ce comportement inacceptable est tenu à l’égard de personnes adultes et d’un niveau d’instruction qui appelle à un minimum de respect, par un gardien analphabète dans toutes les langues. Son seul et unique avantage est de se trouver derrière une porte. « Il se comporterait certainement d’une manière plus polie s’il avait à faire à des personnes ayant la même éducation que lui. » Nous dit un jeune candidat venu lui aussi retirer sa convocation. « Moi, je crois que la faute incombe à ceux qui l’ont placé à ce poste. Ce sont ceux-là qui nous méprisent en choisissant de mettre quelqu’un de cette espèce ici, sans lui recommander la conduite à observer à notre égard. Nous sommes des citoyens et avons droit à un minimum de respect. » A déploré une jeune dame qui enseigne à titre de vacataire depuis 4 années dans uns lycée proche de ce CEM. Ce que beaucoup ne comprennent pas, et nous non plus, c’est que la convocation doit, en principe, être envoyée à l’intéressé par l’administration, d’autant que parmi les pièces exigées dans le dossier, chaque candidat a été obligé de joindre Deux Enveloppes Timbrées. « Oui. Une convocation, comme son nom l’indique, on la reçoit. On ne vient pas la chercher et encore moins dans des conditions pareilles. C’est comme si on venait demander l’aumône, ou pire encore. Pourtant, vous avez bien constaté que nous nous comportons en véritables gens du monde. On ne se bouscule pas, on ne fait pas de désordre… Pourquoi nous traite-t-on de cette manière ?» S’est insurgé un jeune homme en colère. Pourquoi, c’est le gardien qui fait la pluie et le… beau temps ? Nous ne l’avons pas compris aussi..

A.Salim
Mercredi 15 Septembre 2010 - 00:01
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