REFLEXION

COMPAGNE CONTRE LE COMMERCE ILLICITE : Oran veut récupérer ses trottoirs squattés



COMPAGNE CONTRE LE COMMERCE ILLICITE : Oran veut récupérer ses trottoirs squattés
Un responsable de la commune d’Oran a annoncé dernièrement, le lancement d’une campagne de récupération des trottoirs squattés par les commerçants et les vendeurs à la sauvette depuis plusieurs années. Selon ses déclarations à la radio locale, le responsable affirme que « tous les trottoirs seront récupérés, en faisant appel à la police en cas de réticence.» Tous les usagers seraient contents de retrouver leurs trottoirs, mais ce serait un objectif difficile à réaliser. Certains habitants, se souviennent, disent-ils, que de très nombreuses campagnes visant à libérer les trottoirs ont été lancées, sans résultat. Une tâche ardue qui décourage rapidement et les exécutants et les donneurs d’ordres. Il faut rappeler que l’occupation des trottoirs est dépassée, depuis longtemps déjà par certains marchands, légalement établis ou informels qui ont colonisé de larges pans de la chaussée. L’émulation faisant le reste, des rues entières ont été, de fait, complètement interdites à la circulation automobile. Le quartier de Mdina Jdida en est une parfaite illustration. Plus aucun véhicule n’a plus le droit d’y entrer à 500 mètres à la ronde du marché Sidi Okba, sauf pour chargements et déchargements de marchandises ; soit très tôt le matin ou tard le soir. Dans la journée, les rues, et les trottoirs, bien sûr, appartiennent à ceux qui auront décidé de les occuper et gare à quiconque oserait s’aventurer à faire la moindre remarque. Depuis le temps qu’ils ont envahi les trottoirs et les rues, certains vendeurs estiment avoir des droits sur ces espaces que personne ne viendrait remettre en cause. Ces espaces publics ne sont pas occupés par les seuls vendeurs informels, mais aussi par les gérants de magasins et boutiques légalement établis. «La concurrence déloyale, fortement exercée par les vendeurs à la sauvette, nous a conduit à faire comme eux, et « jeter « nos produits dans la rue. Car nous avons constaté que, malheureusement, de très nombreux clients préfèrent acheter des produits qu’ils foulent aux pieds plutôt que ceux présentés dans une vitrine où rangés sur des étagères propres. » Nous dit un commerçant, qui affirme que plus de 70% de ses ventes, portent sur des produits exposés sur le trottoir ou dans la rue. « Je crois que beaucoup de gens se sentent plus à l’aise pour marchander lorsqu’ils sont dans la rue. » Nous a déclaré un autre commerçant. Qui ajoute : « peut-être que le client doit se sentir plus libre de partir sans avoir de porte à franchir… Et, beaucoup croient réellement faire de bonnes affaires… » Mais, la colonisation des trottoirs et de la moitié des rues sur toute leur longueur n’a pas épargné d’autres quartiers de la ville.On relève, notamment, le cas de la rue Zahaf Djilali (ex rue Maupas,) au quartier El Maqarri, ex –St Eugène. Cette artère a commencé par être envahie sur sa longueur, depuis quelques temps, c’est dans le sens de la largeur qu’elle rétrécit comme une peau de chagrin. Les commerçants ont commencé par occuper une partie du trottoir pour l’utiliser comme présentoir avant de servir à élargir la surface du magasin. Ceci, avant de déborder carrément sur la chaussée. Le phénomène n’est pas resté à la seule rue Maupas, il s’est étendu à pratiquement toutes les rues adjacentes faisant du quartier un grand marché à ciel ouvert. On y vend pratiquement de tout. Absolument tout. « Il y a même un groupe des dealers qui vendait de la drogue, sur le trottoir, au vu et au su de tous. Mais je ne les vois plus. Ils ont été découverts par les services concernés… », Nous a déclaré un épicier du quartier. Ce sont plusieurs dizaines d’individus qui y gagnent leur vie, squattant cette rue. Ils sont là depuis longtemps et leur nombre a littéralement explosé, surtout en cette période de ramadan, qui connaît l’émergence de nombreux vendeurs de produits ramdanesques. Ce qui pourrait rendre la tâche très difficile aux responsables de récupérer les trottoirs. Est-ce qu’il n’est pas trop tard ?

A. Salim
Samedi 14 Août 2010 - 11:16
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