REFLEXION

COMMERCE : Où en est le contrôle de la qualité des produits alimentaires ?

C’est la période des grandes chaleurs qui s’annonce et le thermomètre continue de grimper en ce milieu du mois de Ramadan ce qui n’empêche pas les prix des produits alimentaires de grimper aussi. Le citoyen a beau se plaindre, comme chaque année, la presse à beau écrire, la radio a beau parler et rien n’y fait. Là où le bât blesse c’est certainement la qualité qui prend un sacré coup sans qu’on en fasse vraiment attention pourtant parler de qualité c’est parler implicitement de santé.



Quand c’est une question de « prix », le citoyen a toujours un pouvoir de contrôle                         sur son budget, quel qu’il soit mais, en matière de qualité c’est l’impuissance totale et le visuel n’est pas toujours le bon moyen d’apprécier les produits alimentaires d’autant plus qu’il n’y a pas de traçabilité et personne ne peut valablement connaitre tout ce qui a concouru à l’obtention de tel ou tel produit alimentaire. C’est l’ignorance totale que soit pour les viandes, toutes catégories confondues ou encore pour les produits d’origines végétales que ce soit pour ce qui concerne les fruits que pour les légumes. Et l’on ne s’étonne pas alors de la progression constante de nombreuses maladies et de l’apparition d’autres. A voir, les fruits et légumes et le nombre de bouteilles de boissons sucrées de marque jusque-là inconnues vendues, dans les environs de l’ex Aïn- Safra on est en droit de se poser des questions. Voir aussi, le poisson vendu, en dehors de l’enceinte de la poissonnerie juste à l’entrée de cette dernière fait mal au cœur. Mais le mal est devenu banal puisque, du centre-ville jusqu’au fond du quartier de Djebli Mohamed on peut dénombrer facilement au moins 3  vendeurs de poisson sur des étals de fortune avec un parasol comme protection sinon, la marchandise précieuse est soumise aux conditions ambiantes de la chaleur, la poussière….Le problème concerne aussi la vente d’œufs étagées en plaquettes par une chaleur qui oscille entre 32 et 38 °C. Le grand problème qui se pose est qu’il n’y a pas de conservation-vente sous froid puisque ces denrées sont extrêmement sensibles à la dégradation et à la contamination bactérienne. Pour les vendeurs de poissons ambulants, une éventuelle solution pourrait être trouvée avec un équipement de ces derniers en motocycles frigorifiés, par exemple. Pour ceux qui sont aux abords du marché couvert et des plages (Sidi Mejdoub), des routes (Ouréha-Stidia et autres villages) c’est un casse-tête à résoudre car souvent, ces vendeurs ne trouvent que cette opportunité commerciale pour gagner leur journée et ça c’est une autre question qui ne saurait en aucun cas  être une justification pour mettre à mal la réglementation en matière de commerce et celle de la protection du consommateur, puisqu’il y va de sa santé. En matière de commercialisation de viandes, c’est aussi grave pour la vente de la « viande hachée » qui est normalement interdite en l’état à la vente, puisque elle aussi est très vulnérable aux attaques microbiennes et de conservation très limitée. En plus, il est temps de sensibiliser les opérateurs économiques à assister à des rencontres  entre responsables de tous niveaux pour mettre notamment l’accent sur le renforcement du contrôle aux niveaux de tous les marchés locaux et points de vente, ainsi qu’au niveau de l’ensemble des établissements de restauration. Les mesures à prendre s’expliqueraient principalement par le fait que la période estivale est particulièrement propice à la déclaration des intoxications alimentaires en raison de la sensibilité à la chaleur de nombre de produits de large consommation (lait et dérivés, poisson, viandes, pâtisserie).Il y a la nécessité  à ce que les opérateurs concernés  veillent au respect de la chaîne de froid et  aux règles d’hygiène à tous les niveaux du circuit commercial (Champ, usine, distribution et locaux de vente). La consolidation du contrôle de la qualité des produits alimentaires constitue l’axe majeur du plan d’action pendant le mois de Ramadhan et la saison estivale dans la wilaya de Mostaganem et tous les Services de l’Etat doivent être pleinement impliqués comme les agents de la DCP, de la Santé, des Services Vétérinaires et agents des services de l’hygiène des APC, sans oublier l’Organisation des Commerçants. Durant ces quatre mois (de juin à septembre) il serait souhaitable que des brigades ‘’ad hoc’’ soient mobilisées pour assurer le contrôle de la qualité, des pratiques commerciales et la répression des fraudes.

Younes
Lundi 20 Juin 2016 - 16:23
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MOSTAGANEM
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