REFLEXION

COMMERCE : La pagaille a trop duré…. Est-ce de l’arnaque bien rôdée ou carence en marketing, entretenue ?

Qui dit Ramadan dit aussi le mois où les consommateurs peuvent être victimes de nombreuses arnaques en tous genres et surtout alimentaires. Il y a des comportements sains à adopter pour éviter les achats excessifs et le gaspillage, comme par exemple éviter de faire des courses le ventre vide ou encore se consulter, entre membres de la même famille, avant d'effectuer ses achats. En effet, la surconsommation instinctive, pendant le mois de Ramadan, pousse les commerçants peu scrupuleux à gonfler les prix ou à vendre des produits impropres à la consommation ou bien encore à utiliser des astuces pour arnaquer des clients.



On sait qu’en matière de règlementation des prix, ces derniers  ne sont pas déterminés par la loi depuis que l’Etat a abandonné le monopole du commerce extérieur mais ,actuellement, on se réfère  plutôt à la loi  sur  la concurrence  qui implique que  chacun est libre  de pratiquer son prix sans se référer à un  quelconque pourcentage .Néanmoins, la règlementation générale  concernant les  prix et  les lois du commerce  stipulent que les prix affichés doivent être compatibles avec le prix de vente donc, si les prix ont changés le commerçant doit  aussi changer le prix affiché  et sinon, on considère  qu’il y a « arnaque ou vol qualifié » et, comme on dit, la loi ne protège pas les ignorants et  qui acceptent le fait accompli sans se manifester. Nous citerons le cas par exemple de ce Monsieur qui  nous  a informé  à travers un réseau social , s’être rendu, le mardi matin, 8 juin courant  au niveau  d’un  grand magasin  où il y avait foule raconte-t-il  .Il voulait faire quelques achats, quand il s’est  présenté devant le stand de la viande fraîche, tout en commençant par regarder les prix affichés et là, il se retrouve  face à  des prix très compétitifs qu'on ne trouve pas ailleurs apparemment. Ainsi, les escalopes sont affichées á 399,00da/kg et le foie de veau á 1800,00da/kg. Curiosité oblige, en demandant le prix pour en être sûr, le vendeur change le cap des prix  et les  escalopes de poulet  sont á 950,00 Da/kg, tandis que pour le foie, son prix a grimpé sur la balance digitale á 3000,00da/kg. C’est très clair pour l’acheteur : le  prix payé à la caisse n’est pas conforme au prix affiché  ainsi ce consommateur, notre Monsieur en question sait, en bon père de famille habitué à faire des courses que même dans les boucheries, les plus chères de la ville, ne feraient pas pareille  « manœuvre » qui  serait vite découverte  et décriée haut  pour mettre le holà à une telle pratique. Dans son cas d’espèce, ce ne sont pas là des allégations fallacieuses ou des dénonciations  calomnies  pour nuire à qui que ce soit mais, ce sont des constats confirmés par bon nombre de citoyens. En marge de ces constats, entre autres, des voix se sont élevées  pour dénoncer  également une différence notable de prix sur les produits entre ceux du grand magasin, et  le petit pourtant qui ont  le même propriétaire  et alors, là aussi, le consommateur est en droit de se poser des questions. Qui est coupable, le patron ? Le gérant ? En changeant de lieu et de commerce, faire  un simple tour aux marchés couverts des villes d’Algérie  risquerait  de provoquer chez certaines personnes sensibles  une crise pouvant être fatale alors que le mois sacré de ramadan est déjà là depuis près d’une semaine, la mercuriale au niveau de ce marché est déjà à la hausse et on se croirait  dans un autre pays usant d’une autre monnaie  autre que  le dinar algérien. Les cerises et les raisins cédées à 2500 DA/Kg, la poire à 2800 DA/Kg alors que les figues précoces à 500DA/Kg et les pêches à 480DA/Kg contre 200DA/Kg à l’extérieur, côté fruits. Les légumes n’échappent pas à cette anarchie avec des oignons 3 fois plus chers qu’à l’extérieur et la pomme de terre à 50% plus chère, des concombres au prix des abricots, à 100,00DA le kilo. Ne parlons pas de la pagaille qui règne dans cet endroit ni de l’insalubrité en pareille période car c’est une autre paire de manches. Pour revenir au sujet  principal certains estiment que ce  constat est valable pour toute l'année et pas seulement durant le mois le Ramadan car, en matière de prix, le citoyen est complètement  abasourdi par ce qu’il qualifie de « profitage » en Algérie. Pratiquement, tout le monde  sait qu’il existe  un organisme de l’Etat qui est chargé du contrôle et de la régulation du commerce, en l’occurrence la Direction de la Concurrence et des prix par contre l’on sait aussi qu’il y a des lois sur la Protection du consommateur  mais  en revanche ,parmi les dizaines de milliers d’associations qui existent dans le paysage de la société civile, pas une seule  « association de la défense des droits des consommateurs » n’ existerait  et le citoyen  en vient à se demander pourquoi ce vide et à qui profite-t-il ? D’aucuns pensent que les services d’inspection et de contrôle des DCP sont instamment interpellés à  sévir là où il faut, à l’encontre de ceux qui portent atteinte aux bonnes règles  de la pratique commerciale en ayant un regard aussi sur la qualité des produits en vente. Toutefois, en excluant le comportement «  Ramadanesque » des citoyens enclins à dépenser plus que d’habitude, la saison estivale, elle aussi, est une période favorable au « profitage » qui  connait des désagréments pour la bourse des consommateurs  et souvent pour leur santé aussi. Et si les DCP mettraient un « Numéro vert » pour les consommateurs, elle serait bien informée  pas mal  de malversations dans les pratiques commerciales qui se font au détriment des droits basiques du simple consommateur. Reste que les interventions inopinées de brigades de contrôle du prix et de la qualité, associées aux services de l’hygiène seront les bienvenues, là où il faut et quand il faut, à condition que leurs actions seront exécutées sans complaisance dans le strict respect de  l’esprit des lois et  règlements, en vigueur. Il faudrait peut-être aux DCP un planning d’actions et le  renforcer des moyens humains et matériels pour pouvoir agir dans la constance dans des villes qui compte plus de 100.000 habitants et des milliers de commerces   

Younes
Dimanche 12 Juin 2016 - 15:31
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ACTUALITÉ
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