REFLEXION

COMME SI MOSTAGANEM MANQUAIT DE CHAHIDS ET D’HOMMES ILLUSTES!?: Des cités et des rues sans nom



COMME SI MOSTAGANEM MANQUAIT DE CHAHIDS ET D’HOMMES ILLUSTES!?: Des cités et des rues sans nom
Pour faire face à la demande sans cesse croissante en matière de logement, le gouvernement a pris les mesures nécessaires en inscrivant dans les différents projets un nombre considérable de logements de différente sorte, adaptés aux besoins des citoyens et à leurs revenus. A travers le territoire national des logements poussent sans cesse et à un rythme accéléré. Des constructions individuelles sont érigées formant le tissu urbain. Des cités entières ont été construites ou sont en voie d’achèvement alors que d’autres sont encore à l’état de projets. Les villes et les villages se sont agrandis. Leur élargissement s’est multiplié par trois voire par cinq en certains endroits, là où l’espace le permettait. La ville de Mostaganem, tout comme à travers l’ensemble des wilayas du territoire national, a pris des proportions gigantesques en s’élargissant de tous les cotés, plus particulièrement le long du littoral aussi bien à l’ouest qu’à l’est . Les mostaganémois encore vivants ne reconnaissent plus leur ville, qu’ils n’ont pas eu le temps de voir se transformer de part et d’autre de 1962 à ce jour. Quand il leur arrive de se rendre dans les nouveaux quartiers, appelés aujourd’hui cités, ils n’en reviennent pas. Il leur arrive même d’être désorientés ou de se perdre dans le labyrinthe des rues qui se croisent sans fin. Certains quartiers se sont transformés et d’autres ont particulièrement disparu, laissant la place à de nouvelles bâtisses. L’ancienne ville de type colonial avec son architecture particulière reste le seul témoin d’un passé déjà lointain, mais qui rappelle une époque et une certaine vie. Un autre type de constructions jouxtant la ville européenne, rappelle, lui aussi, un autre passé. Il s’agit des quartiers arabes comme « Tobana » ou « Tigditt » avec leurs maisons basses aux petites fenêtres et ruelles étroites. Dans leurs quartiers le citoyen ne se perd pas parce qu’il connait toutes les rues et même les habitations. Là où il se perd forcément c’est dans les nouvelles cités. A l’exception de quelques anciennes cités qui portent des noms comme celles de l’ALN (800 logements) du 5 juillet 1962, les autres sont désignées par le nombre de logements qui les composent conformément aux différents projets et programmes. Ainsi nous avons les cités des 300, 200, 168, 600, 548 logements etc… Un étranger à la ville ne s’y retrouverait pas parce qu’aucun nom ne les désigne comme par exemple les cités « Hamou Boutlélis » ou « Djebli Mohamed » pour ne citer que ces deux là. Dans ces nouvelles cités les rues non plus ne portent pas de nom. Il faut marcher au hasard et demander sans cesse de l’aide pour s’y retrouver. Encore faudrait-il tomber sur une personne habitant le quartier et qui connait bien les lieux, sinon il faut tourner en rond. Cependant ce ne sont pas les noms de chahids ou d’hommes illustres qui manquent. De nos jours, et après quarante huit ans d’indépendance, les citoyens ne sont pas arrivés à se défaire des noms de quartiers et des rues laissés par l’occupant. La sensibilisation aurait dû être faite en son temps pour éviter aux générations montantes de copier leurs aînés. C’est une question d’identité et de culture avant tout. Un autre problème mérite d’être soulevé, celui du plan de la ville qui est quasi inexistant. Il en est de même pour les panneaux indicateurs qui font défaut au niveau des nouvelles cités. On ne sait pas où commence ni où finit une cité. Ailleurs, au niveau de n’importe quel quartier, il existe un plan délimitant le territoire de celui-ci avec les noms des rues. Un étranger s’y retrouverait facilement à condition qu’il sache lire. L’autre exemple c’est celui de la cité administrative nouvellement implantée à la Salamandre. Il faut faire le tour des édifices avant de trouver l’administration que l’on cherche. Aucun panneau n’indique la direction de telle ou telle administration. Il faut marcher et sans cesse se renseigner, ce qui entraine une perte de temps considérable. Il arrive parfois que même les habitants ne sont pas mieux renseignés. Mostaganem n’est pas un douar où tous ses habitants se connaissent.

M. Bentahar
Dimanche 21 Novembre 2010 - 22:01
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MOSTAGANEM
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