REFLEXION

CNAS MOSTAGANEM : Le calvaire quotidien des malades chroniques

Les mesures imposées par le contrôle médical de la CNAS aux malades chroniques semblent les fatiguer davantage et les léser selon les déclarations de certains. Ils sollicitent un allègement, et surtout la levée de certaines contraintes pour l'approvisionnement en médicaments nécessaires au traitement de leurs maladies censées être traitées à vie.



La bureaucratie semble ancrée au sein de la caisse nationale et de ses multiples agences qui se trouvent au niveau de la wilaya de Mostaganem. Un préjudice énorme que doivent supporter quotidiennement et inlassablement les malades chroniques qui souffrent de certaines contraintes bureaucratiques, dont l’approvisionnement en médicaments qui  demeure, l’un des principaux problèmes que dénonce cette catégorie sensible. Ces  malheureux ont toutes les peines du monde à se ravitailler en produits thérapeutiques d'une nécessité absolue pour leur traitement, parfois à vie. Souvent, ces malades restent  la plupart du temps soumis à des mesures de contrôle médical  et des mises à jour de la carte des soins (Chifa ),  exigeant toute une panoplie de pièces justifiant la prise de médicaments . Rencontrée au sein d'une agence de la CNAS, Mme H.K, âgée de 68 ans, retraitée de l’éducation nationale en qualité de femme de ménage au sein d'une école primaire, respirant si mal et presque étourdie, attend depuis déjà deux longues heures son tour de passage au contrôle médical. Elle déclare qu'elle est asthmatique depuis son jeune âge ,mais malheureusement, l’utilisation des flacons d'aérosols ( connues communément sous le nom de pompes) pour la soulager de ses crises d'asthme devenues plus fréquentes avec l'âge et les conditions climatiques très défavorables, est soumise à de sévères contrôles médicaux . A chaque approvisionnement, la pharmacienne lui demande d'aller viser ses ordonnances à la CNAS, et en plus, les agents lui demandent également de présenter un bilan radiologique et sanguin. Ces tracasseries bureaucratiques ont fini par lui faire si mal, qu’elle ne parvient plus à les satisfaire selon ses déclarations. Il lui arrive de temps à autre de se priver de son médicament ,faute de moyens financiers et surtout de crainte de subir toute la fatigue ressentie après le parcours du combattant exigé par la CNAS ,et qu'elle ne peut plus assumer . Khalti Keltoum n'est pas la seule à souffrir de ces mesures si lourdes à effectuer, ils sont des centaines à les endurer presque quotidiennement et les sensibles restent les malades qui présentent des troubles mentaux et qui demeurent également une menace pour le reste des assurés présents au sein de la caisse pour d'autres besoins. Beaucoup de malades chroniques espèrent  un allègement de ces pratiques qui les lèsent et les lassent et poussent certains à abandonner tout traitement  en face de cette bureaucratie si "maladive".

L.AMMAR
Vendredi 8 Novembre 2013 - 22:00
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MOSTAGANEM
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