REFLEXION

CIMENTERIE DE BENI SAF (AIN TEMOUCHENT):Entre nocivités ‘’écologiques’’ et solutions temporaires

La cimenterie de Beni Saf, dans la wilaya d’Ain Temouchent, est confrontée à un dilemme : satisfaire les exigences écologiques et développer davantage sa production au grand dam de tant de riverains que d'associations versées dans la protection de l'environnement.



"Acculée" par le mouvement associatif et les riverains, la Société des ciments de Beni Saf (SCIBS) doit prendre des mesures "concrètes" pour le règlement définitif de ce problème de pollution, avait indiqué ses responsables il y a quelques mois. Pour le mouvement associatif, les émanations poussiéreuses de l'usine sont "très néfastes" pour la santé des riverains notamment, comme l'avait souligné l’association "Main verte" de protection de l'environnement. Une enquête effectuée par cette association a révélé, selon elle, que la cimenterie a été à l’origine de l’abandon, par leurs propriétaires, de terres agricoles avoisinantes, outre la découverte d’oiseaux morts et de déchets solides des deux côtés de la cimenterie. Un "dossier complet" a été transmis à la direction de l’environnement pour intervention, a-t-elle ajouté. Des riverains ont mis l’accent, pour leur part, sur ces "nuisances", appelant les gestionnaires de l’usine à prendre en charge ces problèmes écologiques. A cet effet, il a été prévu l'installation du filtre à manche à la Cimenterie Beni Saf (SCIBS). "L’attribution provisoire du projet d'installation de ce filtre au niveau de la cheminée de l'usine, équipement acquis pour un montant de 2,8 millions d'euros, avait été arrêtée, avait indiqué, à l'APS, un responsable à la SCIBS. Cette opération, tant attendue par les habitants de la cité côtière, nécessite un délai de neuf mois, avant les essais d’usage et sa mise en marche, a-t-il expliqué soulignant que des travaux de génie civil sont également nécessaires, préalablement, à l’installation du filtre à manche. Tout en qualifiant cette opération d'attribution de "bonne nouvelle", le responsable de la SCIBS avait affirmé que "dès la mise en marche définitive de cet équipement, tous les problèmes environnementaux seront réglés". Les normes algériennes en matière d’émanation de poussière des cimenteries sont fixées à 50 milligrammes/normal mètre cube ou 50 mg/NM3, a rappelé, pour sa part, un technicien à la SCIBS, signalant que la cheminée de l’usine rejette, actuellement, 40 mg/NM3. "Avec le nouveau filtre à manche, on aura 10 mg/NM3, conformément aux normes européennes", a-t-il déclaré.  Dans ce cadre, deux grandes étapes ont été élaborées, à savoir la mise en place de pas moins de 39 filtres à manche pour les poussières de ciment, soit un investissement de 702,642 millions DA  entre 2009 et 2011 et la modification des deux électrofiltres existants en filtres à manche pour le dépoussiérage de la ligne de production.  Neuf (09) filtres à manche ont été installés au niveau du stockage et extraction du clinker, 22 autres au niveau de l’expédition, cinq (05) pour le broyeur ciment, un au niveau de l’échantillonnage, un pour le refroidisseur avec opacimètre (four) et un dernier pour le broyeur cru et four avec opacimètre, a-t-on indiqué. Il est à signaler que la cimenterie de la SCIBS, société par actions au capital de 1,8 milliard DA emploie actuellement 200 travailleurs. Le Groupe industriel des ciments d’Algérie (GICA) en détient 65 % des actions.

M.H
Vendredi 12 Août 2016 - 16:28
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