REFLEXION

CHUTE DES COURS DU PETROLE : Les réserves de change diminuent en Algérie

La chute des cours du pétrole n’en finit plus d’affecter l’Algérie. L’année 2015 commence mal avec une baisse de 10 milliards de dollars des réserves de change. Dans ce contexte le site Afrique inside, a consacré la une de son journal à l’analyse de l'impact de la chute des prix du pétrole sur l’économie algérienne.



L’Algérie débute l’année de façon radicale avec les avertissements de la Banque centrale qui met en garde contre la détérioration des capacités financières du pays. Selon Mohamed Laksaci, il y a de très grosses inquiétudes concernant le fait que l’Algérie soit réellement en mesure de supporter la dégradation conséquente de l’économie. D’après lui le choc pétrolier actuel va avoir de très grosses conséquences sur la balance des paiements et sur le déficit qui devrait se creuser. Outre cette question d’équilibre entre les exportations et les importations, la problématique qui a été soulevée concerne les marges de manœuvre du Gouvernement qui sont très faibles. Le budget avait été calculé l’an dernier sur un prix du baril deux fois plus élevé. Selon plusieurs spécialistes, la décision par le Premier ministre de geler les embauches dans le secteur public ne devrait pas avoir de conséquences très importantes puisque le déficit s’accroit plus rapidement que prévu. Ce n’est pas la première fois que la Banque d’Algérie tire la sonnette d’alarme, puisque déjà en août dernier elle avait prévenu que si rien n’était fait en terme budgétaire ou de réformes, le pays risquait de se diriger vers une situation compliquée, d’autant que le déficit au premier semestre avait déjà fait son apparition. La question du déséquilibre croissant entre importation et exportation est aujourd’hui un sujet majeur. Si jusque là, la hausse de l’importation des produits manufacturés était compensée par l’exportation d’hydrocarbures, la situation s’est complètement inversée. La baisse des réserves de change qui s’élève à plus de 10 milliards de dollars est venue rappeler à l’Algérie que malgré un matelas confortable de 185 milliards à la fin du troisième semestre, la situation peut très vite se dégrader. Si la crise pétrolière se prolonge, les conséquences pourraient être désastreuses. Certains anticipent déjà une chute de la croissance pour l’année à venir, qui ne sera pas sans conséquences au niveau social. En effet, il faut au minimum un taux de croissance compris entre 6 et 7% pour que le marché du travail absorbe les jeunes sortants du système scolaire, hors les prévisions optimistes étaient en début d’année à 4,7% pour 2015. Dans les faits il est d’ailleurs probable que le taux de croissance se situe en dessous des 4%. La question qui se pose désormais pour le Gouvernement algérien est de savoir jusqu’à quand la crise pétrolière va durer. Selon les spécialistes du secteur, l’ensemble de l’année devrait être marquée par des prix aux alentours de 50 dollars et la remontée pourrait avoir lieu après le premier trimestre, dans des proportions toutefois relativement faibles. Abdelmalek Sellal va devoir, si la situation persiste, envisager la diversification économique avec plus d’insistance et mettre en place des réformes choc pour que la stabilité économique et financière du pays ne soit pas de l’ordre du passé.

 

Ismain
Samedi 17 Janvier 2015 - 18:44
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ACTUALITÉ
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