REFLEXION

CHU DE TLEMCEN : Les urgences s’étouffent

Malgré, les travaux d’extension réalisés depuis peu de temps au niveau du service des urgences du centre hospitalo-universitaire Tidjani Damerdji de Tlemcen, les lieux s’avèrent trop exigus pour accueillir tout ce monde qui s’y rend quotidiennement.



CHU DE TLEMCEN : Les urgences s’étouffent
En effet, et particulièrement depuis le début du mois de ramadhan, un désordre insupportable est enregistré au niveau du service des urgences, causé par les dizaines de personnes venant pour divers soins accompagnées pour la plupart par tous les membres de la famille, grands et petits sans pour autant qu’ils soient bloqués à l’entrée du service. Ceci entrave, désormais le bon fonctionnement des prestations et se répercute sur la bonne prise en charge des malades les plus prioritaires. Les cas les plus graves, sont les gens accidentés qui arrivent accompagnés par des policiers ou des gendarmes, et sont déposés dans les couloirs des urgences, pour n’être pris en charge qu’après un long moment. Ceci a pour cause, le désordre provoqué par les familles qui arrivent parfois avec un malade qui ne présente qu’un simple malaise, et à leur arrivée font beaucoup de chahut pour passer très vite chez le médecin. Les médecins et infirmiers, ne pouvant être au four et au moulin et en même temps se trouvent confrontés à des situations complexes d’où les conflits avec les parents des malades. Les agents de sécurité, qui sont là pour faire régner l’ordre sur les lieux sont dépassés et non concernés par les troubles et qui nuisent à la bonne marche de ce service très sensible et à la santé des malades. Malgré les efforts consentis, par l’équipe médico-chirurgicale sur place, travaillant sans grands moyens, le problème de prise en charge des malades demeure un véritable calvaire pour eux. Une toute petite salle d’attente archicomble, a tout moment, une chaine interminable devant l’unique service d’imagerie, une autre chaine devant l’unique cabinet de consultation, une énième chaine devant l’unique salle de soin, tout ceci crée un déséquilibre fonctionnel de l’établissement et crée par ricochet une panique pour les parents des malades particulièrement ceux qui saignent, or sang signifie danger pour eux. Tlemcen n’est plus la petite ville d’antan, sa population augmente et les moyens de prise en charge doivent changer pour une meilleure prise en charge des citoyens. Dans le même service des urgences, du coté de la réanimation, les choses fonctionnent parfaitement bien, du fait des efforts partagés entre les médecins, les infirmiers et surtout les agents de sécurité, qui veillent sur l’ordre et le calme au sein de l’établissement, contrairement au service des urgences. Là, tout le monde est satisfait.

Omar Tefili
Mercredi 10 Août 2011 - 09:39
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