REFLEXION

CHRONOLOGIE DE L'ALGERIE (1962-2014) : Les grandes dates de l'Algérie depuis l'indépendance



5 juillet 1962 : indépendance de l’Algérie.
1963 : Ahmed Ben Bella est élu président. Instauration d'un régime à parti unique (FLN).
19 juin 1965 : Ben Bella est renversé par Houri Boumediene.
1971 : nationalisation des hydrocarbures. Boumediene, lance le pays dans l'industrie lourde et oriente la politique extérieure dans le sens du non-alignement.
1978 : mort du président Boumediene.
1979 : le colonel Chadli Bendjedid lui succède.
1980 : émeutes en Kabylie (printemps berbère).
1988 : manifestations de jeunes à travers tout le pays. Le président Chadli appelle l'armée pour rétablir l'ordre. La répression des émeutes fait près de 500 morts.
Février 1989 : nouvelle constitution, libéralisation du régime et instauration du multipartisme.
Septembre 1989 : légalisation du Front Islamique du Salut, créé en mars 1989 et dirigé par Abassi Madani et Ali Belhadj.
Juin 1990 : avec 54% des voix, le FIS remporte les élections locales.
1991 : le FIS appelle à une grève illimitée pour exiger une élection présidentielle anticipée. Affrontements entre islamistes et forces de l'ordre. Proclamation de l'état de siège. Arrestation des dirigeants du FIS.
26 décembre 1991 : le FIS remporte le premier tour des élections législatives (47,5% des suffrages).  
Janvier 1992 : Chadli est poussé à démissionner et le second tour des élections  est annulé. Création d'un Haut Comité d'Etat (HCE) sous la présidence de Mohamed Boudiaf, un des artisans de l'indépendance, rappelé d'exil.
Février  1992: instauration de l'état d'urgence.
Mars 1992: dissolution du FIS.
Juin 1992: assassinat de Mohamed Boudiaf. Début de l'escalade de la violence.
Juillet 1992 : Liamine Zeroual remplace le général Khaled Nezzar à la Défense.
Août 1993 : assassinat de Kasdi Merbah, ancien Premier ministre et ex-chef de la Sécurité militaire et apparition du sigle GIA, Groupes islamiques armés, composé d'anciens volontaires formés à la guérilla en Afghanistan qui va progressivement privilégier un terrorisme médiatique. 
Janvier 1994 : le général Liamine Zeroual est nommé chef de l'Etat par le HCE.
Septembre1994: échec du dialogue entamé par le pouvoir avec le FIS. Mise en résidence surveillée des dirigeants du FIS, Abassi Madani et Ali Belhadj.
Novembre 1992 : colloque pour l'Algérie organisé à Rome par la communauté catholique de Sant' Egidio. Désapprouvé par le gouvernement, il réunit la plupart des partis d'opposition (FIS, FLN, FFS, MDA, PT, Ennahda et maître Ali Yahia Abdenour, président de la Ligue algérienne des droits de l'Homme).
Décembre 1992: prise d'otages dans un Airbus d'Air France sur l'aéroport d'Alger. Les agents du GIGN libèreront l'appareil sur l'aéroport de Marseille-Marignane. Les quatre terroristes seront tués. 
13 janvier 1995 : signature d'un "Contrat National " destiné à mettre un terme aux violences, par les principales forces de l'opposition réunies par la Communauté de Sant'Egidio de Rome. Le pouvoir rejette ce texte.
30 janvier  1995: un attentat à la bombe devant le commissariat central d'Alger fait 42 morts et près de 300 blessés. Il est revendiqué par le GIA.
25 juillet 1995 : attentat revendiqué par les GIA dans le RER parisien. 7 personnes sont tuées et plus de 80 blessées.
 22 octobre 1995: le président Zeroual annule la rencontre prévue avec Jacques Chirac au siège des Nations unies à New York après les vives critiques émises en France contre cette réunion.
16 novembre 1995 : élection présidentielle. Liamine Zeroual remporte 61% des voix. Le taux de participation est élevé (75,6% des voix), malgré l'appel au boycott des partis de l'opposition signataires des accords de Rome.  
17 janvier 1996 : Abdelhamid Mehri est évincé de son poste de secrétaire général du FLN. La nouvelle direction du Front rompt avec les partis qui avaient signé à Rome un appel à la paix.
Mai 1996 : sept moines français enlevés en mars dans leur monastère de Tibéhirine par les GIA de Djamel Zitouni sont retrouvés égorgés.
Juillet 1996 : Djamel Zitouni est assassiné. Antar Zouabri lui succède à la tête des GIA.
28 novembre 1996 : référendum constitutionnel, qui donne les coudées franches au président Zeroual.  
Janvier  1997 : série de massacres dans la Mitidja, qui font environ 450 victimes.
5 juin : élections législatives largement remportées par le nouveau parti présidentiel, le Rassemblement national démocratique (RND).
15 juillet : libération conditionnelle du dirigeant du FIS Abassi Madani après six ans  de détention.
Eté 1997 : recrudescence des massacres, principalement dans les environs d'Alger, qui font plus de 1200 victimes.
21 septembre 1997 : l'Armée islamique du Salut, bras armé du FIS, appelle à cesser les combats à partir du 1er octobre.
25 décembre 1997 : élections au suffrage indirect du Conseil de la Nation, chambre haute du Parlement. Le parti présidentiel remporte 80 des 96 sièges.
Décembre 1997-Janvier 1998 : après une relative baisse d'intensité pendant l'automne, les massacres reprennent quelques jours avant le début du ramadan, faisant plus de mille victimes. Les violences se déplacent notamment vers l'ouest algérien. 
25 juin 1998 : le chanteur kabyle Lounes Matoub, victime d'une embuscade, est assassiné près de Tizi Ouzou. Les émeutes qui se produisent en Kabylie les jours suivants prennent un caractère anti-gouvernemental.
11 septembre 1998 : le président Zeroual décide d'abréger son mandat et annonce une élection présidentielle anticipée.
Novembre 1998 : une scission au sein des GIA donne naissance au Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC), dirigé par Hassan Hattab.  
Janvier 1999 : début de la campagne présidentielle pour l'élection du 15 avril. 7 candidats sont en lice.
14 avril 1999: retrait de six des sept candidats pour protester contre des tentatives de fraude.
15 avril 1999: élection d'Abdelaziz Bouteflika,  élu président de l’Algérie avec 73,8% des suffrages exprimés par 60% des inscrits.
Juin 1999 : l'Armée islamique du Salut (AIS), bras armé du FIS, confirme officiellement l'abandon de la lutte armée annoncé en 1997, et se place sous l'autorité de l'Etat.
Juillet 1999: le président Bouteflika annonce une loi sur "la concorde civile": une amnistie pour les islamistes qui n'auraient pas commis de crime de sang.
Septembre 1999: la loi sur la "concorde civile est adoptée par référendum avec 98,6% de "oui".
Novembre 1999: Abdelkader Hachani, un des dirigeants du FIS, est assassiné à Alger. 
Juillet 2000 : la recrudescence de la violence fait 300 victimes en un mois; depuis la fin de l'application de la loi sur la concorde civile, le 13 janvier, plus de 1000 personnes ont été tuées.
Décembre 2000 : une série d'affrontements entre groupes islamistes et forces armées font une cinquantaine de morts dans les rangs de ces derniers au début du mois.
Avril 2001: des émeutes violemment réprimées font une soixantaine de morts en Kabylie et environ 1 300 blessés. Trois plaintes pour torture sont déposées en France contre le général Khaled Nezzar, venu à Paris faire la promotion de son livre.
Mai 2001 : extension des manifestations en Kabylie, puis à Alger, où, le 31mai 2001, entre 100 000 et 200 000 personnes manifestent à l'appel du Front des forces socialistes (FFS).
14 Juin 2001: la manifestation la plus importante jamais organisée à Alger tourne à l'émeute, faisant 4 morts. Quelques jours plus tard, le gouvernement interdit les marches.
8 Janvier2002 : Antar Zouabri, chef des GIA, est abattu par l'armée dans la Mitidja.
12 Mars 2002: le président Bouteflika annonce que le tamazight, la langue berbère, va être inscrit dans la constitution comme "langue nationale".
5 Août 2002: le président  Bouteflika  gracie les détenus condamnés à la suite des émeutes qui ont touché la Kabylie.
Janvier 2003 : une brusque flambée de violence fait plus de 90 morts en 4 jours, en majorité des membres des forces de sécurité.
27 février : l'organisation Human Rights Watch dénonce, le nombre record de disparus, 20 mars 2002 : plébiscité comme secrétaire général du Front de Libération Nationale lors de son congrès, le premier ministre Ali Benflis impose sa ligne à l'ex-parti unique.
5 mai : Abdelaziz Bouteflika limoge son premier ministre, qui deux mois plus tard, annonce sa candidature à la présidentielle de 2004.
21 mai 2002: un séisme dont l'épicentre se trouve dans la région de Boumerdès  fait plus de 2200 morts.
2 juillet 2002: les deux dirigeants du Front Islamique du Salut (dissous), Abassi Madani et Ali Belhadj, condamnés en 1992 à 12 ans de prison sont libérés. Ali Belhadj sera à nouveau interpellé en juillet 2005 pour apologie du terrorisme.  
8 avril2004  : Abdelaziz Bouteflika est réélu président de la République avec 85% des suffrages.
3 août 2004 : démission du général Mohamed Lamari, chef d'état-major de l'armée algérienne.  
14 août 2005 : Abdelaziz Bouteflika annonce la tenue d'un référendum sur un "projet de charte pour la paix et la réconciliation nationale". Le projet prévoit l'extinction des poursuites judiciaires pour les islamistes armés "qui ont déjà mis fin à leurs activités armées et se sont rendus aux autorités" pour autant qu'ils ne soient pas impliqués dans des massacres collectifs, des viols ou des attentats.
29 septembre 2005: référendum sur la réconciliation nationale. Malgré l'appel au boycott de l'opposition, les Algériens disent "oui" à 97%. Le bilan de 13 ans de violences est de 150.000 morts et des milliers de disparus.
26 novembre 2005 : le président Bouteflika est hospitalisé au Val de grâce (Paris) à la suite d'un "ulcère à l'estomac".
Février 2006 : dans le cadre de l'opération paix et réconciliation, Alger accorde un délai de six mois supplémentaires aux islamistes armés pour déposer leurs armes. Les autorités annoncent la libération de 2 000 personnes détenues pour terrorisme, dont Ali Belhadj, l'ancien numéro 2 du FIS.
31 août  2006: expiration du délai de grâce offert aux groupes armés pour bénéficier de l'amnistie. Selon le ministère de l'intérieur, " entre 250 et 300 terroristes " se sont rendus aux autorités. Le Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) rejette l'amnistie.
17 septembre  2006 : après quatorze ans d'exil en Allemagne, le représentant du Front islamique du Salut à l'étranger, Rabah Kebir, rentre en Algérie, à la faveur de la charte sur la paix et la réconciliation nationale. 
11 avril 2007 : Regain des attentats terroristes et des attaques menés par le GSPC, rebaptisé Al-Qaida au pays du Maghreb islamique ,  30 personnes sont tuées par deux attentats à la voiture piégée, visant le siège du gouvernement à Alger.
17 mai 2007 : élections législatives. Les trois partis de l'Alliance présidentielle soutenant le président Bouteflika conservent la majorité absolue.
22 septembre  2007: reddition d'Hassan Hattab, fondateur du GSPC.
11 décembre2007 : un double attentat-suicide revendiqué par Al-Qaïda au Maghreb islamique vise des bureaux des Nations unies et le siège du Conseil constitutionnel. Le bilan officiel est de 34 morts, dont 17 employés de l'ONU.
29 octobre2008 : après des mois de rumeurs, Abdelaziz Bouteflika annonce la révision de la Constitution qui lui interdit de briguer un troisième mandat. 
9 avril 2009 : élection présidentielle. Abdelaziz Bouteflika l'emporte avec 90,24% des voix.
3 août 2009 : de violents affrontements opposent des commerçants chinois à des Algériens dans la banlieue est d'Alger.
Novembre 2009: tension entre Alger et le Caire après des incidents en marge d'un match de football en Egypte pour la qualification pour le Mondial 2010. 
Février 2010 : Le colonel Ali Tounsi, patron de la police nationale, est tué par un adjoint qu'il venait de suspendre pour malversation.
Avril 2010: neuf ans après une série d'exactions contre des femmes par des islamistes, les violences reprennent dans la ville pétrolière d'Hassi Messaoud.
Novembre2010 : Un proche d'Abdelmalek Droukdel, le chef d'Al-Qaeda au Maghreb islamique (Aqmi), est tué par les forces de sécurité à une cinquantaine de kilomètres à l'est d'Alger.  
Janvier 2011: les émeutes qui éclatent dans le pays pour protester contre la hausse des prix alimentaires et le chômage font 5 morts. Le gouvernement décide de subventionner les produits de base.
Février 2001 : le gouvernement décide de lever l'état d'urgence en vigueur depuis 1992.
Avril 2011: Abdelaziz Bouteflika annonce des réformes législatives, un amendement de la constitution et une nouvelle loi sur la presse.
Aout 2011 : un attentat fait 18 morts à l'académie de Cherchell, il est revendiqué par Aqmi, qui accuse l'Algérie de soutenir le régime libyen de Kadhafi.
Septembre 2011 : le gouvernement algérien met un terme au monopole de l'Etat sur l'audiovisuel. 
Mars 2012 : trois partis islamistes concluent une alliance en vue des législatives, les Mouvements de la société pour la paix (MSP), El Islah et Ennahda.
Janvier 2013: l'attaque et la prise d'otage par des membres d'Aqmi du site gazier d'In Amenas se solde par la mort de 40 employés de dix nationalités et 29 assaillants.
Avril 2013: Abdelaziz Bouteflika est victime d'un AVC. Il est hospitalisé en France .
Janvier 2014 : Des violences communautaires, commencées en décembre, secouent la ville de Ghardaïa
Mars 2014: à 45 jours de la présidentielle, le président Bouteflika annonce à la télévision sa candidature à un 4e mandat.
17Avril 2014: élection présidentielle. Le Président sortant brigue un quatrième mandat avec 81,53% des voix, contre 12,18% pour son adversaire, Ali Benflis.

Riad
Lundi 21 Avril 2014 - 10:27
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