REFLEXION

CHLEF : Ouverture anarchique d’écoles informelles

La dispense frauduleuse et illégale des cours, parallèlement à l’école publique, est qualifiée au même titre que la contrebande du carburant et des produits prohibés. Les commanditaires sans aucun doute sont les enseignants syndicalisés qui détiennent le savoir surtout pour les élèves des classes d'examen dans tous les paliers de l'enseignement, est si porteur qu'on assiste à la reconversion d’appartements, garages, caves, et autres boutiques de prêt-à-porter en salles de cours consacrées à cette activité très lucrative.



CHLEF : Ouverture anarchique d’écoles informelles
A Chlef, pas un quartier n'échappe au phénomène d'ouverture anarchique d'écoles informelles. Des lieux et des endroits favorables et aptes à l'exercice de toutes les activités à l'exception de ces fameux “cours parallèles” poussent, dans l'ombre du système classique, comme des champignons. Aucune filière et aucun palier ne sont épargnés par cette anarchie qui tend ses tentacules telle une hydre asphyxiant les fondations même du système éducatif. Aujourd'hui, on assiste au développement de véritables quartiers spécialisés dans ce négoce au même titre que le fameux Souk Ennessa, pour les effets vestimentaires. Un compartiment de la cité qui nous renvoie au système des corporations du Moyen âge. Pour notre cas, on a en prime un véritable système de propagande au profit de tel ou tel prof conditionné par les forces occultes. Tout cela au moment où les promoteurs de création d'écoles privées, à travers le pays, sont soumis aux conditions les plus draconiennes. C'est un véritable chaos qui risque d'emporter et à jamais la crédibilité de l'école publique. Entre-temps, les dépenses des parents d'élèves sont trop lourdes pour leurs bourses. Sur ce marché spéculatif du savoir, entretenu grâce au silence des autorités, la mercuriale est actualisée à l'évolution de l'indice des prix. Pour deux séances hebdomadaires, un élève du cycle primaire paie 4.000 DA par mois. Quant aux lycéens et collégiens, surtout ceux des classes d'examen (terminale et 4e année moyenne), les marchands du savoir adaptent leurs tarifs au… degré du désarroi des parents. Certains enseignants cotés sur ce marché facturent un mois de cours à 5.000 DA par enfant. En réalité, on est excédé par le silence coupable de toute la société et surtout les structures concernées, celles censées protéger l'école publique, l'élève et le citoyen. Maintes réclamations ont été adressées par des parents scandalisés aux autorités locales pour dénoncer la mainmise de la mafia du savoir sur toute la wilaya, depuis des années. Sachant qu'au moment ou des milliers  d'élèves issues des milieux défavorisés dans les  cycles moyen et secondaire n'ont pas trouvé de place pédagogique faute de surcharge dans les classes, les profs mercantilistes en activité  se permettent d'afficher leur adresse et leur numéro de téléphone pour élargir leur champ de captivité pour multiplier les chances de se faire beaucoup d'argent.

M. Mokhtari
Dimanche 20 Octobre 2013 - 22:00
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