REFLEXION

CHLEF : Les établissements de santé submergés le 1er jour de l’Aïd



Les différents établissements sanitaires ont connu, durant le premier jour de l’Aïd El-Adha, une effervescence toute particulière. Et pour cause, plusieurs accidents domestiques ont été enregistrés, accidents dus, notamment, à la mauvaise manipulation des couteaux pour égorger ou découper le mouton de l’Aïd. Pour le personnel du service des urgences médicales, cela est devenu une habitude que d’être envahi, par des citoyens qui viennent consulter pour des blessures plus ou moins graves. En effet, c’est là un scénario qui se reproduit chaque année. Des centaines de malades se ruent vers le service pour des consultations. Une pression qui s’impose pour le personnel médical et paramédical, eu égard aux nombreux accidents dénombrés. Ainsi, ceux qui se sont improvisés bouchers, en cette occasion, ont payé de leur imprudence, pour se retrouver dans les  salles des urgences médicales. La majorité des blessés admis présentaient des blessures aux mains pour n’avoir pas su égorger le mouton ou dépecer la carcasse. Pour ce premier jour de la fête du sacrifice, l’on a dénombré plus d’une centaine de blessés à travers les différentes localités de la wilaya, pris en charge pour des lésions plus ou moins graves. Il est vrai que, le jour du sacrifice, juste après avoir accompli la prière à la mosquée voisine, les citoyens, du moins les chefs de famille, se précipitent pour égorger le mouton. La plupart d’entre eux ont recours aux professionnels, généralement les bouchers  qui sillonnent les quartiers et profitant de cette aubaine, proposent leurs services contre rémunération. Mais parfois, pour certains citoyens, il est pratiquement impossible de dénicher un «égorgeur», d’où le recours à l’initiative propre. On sort alors les  couteaux et les haches, bien aiguisés la veille chez le rémouleur, et l’on attaque avec l’aide de ses enfants et des voisins du coin. Tout le monde retient son souffle pour cette première étape qui consiste à égorger la bête selon le rite musulman et qui se passe généralement sans grande difficulté. Pour la seconde phase, elle exige beaucoup d’attention et de savoir-faire où la peau doit être détachée avec précaution de la chair. Et c’est à ce moment que surviennent les accidents, avec ces scènes de sang qui gicle et des plaies parfois très profondes. Ne dit-on pas qu’à chacun son métier.   

M. Mokhtari
Samedi 19 Octobre 2013 - 22:00
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