REFLEXION

CHAMBRE DE L’AGRICULTURE DE MASCARA : Election du conseil interprofessionnel de la filière avicole

La chambre de l’agriculture de la wilaya de Mascara a organisé ce 30 juillet 2013, l’opération d’élection du conseil interprofessionnel. A cette opération ont participé les représentants des structures agricoles et les hommes de profession.



Au vu de la situation que vit le secteur avicole qui se trouve dominé par des personnes extras éleveurs qui dressent une barrière entre l’éleveur et les consommateurs, une nouvelle organisation est prévue dans cette filière se caractérisant par la création d’un conseil interprofessionnel, la définition fournie par la circulaire ministérielle fixant comme objectif, l’accroissement du niveau de sécurité alimentaire de notre pays qui doit se traduire par la définition  d’une politique de renouveau de l’économie agricole et rurale. Celle-ci est déclinée, disait la circulaire à travers l’identification de programmes prioritaires, ainsi que la mise en place des conditions techniques, technologiques et d’encadrement financier nécessaires à la mise en œuvre et au succès de cette politique. Ce progrès en matière technique, technologique et financier serait incomplet sans la valeur ajoutée « organisation ». Cette dimension revêt un caractère essentiel dans l’approche du développement de l’agriculture, souligné par la loi 08-16 du 3 Aout 2008 portant orientation agricole notamment, les articles de la section dédiée aux établissements et organismes interprofessionnels. La diversité et l’interdépendance des maillons qui forment la filière nécessitent une approche à la fois globale de la filière et spécifique en ce qui concerne les différents maillons. Les perspectives de développement de cette filière doivent se dessiner autour de discussions, de concertations et de propositions dans les espaces organisés où les intérêts de chaque maillon convergeront vers l’intérêt général de la filière.  Mais à chaque fois que le marché est pris entre les mains des spéculateurs qui font main basse sur la production agricole dans ces différentes filières, en particulier les viandes blanches qui sont très prisées durant ce mois de Ramadhan, les responsables du secteur se cachent derrière ce prétexte, l’année dernière à la même époque les responsables du secteur avicole avaient promis des merveilles en assurant que les prix de la viande blanche se stabiliseront dès que l’Etat supprimera la T.V.A et les prix de douanes sur les produits des volailles importés, cette année le prix de la volaille  varie entre 340 à 370,00DA/kg, nous voilà devant un  autre procédé qui est la création du conseil interprofessionnel. Les responsables disent que cette organisation interprofessionnelle qui regroupe l’ensemble des opérateurs économiques et institutionnels, constitue un espace de dialogue, de concertation et de propositions autour d’un objectif prioritaire et final, le développement de la filière notamment, l’organisation et la modernisation des différents segments, l’amélioration des savoirs et des savoir-faire de l’ensemble de la ressource humaine chargée de l’encadrement et de l’appui technique à la filière, l’insertion organisée dans l’approvisionnement des marchés en vue de leur régulation, l’amélioration de l’organisation de l’environnement comme l’approvisionnement en intrants, proximité avec la banque, les assurances, l’encadrement technique, l’amélioration des performances techniques et économiques des acteurs des différents maillons, la maitrise des coûts de production, rationalisation de l’utilisation des moyens et facteurs de production. Mais la base voit les choses autrement et trouve que ce n’est qu’un autre organe qui s’ajoute dans la hiérarchie mais qui ne peut servir à rien. Hadj Tahar un grand éleveur disait : ce qui se passe sur le terrain se fait sans l’avis des professionnels qui sont les vrais éleveurs et l’ensemble des opérateurs de la filière. Créer un organisme ou  une association ne pourront jamais régler le problème de régulation au niveau de nos marchés tant que le spéculateur agit en toute souveraineté dans le secteur. Au niveau du ministère de tutelle, il n’a jamais été question d’associer les fellahs ou les éleveurs de la base pour discuter un problème, et pourtant se sont eux les seuls et uniques partenaires qui peuvent trouver la solution à ce phénomène des prix qui demeurent toujours immaitrisables au niveau de nos marchés.

Boufaden
Mercredi 31 Juillet 2013 - 22:00
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