REFLEXION

CHAMBRE D’ACCUSATION PRES LA COUR D’ORAN : L’affaire des faux BAC traitée ce mardi

Nous avons appris de source judiciaire, que l’affaire des faux BAC qui a défrayé la chronique oranaise, sera traitée ce mardi par la Chambre d’accusation, près la Cour d’Oran.



Le traitement de cette affaire intervient quelques jours après l’arrestation du principal accusé, en l’occurrence B.B, en Espagne par l’Interpol, suite à un mandat d’arrêt international délivré par la justice algérienne. Pour rappel, cette affaire qui a fait couler beaucoup d’encre, a éclaté au courant de l’année passée où l’enceinte universitaire d’Oran a été éclaboussée par cette affaire de faux, usage de faux et fausse écriture administrative. Des enfants de hauts fonctionnaires, universitaires et même avocats, ont eu recours au faux pour poursuivre leurs études universitaires. N’ayant pas obtenu leur visas pour l’université c’est à coup de millions, de parfums et de téléphones de luxe qu’ils falsifieront l’attestation provisoire du BAC. Aidés par des responsables de l’académie, ces derniers oubliant l’espace d’un instant qu’ils doivent être l’exemple de cette nouvelle génération, ne reculeront pas devant les petits cadeaux. Le jour de la comparution de tout ce beau monde, ce sont près de 200 qui ont été auditionnés par le magistrat instructeur. Une présentation qui a duré toute une journée et une partie de la soirée et se soldera par trois mises sous mandat de dépôt. Et 48 autres ont été placés sous contrôle judiciaire dont de hauts responsables de l’université. On apprendra également que des dépassements ont été enregistrés même au niveau du bureau du vice- recteur de l’université. Ce dernier et selon certaines déclarations, prenait à la légère le travail lui ayant été confié. Car comment expliquer qu’il remettait des cartes d’étudiants à des agents d’entretien pour les cacher. Cinq mois après l’ouverture de l’instruction sur le dossier des faux Bacs et indus diplômes, on saura que des mandats d’amener ont été lancés contre 22 étudiants n’ayant pas répondu aux convocations qui leur ont été envoyées. Suite à quoi cinq étudiants contre qui ces mandats d’amener avaient été lancés, ont été entendus par le magistrat instructeur qui a prononcé à leur encontre un contrôle judiciaire. Signalons, que parmi ces derniers on compte un étudiant en médecine comme il importe de rappeler qu’en date du 9 septembre dernier la liberté provisoire demandée par la défense du seul mis en cause encore sous mandat avait été refusée par la Chambre d’accusation. Il s’agit selon ces mêmes sources judiciaires d’un cadre d’université qui est en même temps un élu et qui devait répondre de l’accusation d’abus de pouvoir.

Medjadji
Dimanche 10 Novembre 2013 - 16:46
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Oran
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