REFLEXION

CES “ORNI” QUI ACTIVENT AU NOIR ET DANS LE NOIR A ORAN : Des minibus « Hacharat de tous les dangers

« Hacharat » est un nom gracieux - mais qui est loin d’être mérité - donné à ces affreux tombeaux roulants qui essaiment certaines localités situées à la périphérie d’Oran, dont celle Nedjma, qui n’arrive toujours pas à se débarrasser de son sobriquet de Chtaïbo.



CES “ORNI” QUI ACTIVENT AU NOIR ET DANS LE NOIR A ORAN : Des minibus « Hacharat de tous les dangers
Ils sont des dizaines de véhicules faits pour transporter n’importe quoi, sauf des êtres humains. Et c’est, malheureusement, des voyageurs qui sont embarqués vers Oran dans des conditions inacceptables, conduits par des chauffards qui affichent un mépris éhonté contre le code de la route et contre les passagers qu’ils traitent par-dessus la jambe, leur faisant croire qu’ils leur rendent service. Les conducteurs de ces « ORNI » (Objet roulants non identifiés) qui n’ont de minibus que le nom, roulent de nuit, immédiatement après la rupture du jeûne, charriant les jeunes de ces localités déshéritées qu’ils entassent les uns sur les autres pour aller les déverser à leur terminus fixé au quartier de Sidi Bachir, ex-Plateau St. Michel. Ils activent au noir et dans le noir, sans ne guère se soucier de la sécurité de leurs clients et encore moins de leur confort. Avec les portières largement ouvertes, les chauffards, très jeunes pour la plupart, roulent à des vitesses qui donnent le vertige. Pour faire le plus grand nombre de rotations, avant le « s’hour ». Ils exécutent des manœuvres de dépassements de toutes les folies. De véritables cascades, généralement dignes des pilotes de formule 1, qui ne tiennent aucun compte ni du code de la route ni, osons le répéter, des risques qu’ils font courir aux passagers. Ces derniers s’accrochent désespérément à toutes les saillies, comme ils peuvent, pour éviter d’être éjectés dans les queues de poissons faites pour doubler une « hachara » concurrente. Le tout, dans un rire à gorge déployée du chauffard qui réussit à devancer son « collègue », pour se débarrasser de sa cargaison humaine et retourner au point de chargement avant lui. On parle de « cargaison », parce qu’il ne peut s’agir que de marchandise, et non de voyageur, dans l’esprit malsain des conducteurs de « hacharat ». Ils sont nombreux à rouler, tous feux éteints, à tombeau ouvert, en empruntant des voies où ils ne risquent pas de tomber sur les policiers qui contrôlent la circulation sur la voie publique. Ils connaissent tous les sentiers, toutes les ruelles et, surtout, les astuces qui leur ont permis non seulement de continuer à exister mais aussi de proliférer en toute quiétude. En dépit de l’absence de toute sécurité, de tout confort et toute considération, les passagers sont bien contents de trouver ces moyens de transport qui leur permettent d’aller en ville, s’asseoir au bord d’un rond-point, ou faire d’interminables aller-retour. Au milieu de la grande cohue que connaît chaque soir le boulevard du Front de mer. Certains usagers de ces « ORNI » se disent conscients des risques qu’ils encourent, mais c’est le seul et unique moyens qu’ils trouvent à leur portée. Rares sont les transporteurs agréés qui daignent assurer un service nocturne. « Il leur faudrait payer des heures supplémentaires aux conducteur et au « receveur », et puis, ils ont gagné suffisamment d’argent durant la journée, qu’ils peuvent se permettre de laisser reposer leurs véhicules qui, entre nous, ne sont ni plus confortables ni mieux sécurisés », nous déclare un habitant de haï Nedjma qui s’estime heureux d’avoir son propre véhicule, et n’a pas recours aux « hacharat » qui peuvent être souvent plus nuisibles qu’utiles. Un autre habitant de la même localité, déplore le manque de contrôle par les services concernés, qui devraient, selon lui, « s’occuper sérieusement de ces véhicules, sortis tout droit de la ferraille, qui présentent un grand danger pour les personnes transportées et pour les usagers de la route. Il faut absolument mettre un terme à cette situation où la vie des honnêtes gens est quotidiennement mise en danger», insiste un habitant du quartier de l’Emir Abdelkader, (ex St. Rémy), situé sur l’itinéraire des « hacharat » qui dit avoir plusieurs fois « assisté aux prouesses dont font montre tous ces fous du volant en traversant le village, malgré le nombre incalculable de ralentisseurs. Un véritable ballet effrayant dont on aimerait bien se passer, surtout pour les enfants. » Conclit-il.

A. Salim
Vendredi 27 Août 2010 - 14:18
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