REFLEXION

CENTRE PIERRE ET MARIE CURIE D’ALGER : Seulement 8 lits pour les enfants souffrant du cancer

Le cancer chez l’enfant est le sujet auquel la chaine 3 de la Radio Algérienne s’est intéressée, ce mercredi, signalant que 50.000 nouveaux cas de cette lourde pathologie sont diagnostiqués, chaque année en Algérie, dont un millier parmi les petits.



Notant que la prise en charge de cette maladie reste particulièrement difficile, elle relève que la plupart parmi ces derniers, « venus des quatre coins du pays », est traitée au Centre Pierre et Marie Curie de la capitale, qui ne dispose que de huit lits pour les accueillir. Face à cette navrante situation, le journaliste de la chaine qui s’y est rendu signale que le personnel traitant de cette structure hospitalière, n’a eu de cesse d’alerter les institutions en charge de la santé, à en multiplier le modèle dans d’autres régions du territoire. Questionnés, l'un des médecins qui y pratiquent estime qu’il faudrait une quarantaine de lits, au moins, pour pouvoir répondre, un tant soit peu, aux besoins des jeunes malades qui sont dirigés vers cette structure hospitalière. Le docteur Chérifa Louni, assistance en oncologie, assure que le déficit en mobilier contraint le personnel soignant à installer deux malades par lit dont certains, ajoute-t-elle, « atterrissent » au Centre Pierre et Marie Curie « après avoir fait le tour de tous les services de pédiatrie». L’un d’eux considère qu'il reste toujours à y créer les conditions propres à soigner les enfants cancéreux, « de manière digne et convenable ». Pour appuyer ses propos, sa collègue fait, pour sa part, état de sérieux déficits en médicaments, en sang et en plaquettes. Interrogée à son tour, une jeune malade, Nadjat, âgée de 11 ans, fatiguée par les incessantes séances de chimiothérapie et évoquant sa maladie et ses souffrances, dit d'une voix faible, ne pas comprendre que l’on hospitalise dans une même salle de jeunes enfants et des adultes. Elle se plaint, elle aussi, du manque de traitements. Le chef de service d’oncologie de ce centre, le professeur Kamel Bouzid, faisant état de l'inauguration, dans le courant de 2012, de deux nouveaux services pédiatriques de traitement de jeunes cancéreux, ne s’explique pas que l’on persiste à y diriger de nombreux patients. Laconique, il considère que « créer ces services, c’est bien, mais les faire fonctionner, c’est mieux ».   

Ismain
Mercredi 10 Août 2016 - 17:06
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