REFLEXION

CENTRE DE SANTE DE MAZAGRAN (MOSTAGANEM) : Des patients en mal de prise en charge

On s’en souvient bien car c’était en Janvier 2016 quand le Wali, M.Abdelwahid Temmar a effectué une visite d’inspection et de travail, au centre de santé de Mazagran. Lors de cette visite, M. Temmar, s'est enquis de la situation des malades et du personnel paramédical, il a également constaté que le centre est exigu, du fait qu'il abrite aussi un centre de rééducation. Le wali a donné instruction pour que les locaux, de l'ADE mitoyenne, puissent abriter dorénavant le centre de rééducation, afin de dégager plus de place au sein du centre anti cancer et libérer des espaces au profit des malades cancéreux. Depuis, les choses sont resté en l’état et, pourquoi l’instruction du Wali n’a pas été appliquée : toute la question est là ?



La santé est un secteur vital qui fait partie des priorités du Programme du Président de la République et que M Temmar Abdelwahid s’applique avec un engagement total à mettre à niveau ce secteur malade en lui-même. En témoignent tous les acquis et les réalisations en cours qu’a eu à honorer de sa visite M. le Ministre de la Santé et de la Population, M.Abdelmalek Boudiaf lors de sa toute dernière visite aux termes de laquelle Mostaganem a bénéficié, exceptionnellement de son appui financier pour la réalisation d’un centre de radiothérapie dans l’hôpital des 240 lits de Kharrouba. Ceci dit, il faut se faire à l’idée que la croissance naturelle de la population va en croissant et que tous les besoins augmentent avec elle et le centre de santé de Mazagran n’échappe pas à cette règle que beaucoup ont tendance à oublier. De fait, un petit tour dans ce centre et nous sommes frappés, estomaqués de voir de pauvres malades de tous âges qui, sont agglutinés devant la loge de l’agent de sécurité et il y a même ce lui qui s’est permis le luxe de s’assoir sur le bord de la fenêtre sur son bord, fumant une cigarette en sirotant un café dans un « jetable ».Un vieillard, blanchi pas les années  de son âge tout vêtu de blanc est assis sur une chaise en plastique de couleur blanche, aussi. Elle lui a été remis par l’agent de sécurité qui n’en finit pas de déambuler de sa loges aux autres services  et tantôt de répondre au téléphone fixe pour appeler de vive voix les malades à se rendre à l’étage de la « rééducation ».Triste constat que de voir tous ces gens à même le trottoir de l’aile gauche de ce centre névralgique pour le secteur de la santé. Ils sont assis à la proximité immédiate de 2 poubelles vertes à roulettes, juste sous de 2 grands noueux arbres « acacias », à la recherche d’un peu d’ombrage. Et ils sont là, des dizaines sur ce petit trottoir d’environ 1,20 mètre que surplombe un grand mur qui projette sa petite ombre convoitée par ceux qui attendent leur tour avec une patience et un calme olympien. Combien sont –ils ? Plus d’une vingtaine, en tous cas et les plus chanceux attendent dans leurs véhicules, garés dans la cour .Oui, garés dans cette cour au milieu de laquelle se trouve un rond-point, en guise d’espace vert où survit péniblement un arbuste rabougri et pour l’histoire, il y a quelques pots à fleurs mais pas de fleurs en vue, que des mauvaises herbes étouffantes et dominantes. En face, sur le côté gauche, il y a 2 salles d’attentes avec chaises mais bondées de femmes dont certaines sont avec enfants et bébés. Les services d’oncologie ou de biomécanique sont dotés de moyens classiques qui fonctionne pour le moins, normalement sauf que, dans la salle de rééducation, les « tabourets », apparemment de fabrication locales. Rien à dire du personnel de service si ce n’est que l’accueil et la prestation de service attendue sont tout à fait corrects .Quelques petites actions sont nécessaires et quelques moyens, peu couteux, pour humaniser l’accueil dans le respect de la dignité des citoyens venus se soigner. Ce Structure dépend administrativement de l’hôpital « Che Guevara » qui, lui-même, souffre déjà de quelques lacunes rédhibitoires notée et décriées persistent encore devant les responsables qui sont sur place. Alors que faudrait-il faire pour le centre de Santé de Mazagran qui est à quelques encablures de la ville. Le mois de septembre et la saison des pluies sont à nos portes et où se cacheront les malades du vent et de la pluie, resteront-ils debout, assis ou bien continuerons à souffrir en attendant que le Wali intervienne encore au lieu et place des vrais responsables qui ont la charge de gérer non seulement la structure, es moyens mais ses usagers qui attendent de voir leur calvaire s’achever par une action salvatrice.

Y. Kamila
Dimanche 28 Août 2016 - 18:44
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MOSTAGANEM
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