REFLEXION

CE BRUIT ET NUISANCES SONORES QUI EMPOISONNENT NOTRE VIE : Arrêtez ce bruit que je puisse dormir!?

Les nuisances sonores, le tapage nocturne, les bruits de voisinage sont la première gêne des algériens et la première cause de plaintes dans le pays. Pourtant ce n’est pas une fatalité, nous sommes tous victimes de nuisances sonores, que faire !? y a-t-il une loi qui nous protège?



Le bruit attise la frénésie urbaine.
Le contexte social, et urbanistique actuel subordonné à l’environnement de nos villes, villages, cités et bourgs…  est en phase de crises de  contestation dues dans un  premier temps d’une perte de confiance de nos institutions et de la défaillance de l’état.  Devant une foultitude  de problèmes d’hier non solutionnés, ni liquidés, le calvaire des interrogations, des ennuis et des difficultés  d’aujourd’hui et les bombes à retardement de demain.En plus des fléaux, phénomènes et maux de société s’ajoutent les nuisances  qui  détériorent et consument  le cadre de vie de la population. Je ne vais pas traiter toute ces questions. Il y a le bruit faisant parti dans un sens de la saleté de l’environnement pareil aux ordures, à la déliquescence des utilités publiques, à la pestilence des services publics, à l’immoralité des fonctions de l’état, à la viciation des comportements des responsables……Le bruit cache le silence, il ne détruit pas le silence.(proverbe)
Par métonymie on décrit un son comme un bruit chaque fois qu'on le ressent comme désagréable, même s'il remplit une fonction de communication. Le bruit  est une sensation auditif plus communément  appelé son. Le  son est aussi une vibration de l'air ou de tout milieu matériel élastique. La sensibilité au son en fait, pour les êtres humains comme pour tous les animaux,  est un moyen de connaissance de l’environnement, d’une part  et un moyen de communication par la parole et par la musique d’autre part.  Par ailleurs, les gens considèrent comme indésirables les sons qui s'opposent à ces deux notions su- citées, ils  les appellent « bruit » et cela représente une nuisance. Comme par exemple la musique chez soi et celle  du voisin pendant la  nuit, l’une est un calmant par sa détente ,l’autre est une nuisance( les gouts et les couleurs ça ne se discutent pas!), les amusements des enfants du voisinage et leurs cris, la « benne tasseuse » qui fait fonctionner en plein jour ou nuit  devant les maisons particulières, son système de pression hydraulique bruyant ,les klaxons , freins secs , les  alarmes  des voitures, les bruits de la circulation  dans la voie publique, les bruits dus aux avions, les bruits dans les habitations, les bruits industriels, les voitures roulant avec des musiques à plein tube…..  Sont les sources d’origine des bruits.
Tous les bruits et sons  jugés  indésirables sont des nuisances.
 Le bruit ou  le son est également défini comme étant une vibration de l’air résolue par une cadence répétitive exprimée en physique par une oscillation par unité de temps nommé « hertz ». Il existent plusieurs sortes de bruits  ou de sons ;  les physiciens les mesurent à partir de leurs fréquences ou variations et se sont les sonomètres en décibel que le niveau du bruit ou du son  étant mesuré. Il y a :
*Les ultrason ou infrasons dont leurs cadences répétitives est de moins de 20 oscillations par seconde ou plus normalement moins de 20hertz
-*les sons perceptibles  par l’homme sont limités entre 21 et 20.000hertz
*plus de 20.000hertz sont considérés comme des ultrasons.
Le bruit circonvient sans détour sur la capacité de l’audition, plus la fréquence est élevée, plus le mal est grand, les différends bruits (continus, saccagés ; coupés, aigus …) et  autres signaux sonores  sont également dangereux ou nuisibles pour la santé de l’homme qui peuvent mener jusqu'à la surdité sinon encore pire... Les normes réglementaires telles qui sont définis par les dispositions du décret exécutif n°93-184 du 27 juillet 1993 qui réglemente la tolérance de l'émission des bruits. Son article 2 stipule que : «  les niveaux sonores maximums admis dans les zones d'habitations et dans les voies et lieux publics ou privés sont de 70 décibels pendant la journée qui s’étale de 6 heures à 22 heures et de 45 décibels  en période nocturne soit de 22h à 6h. L'article 3 précise : «  Les niveaux sonores maximums admis au voisinage immédiat des établissements hospitaliers ou d'enseignement et dans les aires de repos et de détente ainsi que dans leur enceinte sont de 45 décibels en période diurne et de 40 décibels entre 22h et 6h.  Toutes les émissions sonores supérieures aux valeurs réglementées par le décret ci-cité sont considérées comme une atteinte à la sérénité du voisinage, une gêne excessive, une perniciosité à la santé et une subtilisation de la tranquillité de la population.
Par ailleurs il est pensable et même très utile   d’élaborer une critériologie et une cartographie de nuisances sonores  pour instaurer les barrières  de tolérance (limites acceptables) pour l’intégrité de l’appareil de l’audition qui influe directement sur le cerveau humain.
D’autre part, le bruit peut altérer le repos, mais aussi la qualité du  sommeil ; le  sommeil dérangé ou perturbé contribue manifestement à une diminution des performances de l’énergie qui se rapporte au travail, la concentration est réduite par  un amoindrissement intellectuel, baisse de la motivation physique et mentale, nervosité et agressivité qui  se positionnent à fleur de peau.
Du bruit nait d’une multitude de sources à la portée de tout le monde et présente  une incontestable menace sur la santé publique puisque le stress, l’angoisse, l’exaspération, les troubles de la mémoire et même la dépression sont autant d’effets associés, souvent, à une vie dans une atmosphère bruyante, elle est une des conséquences du bruit pouvant modifier tous les métabolismes des appareils de l’organisme de l’homme. Le comportement  se métamorphose de n’importe quel individu exposé longuement au bruit, le bruit ou plus exactement le bourdonnement d’une mouche ou d’un moustique pendant la nuit au moment du sommeil  c’est tout un supplice, la torture moderne s’exécute sur les personnes par des systèmes sonores.  Ceci peut se traduire par une agressivité aggravée, un accroissement du nombre d’altercations, une moindre affectivité à l’égard des autres, moins d’intérêt à l’environnement social…etc. La jeunesse inconsciente  est la première victime du bruit, les jeunes et leurs loisirs se tarabiscotent par du vacarme et du tapage, dans une boite de nuit pour ne citer qu’un extrême cas, la musique amplifiée intercepte  tout chemin en décibel pour une parole humaine même si  elle forte. Les automobilistes écoutent cette musique RAI à plein tube les vitres ouverts, pour nous faire partager peut être leurs extravagances. Le bruit est une véritable nuisance sociale qui est porteur de pollution environnementale pareil à la saleté. Nous n’arrivons pas à comprendre ni justifier le silence qui entoure ces questions au niveau de la puissance publique, les médias narrent l’inutile et la laideur et dénis l’utile et l’important pour ne pas exciter  l'opinion publique, ni déranger les patrons ? Déposer une plainte (acte de citoyenneté) pour une infraction aux dispositions de l’article 13 du présent décret su- cité et ce conformément à l’article 129 de la loi n°83-03 du 05/2/83, pour tapage nocturne dans un contexte donné auprès  de qui de droit est une gageure, sachant pertinemment qu’elle se termine en que de poisson.
 Les lois se taisent au bruit des armes et de la trompette guerrière.
L'Etat semble totalement se désintéresser de cette question et d’autres plus importantes, car que je sache aucune étude n'a été faite ou lancée par un organisme environnemental sur l'impact du bruit sur nos populations. Les statistiques médicales ne sont pas rendu publiques même pour le centre d’érudits dues aux conséquences néfastes des nuisances sonores. Par ailleurs, il est clair que notre société est encore à l’état d’inculte et in- éduqué, le citoyen  celui qui conteste ses droits et appose ses obligations dans son milieu au sens large du terme, n’existe point dans notre société, la preuve que le bruit chez nous fait partie intégrante de la société parce qu’elle est inculte mais  aussi  in-éduqué?  Les cités populaires se transforment, dès la matinée, en une vaste  foire où les bonimenteurs avec leurs hauts parleurs dictent leur loi. Les citadins sont de plus en plus embarrassés par des bruits issus de la circulation de véhicules, de mobylettes sans tuyau d’échappement, et les travaux de chantier et bien d’autres nuisances. Le bruit affecte non seulement la qualité de la vie mais il y en a bien d’autres facteurs qui nous rongent nos méninges par cupidité et qui nous évitent de faire de sortes de vivre en harmonie avec son prochain, d’où le vacarme nocturne ou pendant la sieste sans se soucier de son pauvre gentil voisin. Pardi,  je suis chez moi et  je fais ce que bon me semble !!!. Nous existons aujourd’hui sans vivre  dans un contexte de ni loi, ni foi, ni morale .La société a besoin plus que jamais de : l’éducation qui nous fait drôlement défaut de cette situation catastrophique.
Enfin et en général chacun a constaté que  l’algérien ne parle pas, il gueule.
Les algériens peuvent se parler dans le bruit mais ne savent pas s’écouter dans le silence, dans une pièce de fête remplie de femmes, une seule femme écoute et 36 bavardent !! et aussi   chacun de nous l’a remarqué ne serait-ce que le fait  d’y aller dans un café ou « bis-trop » pour prendre un café « presse », l’ambiance est insolite,  tout le monde parle en criant au milieu d’une fumée tabagique, les oreilles sont violés par le bruit.! La perte de toute notion de ce qu’on appelle le respect d’autrui et leurs quiétudes. Les habitants de la cité deviennent de plus en plus agressifs pour un rien, la morale de l’histoire doit-on excuser les fautes et l’inexpérience que font commettre à la société quelques zigotos qui vivent dans l’impunité ? Le temps nous le dira. Il est  peut-être temps de reconquérir les valeurs morales et les règles sociales du savoir- vivre pour notre société car le mal est trop profond, ces valeurs n’ont point de prix les mettre de côté signifie que  le calvaire n’est pas prêt de se terminer.  Que chaque lecteur de cet article  fasse un petit geste de citoyenneté, commençons par faire moins de bruit en respectant nos voisins, pour que  le respect du bien et le respect des lois   deviennent une norme moralisante pour bâtir un état de droit.

Benallal Mohamed
Mercredi 4 Décembre 2013 - 16:30
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ACTUALITÉ
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