REFLEXION

C’est la femme, l’important



Je serai tenté de dire le problème de la femme, mais la sociologie nous interdit d’énoncer le problème ainsi, car il ne peut être question de problème de la femme, où de l’homme, mais d’une société donnée voire d’une civilisation. La condition de la femme n’a jamais été une condition préméditée ou voulue par l’homme. Elle est plutôt la résultante de tout un ensemble de facteurs historiques, politiques, économiques et sociologiques. Après cette courte mise au point, arrêtons-nous sur la situation de la femme. Il est indéniable que le statut de la femme est inférieur à celui de l’homme dans la vie pratique. L’image de la femme cloitrée dans son foyer, et ayant pour unique occupation la charge domestique, est solidement ancrée dans l’esprit de l’Algérien. En général, il persiste à voir en elle un être éternellement mineur, un être légitimement dépendant de lui et qui ne saurait exister au même titre que lui. Cette conception n’est pas propre seulement à l’Algérien, car elle est celle de l’homme universel. Il n’est pas de femme qui n’ait pas souffert de sa condition à travers les siècles et dans toutes les sociétés. Mais en Algérie, le phénomène est plus marqué. Les raisons sont certes nombreuses et complexes. Deux explications peuvent justifier le fait que les femmes soient considérées comme des être-objets dont le tuteur, le mari ou même le frère décide pour elle. L’une de ces explications pourrait être que l’Algérien moyen considère la femme ainsi parce qu’il n’est pas assez évolué. Mais ceci est le cas des analphabètes, mais non celui de gens très instruits. Comment expliquer que certains hommes, en effet, après être arrivés au doctorat, où à la licence traitent leurs sœurs comme des objets sans personnalité et sans droits sauf ceux qu’ils veulent octroyer. L’autre explication et c’est la plus répandue provient de la mauvaise interprétation, et de la non observation de l’enseignement et des traditions islamiques qui se détériorent lorsqu’elles perdent leur caractère authentique, pour s’imprégner d’ignorance et de superstitions. La religion musulmane qui s’est offerte à l’humanité pour la guider dans sa vie économique, sociale, politique, juridique et conjugale, a défini la situation de la femme qui est un pôle de l’humanité, dont l’autre est représenté par l’homme, et si l’un disparait l’autre perd fatalement sa signification car la femme n’est ni supérieure, ni inférieure, ni égale à l’homme, elle est son envers et son endroit et vis-versa. L’homme a créé des chefs d’œuvre que le génie féminin n’aurait pu enfanter, mais la femme a enfanté l’homme. Et donc le combat de la femme doit se poursuivre sans relâche sans pour autant empiéter sur la liberté de l’homme car la liberté de quelqu’un s’arrête quand commence la liberté d’autrui.

Benyahia El-Houcine
Mardi 8 Mars 2011 - 10:22
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CHRONIQUE
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