REFLEXION

Bouteflika depuis Illizi. Le president évoque une amnistie générale en faveur des terroristes

Le président Abdelaziz Bouteflika a indiqué, samedi 28 mars, depuis Illizi, dans le sud du pays, qu'il était prêt à décréter une amnistie générale en faveur des islamistes armés.
Mais le chef de l'Etat, qui s'exprimait devant la population locale, a posé comme conditions la reddition de tous les islamistes armés encore dans les maquis et le dépôt définitif et total des armes. « C'est à cette condition que les cœurs s'attendriraient et laisseraient la place à la clémence, puis à une éventuelle amnistie »,



Bouteflika depuis Illizi. Le president évoque une amnistie générale en faveur des terroristes
Le président Abdelaziz Bouteflika a indiqué, samedi 28 mars, depuis Illizi, dans le sud du pays, qu'il était prêt à décréter une amnistie générale en faveur des islamistes armés. Mais le chef de l'Etat, qui s'exprimait devant la population locale, a posé comme conditions la reddition de tous les islamistes armés encore dans les maquis et le dépôt définitif et total des armes. « C'est à cette condition que les cœurs s'attendriraient et laisseraient la place à la clémence, puis à une éventuelle amnistie », a souligné M. Bouteflika qui a appelé « les égarés et tous ceux qui s'activent contre le peuple algérien et ses intérêts à déposer les armes ». Son nouvel appel à la reddition intervient au lendemain de celui lancé, vendredi à Tzi Ouzou, considéré comme le fief des islamistes armés du GSPC, devenu Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI). Autre condition posée par le chef de l'Etat : le consentement des Algériens. Le président Bouteflika a précisé que le peuple devait pour cela être consentant et que « les intérêts de l'Algérie ne soient pas touchés », ce qui créerait selon lui les « conditions politiques et un climat politique favorables » à une telle éventualité. A Illizi, Abdelaziz Bouteflika s'est également engagé à combattre la violence avec le concours des forces de sécurité, mais aussi au moyen du « dialogue et de l'ouverture », estimant que la violence ne pouvait « mener qu'à la guerre civile » et qu'une « amnistie mal préparée pourrait mener elle aussi à une guerre civile ». Le président de la république a souligné que le dialogue ne devait pas se dérouler dans des « conditions de violence », avant d'avertir : « tous ceux qui nous offenserons seront combattus avec des armes encore plus fortes ». C'est la première fois que le président Bouteflika évoque ouvertement l'éventualité d'une amnistie générale en faveur des islamistes armés, un sujet quasi-tabou. Durant les premiers jours de la campagne électorale, le président sortant s'était contenté de lancer des appels à la reddition et de faire l'éloge de sa politique de réconciliation nationale. En visite à Tlemcen, au troisième jour de la campagne, il avait laissé entendre que de nouvelles dispositions seront introduites dans le cadre de la réconciliation nationale. Quelques jours plus tard, à Tiaret, il avait appelé tous les opposants à l'étranger à cesser de dénigrer leur pays et demander « pardon » au peuple algérien. En réalité, à chacune des étapes de sa campagne, la réconciliation nationale était présente sous une forme ou une autre. Mais, ce samedi à Illizi, le chef de l'Etat a esquissé les grandes lignes de son projet. Dans les prochains jours, il pourrait distiller d'autres informations sur le dossier.

Hocine
Dimanche 29 Mars 2009 - 00:38
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