REFLEXION

Bouhanifia... Une ville touristique dites-vous ?

Une ville thermale n’est pas forcément touristique, si on fait référence sur la ville de Bouhanifia. Cette ville thermale n’a pas ce statut au vu du vécu de ses habitants et de ses visiteurs qui s’ennuient follement face au piètre spectacle qu’offre cette ville au nombre impressionnant de visiteurs qui viennent des quatre coins du pays et qui désenchantent une fois sur place au vu de ce désert qui ne dit pas son nom où toutes les commodités des plus élémentaires sont inexistantes.



Bouhanifia... Une ville touristique dites-vous ?
Les gens errent dans tous les sens dans une ville qui brille par sa saleté et immondices jetés  à même le sol, ces canalisations qui continuent à se déverser dans l’Oued. Dans les stations de bus, il y a beaucoup de choses à raconter comme ces bruits que dégagent les postes collés aux tableaux de bords de ces tacots destinés au transport de voyageurs de Bouhanifia vers certaines destinations  où le comportement des chauffeurs et de leurs receveurs à l’égard des voyageurs sans réserve et sans tenir compte de la présence de certains pères de famille en compagnie de leurs progénitures. Concernant la ville elle-même, il y a beaucoup à dire en commençant par la place publique, ce lieu que préfèrent toutes les familles  qui se rendent à Bouhanifia, après un bain matinal, les femmes et les enfants  se rendent sur la place publique avec leurs sachets pleins de nourritures de tous genres,  les sachets sont vidés sur cette place voire même dans les carrés de fleurs chose qui touche directement à l’environnement dans cette cité qui a son statut de ville touristique. Sachant que cette place  se trouve devant deux grands hôtels et puis allons voir ce qui se passe le vendredi quand les fidèles se mêlent aux curistes à leur sortie de la prière du vendredi, sur cette place où se trouve également  le mausolée de Sidi Sohbi en plus des kiosques et les marchands de l’informel qui occupent les lieux à leur manière. Quand on parle de la restauration c’est une autre paire de manche. La première question qui se pose demeure au niveau de l’hygiène, les personnes averties craignent  déjà ces lieux et préfèrent ne pas y poser les pieds, dans ces gargotes le plat échantillon n’a jamais existé si jamais une intoxication s’annonce permettant aux médicaux de se prononcer sur les causes. Les curistes préfèrent prendre le sommet de la crête qui surplombe l’Oued et là, ils étalent leurs serviettes par terre pour exposer le repas acheté en ville pour le diner. Si Abdellah qui se trouve avec sa famille nous dit «  On a préféré acheter un poulet et d’autres fromages et s’éloigner de la ville et ses bruits, mais il y a l’arnaque au niveau de ces rôtisseries où on vous vend du poulet encore cru vous croyant des carnivores ignorant que les viandes blanches pas cuites posent un problème de santé » donc, une solution existe c’est de se rendre dans les grands restaurants du grand Hôtel, celui de Béni Chougrane  ou l’hôtel des postiers. Au niveau de cette ville on peut constater le laisser aller des responsables locaux qui ne se soucient pas de leur ville et des visiteurs qui viennent de tous les coins du pays cherchant du repos et de la tranquillité, et s’ajoute à cela le manque de civisme de certains citoyens visiteurs comme les résidants. Le wali de Mascara n’a pas hésité un seul moment pour rendre à la ville son image d’antan par une lutte acharnée contre la prostitution et la délinquance qui se pratiquaient au vu et au su de tous durant certaines moments,  alors qu’aujourd’hui ces fléaux ont complètement disparu, reste une mobilisation des responsables comme des citoyens pour rendre à la ville son timbre et son image de ville touristique au sens propre du terme.

B. Boufaden
Samedi 25 Mai 2013 - 10:52
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