REFLEXION

Blanchiment d’argent et économie moribonde

PERTE SECHE POUR LE TRESOR PUBLIC DE 400 MILLIARDS DE DINARS

Malgré tous les efforts consentis par l’état à travers les différents gouvernements qui se sont succédés pour une économie forte et génératrice d’emplois, l’Algérie se retrouve aujourd’hui toujours confrontée au problème d’une économie moribonde où seule la loi de l’informel et de l’import –import est de rigueur face à la défaite et à la défection des pouvoirs.



Blanchiment d’argent et économie moribonde
Selon les statistiques, 80 % des opérations de blanchimentd’argent passent par les crédits documentaires relatifs à l’import-export. L’état aujourd’hui réagit en appliquant des actions rigoureuses de répression afin d’éradiquer ce phénomène. L’Algérie n’est pas le seul pays touché par ce phénomène qui ruine l’économie nationale. Selon des experts, le blanchiment d’argent de par le monde, dépasse les 600 milliards de dollars, ce qui représente entre 1,2 et 4 % du produit intérieur brut mondial. Le blanchiment d’argent consiste à intégrer dans des circuits financiers et bancaires des sommes d’argent, dont la provenance est illégale pour les retirer ensuite après leur avoir donné l’apparence d’une origine légale. Les techniques de blanchiment prennent plusieurs formes allant des plus courantes comme les spéculations immobilières, les paradis fiscaux ou les prête-noms jusqu’à la valse des transferts bancaires, qui consiste à transférer de l’argent d’une banque à une autre banque des plus renommées et chaque banque se couvre dans « la respectabilité de la banque précédente ». Le Blanchiment d’argent, ce mal récurent qui ronge l’économie nationale fait perdre à l’Algérie la modique somme de 400 milliards de dinars dont le plus important facteur reste celui de l’import /export, ce qui constitue un ralentissement des investissements. La sonnette d’alarme est aujourd’hui tirée par l’Union Générale des Commerçants et Artisans Algériens qui a lancé un appel pressant aux pouvoirs publics contre le recul de la production nationale qui ne peut faire désormais face à la demande croissante du pouvoir d’achat. Selon les spécialistes, la politique économique actuelle encourage d’avantage les lobbies de l’importation, ce qui freine la production nationale. Les économistes prévoient une augmentation sur les produits alimentaires de 30 % en 2012, et à ce propos il y’a lieu de noter que les augmentations des salaires au profit des travailleurs ne serviront guère à regimber contre l’inflation galopante. Dans le même contexte, les spécialistes signalent qu’il est impératif pour le gouvernement d’avoir un œil sur les importateurs qui ne cessent de croitre pour combler le déficit de la production et par conséquent contenir la colère sociale. Quant à la facture alimentaire, elle ne cesse de s’accroitre progressivement pour se situer à plus de 7 milliards de dollars en 2011et atteindra selon les prévisions les 8 milliards de dollars en 2012.

Toufik
Mardi 4 Octobre 2011 - 22:27
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ACTUALITÉ
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