REFLEXION

Bienvenue aux youyouteuses !



Ce n’est pas une analyse de politicologue, c’est plutôt la dissertation d’un mort-assis abonné au square des retraités, dans l’attente d’une augmentation de pension qui ne vient pas. Le peuple demande le changement du moule de son encastrement, et c’est davantage de places qu’on promet à ses femmes. Comme fut la ‘’djaz-ara’’ et l’arabisation forcée de Boumediene, le système veut offrir la promotion accélérée de la femme algérienne, gratis et sans la moindre lutte pour. Comme la démocratie dont on veut nous gratifier, les femmes auront leur quota de sièges par décret. Des plus grosses souris dont accouchera la grande montagne des Réformes en cours de cuisine, le quota des femmes. Ce sera l’ultime quota caractéristique du système.dz, depuis celui des téléviseurs de souk-el-fellah et des walis qui les distribuaient. Même si elles y sont favorables au fond d’elles-mêmes, ce ne sont pas les femmes qui ont couru derrière. Jusqu’à preuve du contraire, nous n’avons pas encore vu d’associations féminines, y compris celles à l’avant-garde de la lutte pour l’émancipation de cette moitié d’Algérie, occuper les rues d’Alger, ni harceler l’APN ou le Sénat, pour réclamer plus de places au sein des illustres assemblées. C’est l’Alliance qui leur court derrière. Un cadeau pour récompenser les youyouteuses colportées, ici et là, pour l’animation des meetings ? Pourquoi pas ! Au moins ce sera un cadeau officiel. Ce n’est pas de l’hypocrisie, mais c’est tout comme. Avec parfois quelques timides mais, l’Alliance ne veut pas de discrimination misogyne à l’égard de la moitié du peuple qu’on veut réduire au tiers. Même à concurrence de la moitié des sièges, un quota de députées peut-il rendre heureux ce peuple ? Peut-il émanciper les sujets en citoyens égaux devant la loi, dans un Etat de droit, pas de passe-droit ? Que peut faire un quota de femmes pour remédier à l’arbitraire, à la hogra, et à l’injustice du système ? Y compris à l’égard de la femme elle-même ? Soit. Dans le quota global des trois partis uniques alliés, le tiers siégeant sera composé de femmes, mais y aura-t-il une seule qui osera baisser la main quand Belserviteur, Si Ahmed l’imbattable, ou Monsultan lèveront les leurs ? La réponse est évidente. Alors, qu’est-ce qui importe donc ? Le quota des femmes ou celui des partis parrains ? Ce serait, à la rigueur, justice rendue à l’égard de certaines, qui auront la chance de puiser leurs parts du tuyau qui arrose le système et ses hautes sphères, ses heureux élus, et les héritiers de l’Algérie. Le mal des algériens n’est pas dans la proportion de leurs sexes. Le système a déjà éprouvé la diversité sexuelle dans la gouvernance des ministères, des wilayas, et autres rectorats d’université. La performance demeure une affaire de compétence, et non de promotion non revendiquée de femme. Et la gente féminine compétente n’a pas besoin d’être mouillée pour comprendre une telle logique de système.

M.O.T
Vendredi 23 Septembre 2011 - 10:34
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CHRONIQUE
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