REFLEXION

Bibliothèques d’aujourd’hui !



La semaine dernière, le salon international du livre a clôturé sa 15° édition en tenant toutes ses promesses. En marge du salon, un éditeur libanais a fait remarquer que les algériens sont de gros consommateurs de livres. Il ne faut pas omettre que l’essentiel n’est pas la quantité de livres achetés mais le nombre de livres lus par an et par personne. Une récente enquête réalisée par le Centre international du conseil et d’étude économique a révélé que 56.86% des Algériens boycottent la lecture, ce passe temps favoris des nations civilisées. Alors, ce sont 20 millions d’Algériens qui ne lisent pas, soit la moitie de la population. La bibliothèque ; un meuble qui sert à ranger des livres ; a remplacé la cheminée d’autrefois ; qui chauffait et éclairait nos salons. Dans chaque foyer, Il n’y a pas un salon qui ne contient pas une bibliothèque (on parle du meuble). Au lieu de porter des livres, des encyclopédies, des manuscrits, nos bibliothèques laissent voir des étagères pleines de vaisselles, de céramiques et de babioles. Etranges mœurs qui renseignent sur un glissement de sens, le mot bibliothèque étant réduit à désigner seulement le meuble. Ailleurs, la bourgeoisie a toujours servi d’encadrement pour les autres couches sociales. On aime imiter les bourgeois parce que non seulement ils sont fortunés, mais, ils sont plus cultivés que les autres. Et, que dire de nos bourgeois d’aujourd’hui ? La nouvelle classe de notre bourgeoisie est, malheureusement, marquée par une majorité d’illettrés. D’ailleurs, certains sont qualifiés par un terme nouveau, celui de « bagarra » (un terme qui vient du mot « bagra » qui veut dire « vache »). Ils n’aiment ni les lettres ni les hommes de lettres. Plutôt, ils aiment collectionner les voitures, les motos, les villas, les belles nanas et l’argent bien sûr. Il y a ceux qui ne lisent même pas le journal, ils ont horreur des lettres. Des bourgeois qui ne savent même pas lire, pourtant ils sont fortunés, il y en beaucoup comme il y a beaucoup de gens qui ont de grandes bibliothèques pour la frime. Des bibliothèques où les livres ne sont là que comme objets de décoration. Dans notre pays, Ce qui reste de ceux qui adorent encore lire se comptent parmi les démunis pour qui l’achat d’un livre est un grand sacrifice. Quel paradoxe !

Abdelwahab Adda
Jeudi 11 Novembre 2010 - 00:01
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CHRONIQUE
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