REFLEXION

Barons et Caïds



De quel titre de noblesse peuvent se prévaloir des personnes malhonnêtes qui font de la spéculation sur la poudre de lait comme d’autres se sont spécialisés dans le trafic de drogue en Amérique du Sud contribuant soit à affamer les gosses en lait ou en les empoissonner avec de la drogue ? Il y avait les barons de la drogue et maintenant il y a les barons de la poudre de lait. Et bientôt on parlera de Cartel, de parrains de mafia et de la loi du silence (omerta) pour obliger les gens de ne souffler mot des crimes commis par ces barons. Baron est un terme de noblesse qui remonte à l’origine, à l’organisation de l’empire romain. A travers le temps et les époques et les différents titres de noblesse dont celui de DUC, de maquis, de compte de vicomte, de Baron, de Banneret, de chevalier conférant au rang dans l’exercice du pouvoir ou des possessions des terres (domaines) ont été attribués. De nos jours encore la grande Bretagne anoblit fréquemment les sujets de la reine qui deviennent des Lord. Revenons à nos moutons et à notre poudre de lait. Et posons nous, cette question, de quel titre de noblesse peuvent se prévaloir des personnes malhonnêtes qui font de la spéculation sur la poudre du lait comme d’autres se sont spécialisés dans le trafic de drogue. En Amérique du Sud contribuant soit à affamer les gosses en lait ou de les empoissonner avec la drogue ? La CIPA (confédération algérienne de patronat algérien), ne mâche pas ses mots. Cette organisation du patronat qui regroupe les fabriquant de lait en sachet (particularité bien algérienne) tire à boulets rouges contre les responsables de l’office national des industriels laitières, crées à l’origine dans le but de réguler la filière en octroyant des quotas de poudre de lait en fonction des capacités de chaque transformation. La CIPA dénonce plus précisément les louvoiements et mesures dilatoires des Barons de la poudre de lait et ce en dépit des remontrances du ministère de l’agriculture. On peut dire la même chose du mot Caïd. Le terme de Caïd peut avoir plusieurs significations. Il se dit en Afrique du Nord d’un notable qui cumulait autrefois des fonctions administrative, financière et parfois chef de tribu généralement des hommes issus des familles riches, ils achetaient cette fonction et il était tout à fait donc, à fait courant d’être le caïd de plusieurs districts en même temps, il désigne le chef de corps d’un régiment. Il désignait au XIIème siècle un haut fonctionnaire du royaume normand de Sicile d’origine musulmane (pierre le Caïd Richard etc…). Les Caïds gouverneurs tunisiens sont les membres du makhzan Beylical. Le caïdat étant une charge régionale de l’administration de l’Etat avec le grade de général de brigade. Mais de glissement de sens en glissement de sens, le mot Caïd finit par désigner le chef d’une bande délictuelle et criminelle et reconnu en tant qu’autorité dans une banlieue Française (langage familier). En tout état de cause, Baron et Caïd finissent par dicter la loi du plus fort et du plus malin, afin de préserver leur dîme. L’Algérie est-elle mal partie, que le lait en poudre devienne l’or blanc et que son prix atteigne les cimes ?

N. Bentifour
Mardi 19 Octobre 2010 - 00:01
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CHRONIQUE
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