REFLEXION

BUREAU DE POSTE DE SIDI ALI: Foule interminable et aucune solution en vue

La ville de Sidi Ali, l’une des grandes agglomérations de la wilaya de Mostaganem, est une ville qui vit au rythme d’une extension urbanistique effrénée. Aux antipodes de ce développement conséquent, les services de certaines administrations publiques n’ont guère évolué.



BUREAU DE POSTE DE SIDI ALI: Foule interminable et aucune solution en vue
Présentement, c’est le cas du bureau de poste de la ville. Datant de l’ère coloniale, le bureau de poste se trouve largement dépassé par le flux d’une clientèle en perpétuelle évolution. Avant-hier, nous étions les témoins de la souffrance et de l’humiliation endurées par les usagers de la poste. Notre présence sur les lieux a coïncidé avec la disponibilité de liquidités. Une cohue indescriptible d’hommes et de femmes s’est constituée devant la porte fermée et gardée par des policiers dépêchés sur les lieux pour veiller sur l’ordre. Sous un soleil brulant, une chaine de plusieurs mètres s’est formée le long de la rue offrant ainsi une scène de désolation. Le plus humiliant ! Plusieurs usagers, forcés de rester en dehors du bureau, n’étaient pas là pour encaisser de l’argent mais pour régler des factures impayées, poster des colis, acheter des timbres ou alimenter un compte CNEP. Dans la précipitation, certains usagers, accrochés aux barreaux des fenêtres, essaient en vain d’appeler un employé ou un usager miraculeux, qui a eu la chance de s’introduire à l’intérieur, pour une éventuelle aide à accomplir un service. Un jeune homme, excédé, nous déclare : « Regardez. Je suis là pour payer ma facture de téléphone, en contrepartie je ne peux même pas accéder à l’intérieur. C’est humiliant !». « Ces désagréments quotidiens nous incitent à nous rendre aux villages avoisinants pour encaisser une pension ou s’acquitter d’une facture », réplique un sexagénaire endossé à un mur en face de la poste. En attendant que leur ville soit dotée d’un nouveau bureau de poste, les habitants de Sidi Ali, qui ont droit à plus de considération, n’ont qu’à prendre leur mal en patience.

Abdelwahab Adda
Mercredi 30 Mars 2011 - 11:28
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MOSTAGANEM
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