REFLEXION

BRADAGE DU FONCIER AGRICOLE ET DU FONCIER DE L’ETAT A MOSTAGANEM : La fin du ‘’El Beylek’’

La politique du ‘’El Beylek’’, s’offrir des parcelles de terres à coup de ‘’piston’’ et construire illicitement sur des terres appartenant à l’Etat, puis faire des acrobaties pour profiter des textes de la loi n°08-15 avec la complicité de certains commis de l’Etat où encore s’accaparer des terres agricoles pour en faire des villas et des usines , c’est fini ! Car l’option des faux permis de construire et les délibérations communales ‘’fantoches’’ a été ‘’virusée’’ par l’actuel wali.



Le téméraire wali de Mostaganem, M. Temmar Abdelwahid semble avoir inscrit à son tableau de bord le règlement définitif de l’un des plus lourds et noirs dossiers de la wilaya. Sans prendre de gants, le chef de l’exécutif s’est attaqué au bradage des terres agricoles et d’autres qui relèvent des biens de l’état où des dizaines de constructions illicites ont été construites sans le moindre document administratif. Ce dossier longtemps mis en veilleuse particulièrement par les maires des communes pour ne pas froisser les sensibilités et toucher les intérêts de certains barons, et également pour tenter de gagner les prochaines batailles électorales pour certains  qui se considèrent  comme « des élus à vie » , le traitement des cas des constructions illicites sur les terres agricoles, celles de la zone d’extension  touristique et celles des biens de l’état est malheureusement remis à l’ordre du jour  par le wali et doit finir  par l’application de l’unique mesure décidée par la loi ,celle de la démolition que beaucoup d’élus craignent d’y recourir et  qui ont tenté par tous les  moyens de la rejeter d’une échéance à l’autre pour les raisons cités . Aujourd’hui et à la fin du délai de 5 ans prévu par la loi n°08-15 de  l’année 2008 portant sur la mise en conformité des constructions et leur achèvement, qui a expiré le 20 juillet dernier, l’administration locale est instruite de relancer les activités des commissions communales chargées de l’établissement de procès-verbaux de démolition des constructions illicites qui ne peuvent plus faire l’objet ni d’une transaction immobilière ni de la souscription d’une assurance contre les risques et catastrophes naturelles et ne peuvent également  bénéficier d’aucune viabilité ou servitude publique, tels l’assainissement, les amenées d’énergie et d’eau potable. Quelques 460.000 dossiers ont été déposés dont plus de 320.000 ont été traités à l’échelle nationale par les directions de wilaya de l’urbanisme et ont été régularisés. Malheureusement, certains citoyens ont cru être au-dessus des lois de la République et n’ont point jugé utile de se conformer à la réglementation en vigueur. Partout, de bonnes terres ont été détournées de leur vocation purement agricole par des « pontes » sans scrupule qui ont érigé des villas somptueuses, des maisons de maître et ne se sont point gênés de louer le surplus de ces terres aux concessionnaires de véhicules pour construire des parcs automobiles. En effet, l’assaut du béton armé contre les terres fertiles, n’a pu être possible que grâce aux divers trafics et à toutes sortes de passe-droits de la propriété foncière, malheureusement la perle de la Méditerranée n’a pu être épargnée par ce bradage sans nom des terres de l’état.La venue du nouveau wali de Mostaganem parait être salvatrice pour la sauvegarde des terres qui restent et surtout une chance inouïe pour mener à terme la guerre contre les constructions illicites dont la poussée a fini par se banaliser et toute opération de démolition est devenue un sujet tabou à ne point aborder à travers tout le territoire de Mostaganem. A ce titre et en application des strictes instructions émanant du wali en personne, les maires des communes où le foisonnement des constructions est plus que frappant, ont été sommés dans de meilleurs délais à procéder à la démolition de ces dernières sans la moindre exception. Ainsi, presque une trentaine  de constructions ont été ciblées  à ce jour par cette mesure à travers les communes de Mostaganem, de Hassi Mamèche, de Ben Abdelmalek Ramdhane, d’Ain Nouissy, de Sidi Ali, de Sidi Lakhdar  et ont permis de récupérer  d'importantes assiettes foncières, qui serviront à d'importants projets d'utilité publique, d’autres opérations similaires se poursuivront au sein d’autres communes où existent également des constructions illicites à détruire pour absence de conformité . Le foncier public, appelé dans le jargon local «El Beylek » a été devenu sous le silence complice de certains et en absence de l’application des lois le régissant, la cible privilégiée de toutes les convoitises et des prédations. Il en a subi des coups de toutes natures qui lui ont été orchestrés par des centaines de squatteurs qui se sont accaparés des dizaines de lopins. Il était temps, qu’un brave commis de l’état et l'homme de la  providence tant attendue ,en l’occurrence M.Temmar Abdelhamid en sa qualité de wali vienne  au secours de Mostaganem et à la rescousse de son patrimoine public, menacé de toutes parts par le vol quotidien de ses terres avec le viol de toutes les lois censées le protéger, toujours en vigueur et  « un silence de mort » de la part de tant de concernés qui fermaient l'œil mais pas le porte-feuille..!

 

L.Ammar
Samedi 10 Octobre 2015 - 18:24
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