REFLEXION

BLIDA : Quel programme de réhabilitation pour la ville des Roses ?

En matière d’environnement, la wilaya de Blida a toujours occupé le devant de la scène eu égard aux multiples aspects dont elle recèle. Ainsi, si le chef-lieu de la wilaya était connu pour ses fleurs, la station de Chréa se caractérise par ses pins et son cadre féérique, alors que d’autres localités telles que Chiffa par ses jasmins et Boufarik ce sont ses platanes ombrageant ses principales artères qui font sa fierté.



En dépit des initiatives visant à permettre à la ville de Blida de garder son statut de « ville des roses », il semble que les efforts mis en œuvre par les autorités locales n’ont pu aboutir aux résultats escomptés. A ce propos, on soulignera que depuis le début de l’actuelle décennie d’importants moyens financiers ont été consacrés à l’amélioration du cadre de vie, mais l’exode des familles ayant fui leur région à cause du terrorisme a provoqué la création de plusieurs bidonvilles autour du chef-lieu et même au niveau des autres communes. Cette situation a dénaturé le cadre, et la présence de ces habitations précaires a parfois constitué un frein au lancement de certains projets de développement et, ce malgré le recasement de plusieurs familles. Au lendemain de son installation, le wali de la wilaya Mohamed Ouchen a évalué la situation qui prévalait en matière d’hygiène et de salubrité et, dans le souci de redonner au chef-lieu de la wilaya la place qui lui est due, il lança l’idée de création de six nouvelles EPIC dont celle de l’enlèvement des ordures ménagères, de l’éclairage public et celle chargée de développer et d’entretenir les espaces verts. Contrairement aux deux premiers établissements, la troisième entreprise a pour mission également d’apporter sa contribution en matière de restauration  du patrimoine. De nombreux  citoyens estiment cependant que le rôle de cette unité se limite à tailler les arbres ou à procéder à l’enlèvement des branches vertes. Or, son Directeur Mahfoudh Boudina réfute cet avis  tout en estimant que son entreprise contribue à la réhabilitation et à l’amélioration du cadre de vie. « Plusieurs opérations ont été mises en œuvre dans le cadre de la réhabilitation et l’aménagement de plusieurs espaces de la ville des roses », a t il déclaré. Blida, la ville des roses était toujours noyée dans ses jardins fleuris, et ou, du printemps à l’automne, le soleil disputait l’espace à l’ombre permettant aux promeneurs de trouver toutes sortes de fleurs allant du rosier au bougainvillier, sans oublier le bigaradier dont le vert de son feuillage poétise l’éclat du fruit jaune est visible de loin. A propos de cette variété de fruits, il convient de souligner que dans le passé, les plants étaient parfaitement entretenus et leur fruit, une fois muri était vendu à une conserverie locale, qui en faisait de la confiture sans oublier que durant la floraison l’extrait des fleurs était utilisé pour en faire des arômes pour les gâteaux. Ce type d’opération se faisait au début de chaque printemps dans un air de fête. D’anciens blidéens, gardent encore en mémoire l’alignement fait de plants de bigaradiers qui agrémentaient par leur feuillage à longueur d’année le périphérique constituait des boulevards Larbi Ben M’hidi, Tebessi Larbi, Mahdjoub Boualem, Abderezak Takarli, et du Colonel Lotfi, or ces derniers temps aucun intérêt n’est accordé ni aux arbres  ni au fruit en lui-même. Il suffit, d’un changement de climat pour que la voirie devienne un véritable dépotoir. Toujours selon Boudina, les actions entreprises, ont porté sur la restauration du mausolée de Sid’Ahmed el Kebir, qui a été remis en état, des jardins de « Sidi Yacoub » et de « Patrice Lumumba », sans compter les espaces verts et les ronds-points, ainsi que le kiosque à musique de la place du 1er Novembre. Il n’est pas exclu que certains projets font l’objet d’un suivi par d’autres entités et risquent à moyen terme d’être remises en cause après la réalisation des infrastructures programmées. C’est le cas du rond-point  menant vers Beni Tamou où une trémie est prévue, une fois les travaux de la nouvelle gare routière seront achevés. C’est aussi le cas du rond-point de Khazrouna, confié également à la DUC. Au regard des projets inscrits au titre de l’aménagement du chef-lieu de la wilaya, tels le tramway, le centre des examens du permis de conduire, la gare routière ou encore l’aménagement des artères et espaces verts, le chef-lieu de la wilaya retrouvera un jour sa véritable place au soleil.

H.M.Hichem
Samedi 9 Août 2014 - 18:57
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ACTUALITÉ
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