REFLEXION

BIOGRAPHIE D’UN MOUDJAHID : Ould el Bey hadj Abdelkader, une légende mostaganémoise

El hadj Abdelkader OULD EL BEY surnommé KADI figure marquante du football algérien, reste à vrai dire un des plus beaux monuments que Mostaganem ait pu enfanter jusque là, le libéro de charme des années 60 réussira un parcours exceptionnel dans le monde de la balle ronde.



Natif de Mostaganem le 23/06/1936 fils de Smain ancien typographe à l'imprimerie Ain Sefra ancien partisan du PPA puis le FLN incarcéré le 03/07/1945 dans la maison d'arrêt d'Oran pour chef d'inculpation de trahison et atteinte à la sureté extérieure de l'Etat(BE N°8575) et de Senia Ould Abed.
Tout jeune dans les années quarante Ould el Bey après avoir été remarqué au cours d'un match d'inter quartier à Tigditt ,a subi un test pour le moins original. Se trouvant dans le bureau de Benderdouche Abdelkader président de l'ESM, ce dernier froissait une page de journal pour en faire une boule qu'il lui lança signe d'acceptation. Alors il fit ses débuts dans l'équipe minime de l'ESM en 1949 ,où il opéra successivement en équipe cadets, juniors et puis séniors en1954, tout jeune en deuxième année juniors son premier match avec les ténors, il le fera en remplacement du prestigieux Benmohamed, l'intraitable latéral qui blessé devait laisser sa place au jeune KADI profitant de ce baptême de feu il va évoluer alors en n° 2 contre l'équipe de Rio Salado aujourd’hui El Maleh. ELHADJ se souvenait toujours de cette partie marquante de sa vie que le match allait  dégénérer alors en une bagarre générale qui éclata pour la seule raison que leur président feu Djillali Bentami a du être violemment bousculé sur la main courante et ce en plus des provocations et insultes proférées par certains colons excédés par notre résistance héroïque sur le terrain des opérations et notre sortie du terrain était à coup de jets d'eau et insultes
Au cours de son séjour en France affecté pour passer son service national entre 57 et59 à l'instar de beaucoup de jeunes Algériens où il a endossé plus que sa durée légale par crainte des autorités françaises en apprenant  que son cousin chahid OULDBEY HABIB habitait le même quartier tombait sur le champ d'honneur ,et après des tests d'essais concluants de jouer en poste de libéro puis attaquant au sein de l'équipe d'orange au Vaucluse, il deviendra au fil des rencontres le buteur maison invétéré et plus tard on a même songé à l'envoyer à un certain moment à Reims où évoluait un certain Mahi de Mascara. D'appréciables avantages sociaux professionnels comme le logement et un poste de maitre d'éducation physique dans un collège lui seront proposés. Mais le refus de son père Hadj Smain s'avèrera fatidique pour l'avenir de son enfant dans l'hexagone. Dès lors, son retour en 1959 coïncidera avec le gel de toute activité sportive décidée par le FLN .Cette année voulant se marier, le trésorier de l'ISM l'autre club de Mostaganem qui travaillait avec son père à l'imprimerie lui proposa un poste de travail chez  mr Boulanger président de ce club en contrepartie de jouer au sein de l'ISM et étant en contact avec les dirigeants de la révolution même avant de partir en France comme feu Abdelhadi Benkedadra responsable de la zone quatre dans la Wilaya cinq qui lui a attribué son témoignage de sa participation dans la révolution à titre de collecteur de fonds et agent de liaison et de renseignement le 08/07/1973  à l'instar d'autres témoins comme son ami d'enfance Benbouzid Maamar dit AMIRO et d'autres et sur l'aval et accordement de feu Chahid Ghali Namoussi qu'il s'est engagé dans cette équipe et il coordonnait toujours avec si GHALI les rencontres était à Sidi el Mejdoub toujours en présence de son ami Amiro et d'ailleurs lors des matchs internes de l' ISM les leaders fidayines venaient applaudir leur camarade KADI car ils savaient dans quel camp   était OULDBEY dans tout ses enregistrements avec la presse n'a cessé avec émotions d'importer ses souvenirs des grands monsieurs et martyrs de la révolution qu’il a côtoyé au sein de l'ESM et a gardé toujours leurs photos comme Kaddour Benmoussa,Hamou Marouki, les frères Benslimane et bien d'autres.
Après l'indépendance et lors du fameux critérium que le public commencera à découvrir le grand joueur de tous les temps de Mostaganem avec son équipe l'ESM ,deux fois finaliste en 1963 contre ESSetif et vu le règlement de la FAF, la partie était au mostaganémois après match nul et l'Espérance était la première qui a marqué par Khelil Said, mais Ould el Bey racontait que Sadek Batel ministre de la jeunesse et des sports nous a réunis en nous annonçant que sur les directives du président de la république Ahmed Benbella que la finale sera rejoué dans quinze jours et la coupe est restée aux sétifiens. La deuxième encore perdue en1965 contre le MCSaida.
C'est le 26 février 1963 à Oran et sous la conduite du regretté Nekkache que Ould el Bey endossera le maillot vert pour la première fois face à la Tchécoslovaquie finaliste contre le Brésil sept mois auparavant. Il joua ainsi contre la Libye, le Maroc, laTunisie, laChine, la Guinée et contre l'équipe professionnelle de Lens avec le père de Oudjani dont Ould el Bey disait j'avais la charge de le museler, mais le match qui est resté graver dans sa mémoire et comptait de ses très beaux souvenirs tout le long de  sa carrière. C'était le match à Constantine contre l'URSS avec les frères Yachine yéto etLève le plus grand gardien du monde et dans ce match l'élite Ould  el Bey avait le mérite d'être le capitaine des verts battu par un maigre score de un but à zéro.
Ould el Bey en dépit des offres qu'il a eu de l'extérieur et de l'intérieur prenant exemple la grande équipe de NAHD qui lui a offert des avantages socio professionnelles juteux pour qu'il joue dans sa composition, il est resté toujours fidèle à son équipe, et qui disait à chaque fois qu'elle n'a rien fait pour moi et elle m'a récompensé qu'avec de l'ingratitude. La preuve lors de mon jubilé personne n'a levé le petit pouce, mais dans tout cela il n'a jamais haie son club, il le défendait tout en allant chez les industriels mostaganémois d'ORAN pour faire la collecte d'argent au profit des fonds du club.
Ould el Bey le symbole n'a jamais quitté Tigditt son quartier natal et a toujours vécu sous le toit de la maison de ses parents là où il est né et où il a tiré sa révérence.  Il vivait avec une misère pension et un kiosque isolé qui lui a été attribué par la commune dans le cadre social et en terme de reconnaissance pour ce qu'il a fait pour Mostaganem qui elle lui a enfoncé un couteau dans le dos par des gens jaloux et ingrats qui lui ont attribués un titre de faux moujahid malgré son dossier riche en témoignages toujours gardé par son fils ainé Noureddine qui dit au nom de son père et toute sa famille ce que vous avez fait est impardonnable et il n’y a pas mieux qu' un jugement dans la cour divine là où il vous attend avec vos faux témoins et leurs propos mensongers et Dieu à qui  nous appartenant et à Lui nous reviendrons un jour saura nous récompensé de nos bienfaits et droiture et de nos péchés
Hadj Abdelkader Ould el Bey la gloire n'a jamais profité de n'importe quelle situation et il était bien placé pour  avoir ce qu'il voulait, vu l'estime et le respect qu'il  avait de la part de beaucoup de personnages de grande taille dans tout le pays . Mais lui il a choisi l'histoire ,la modestie ,la simplicité et l'amour des gens qui l'ont tant respecté et soutenu dans toutes ses épreuves sa chambre à l'hôpital d’ Ain Tédelès n'a jamais était vacante pendant ses derniers séjours et les reporters des journaux le sont témoins comme Mr Azziria délégué par le journal REFLEXION
Et ce fut un soir d'un jeudi du trois juillet 2014 et troisième jour de ramadhan la veille de djoumouaa  quelques minutes avant la rupture du jeune que ce grand monument a tiré sa révérence en rendant son âme à DIEU ,enterré le lendemain aux côtés de sa femme et son fils Habib naufragé du bateau Bechar en Décembre 2004 avec une grande foule de gens  venant de tout le territoire pour lui rendre  un dernier adieu dans un climat de chagrin et de larmes pour lui dire HADJ repose en paix, ton histoire est écrite et demeure dans notre mémoire.

 

Rezgui Mansour
Dimanche 1 Mai 2016 - 18:29
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