REFLEXION

BETHIOUA : A défaut d’incinérateur, déchets médicaux jetés dans la nature

En l’absence d’un incinérateur, les déchets médicaux de la polyclinique de Bethioua sont jetés dans les décharges au même titre que les ordures ménagères.



C’est ce qu’a indiqué un agent  surveillant médical qui a préféré garder l’anonymat de peur des représailles administratives, rencontré lors de notre virée à cette structure hospitalière. Ce dernier expliquera et ne manquera pas de mettre en reliefs plusieurs problèmes auxquels la polyclinique fait face quotidiennement, surtout avec le nombre toujours croissant des malades qui affluent vers cette structure de soins. « Nous subissons chaque jour une grande pression. La polyclinique ne peut pas faire face à la demande des 70.000 habitants de la région en plus des malades venus des villages limitrophes comme Mers El Hadjadj ,Araba,Messaissa et Granie,  etc… Pour les cas d’urgence, nous faisons vraiment face à un manque flagrant et nous ne pouvons assurer les soins pour tous ces malades qui affluent à notre structure, d’ailleurs, nous ne disposons que de deux ambulances », regrette-t-il. Par ailleurs, notre interlocuteur affirme que la polyclinique fait le travail d’un hôpital, alors qu’elle est dépourvue de lits pour les admissions du fait que la structure assure même des analyses pour les autres structures hospitalières ». « Nous souffrons, dans la daïra de Bethioua de l’absence de spécialistes. Des mesures doivent être prises par la tutelle et les responsables locaux afin d’encourager les spécialistes à s’installer chez nous. Il n’y a qu’un seul gynécologue et cela est insuffisant pour toute les parturientes  de la daïra», dira-t-il. Sur le volet lié au personnel, notre même interlocuteur nous fera savoir que le problème auquel fait face la structure est celui relatif à l’absence de personnel qualifié pour l’évacuation des malades vers les autres structures hospitalières, à l’exemple de l’hôpital d’El Mohgoun, ou vers le CHU d’Oran et celui du 1er novembre de l’USTO. Il ne manquera pas d’interpeller les responsables concernés pour accélérer les procédures nécessaires pour le lancement du projet de l’hôpital 60 lits pour la circonscription qui demeure encore dans les tiroirs des bureaux des services concernés a fait l’objet d’une  feuille morte. De son côté, un élu de la municipalité a exprimé sa volonté de collaborer avec les responsables de la polyclinique afin d’encourager les spécialités à venir travailler à Bethioua« Mon objectif est le développement de notre commune et d’assurer à nos concitoyens une bonne prise en charge sanitaire, notamment avec le projet de l’hôpital de 60 lits». L’autre problème qui est relevé au niveau de cette structure de soins, est celui des déchets hospitaliers qui sont acheminés, au même titre que les déchets ménagers, vers les décharges. Cela est dû à l’absence d’un incinérateur. « Seringues, compresses, antibiotiques, gants et autres produits toxiques sont jetés, pêle-mêle, dans les décharges publiques de la commune. Pis encore, ces détritus hospitaliers se retrouvent parfois dans les cours d’eau. Les responsables concernés sont appelés à doter la polyclinique d’un incinérateur qui arrêtera ce désastre », ajoutera un membre du  comité de quartier. 
 

Rafik M
Samedi 23 Février 2013 - 09:22
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Oran
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