REFLEXION

BENI-SAF : Le patrimoine benisafien méconnaissable

Ne dit-on pas que :" Les peuples qui n'ont pas de passé n'ont pas d'avenir… " , En opérant un bref retour aux sources au niveau local et plus précisément au niveau de la commune de BeniSaf , sans polémiquer sur la question de ce siècle a remis à l'honneur les siècles ou plutôt le siècle passé pour ne pas trop s’enfoncer dans l’histoire qui reste tout de même un patrimoine qui mérite d’être exposer.



BENI-SAF : Le patrimoine benisafien méconnaissable
La conservation de l’actif( corporel et incorporel) de la commune de Benisaf est donc une vocation, une charge et même une fonction primordiale pour permettre au moins  aux générations à venir  d'avoir leur propre regard au sens large de sa valeur ; et sans doute de porter un éclairage nouveau sur ces sources d'information. La maxime « la cité ne nous a pas été léguée par nos parents mais prêtée par nos enfants" prend ici toute sa valeur.
Un travail considérable devrait être  entrepris  le plutôt  possible pour la sauvegarde de ce patrimoine de la ville de benisaf. La loi algérienne   reconnait aux communes le droit de disposer d’un patrimoine relevant du domaine public artificiel (dispositions de la  loi domaniale N°90-30 du 1er décembre 1990portant loi domaniale).Le patrimoine de la commune d’une manière générale  est un constituant  variable ( possibilité  de la mise en œuvre des techniques  nouvelles de reproduction :une bibliothèque de : photographies, ektachromes, microfilms, et aujourd'hui, l’internet et  la numérisation qui permet la mise en ligne et ouvre un champ encore à peine exploré de diffusion aux  érudits de la matière et ceux  qui se disent et prétendent être  Benisafiens) que ce soit  du côté  corporel ou  de l’ incorporel ;  l’étendue du champ de son étude  complique   davantage ses limites. Le patrimoine  communal  désigne le bâti  mais il y a également ce  patrimoine culturel  qui  est codifié par les dispositions de la loi N°98-04 du 15 juin 1998 relative à la protection du patrimoine culturel . Il existe aussi un patrimoine gastronomique, un patrimoine sportif, architectural, naturel… Le patrimoine est l'héritage commun d'une collectivité qui est transmis aux générations suivantes que les générations passées nous ont légué afin d’y ajouter un plus qualitatif sinon…. Il peut être de nature très diverse : culture, histoire, langue, système de valeurs, monuments, œuvres artistiques...  le patrimoine matériel  ou plutôt les éléments  matériels de l’ensemble des biens immobiliers et mobiliers  qui fondent le paysage naturel et artificiel  de la commune et le rattachent au passé de la ville, au travers des traces qui subsistent sur le terrain via une gestion  par des responsables ( les responsables représentent également  un patrimoine humain  qui incarne une  source intarissable permettant de  découvrir et d’ appréhender sous un angle historique, culturel ,politique et sociologique, de l’identité et de l’évolution  dans un contexte donné et d’une communauté humaine à travers son histoire.
Les archives sont une   mémoire , elles viennent d’être instituer par l’APC de Benisaf, elles  ne conservent en général et  pour la plupart du temps , des sources qui permettent d’explorer ces différents aspects depuis l’existence même de la ville, en passant par son histoire, comme les recensements des faits et événements, les documents cadastraux, les cahiers de doléances ;les archives administratives…….Ces thèmes pourront être proposés qui mettent en valeur des types de sources : 
*1-l'étude de la population de la commune (recensements et impositions).
*2- de son espace physique (cadastre). 
*3-de son espace visuel (documents iconographiques). 
*4-de son patrimoine matériel (administration communale) 
*5- d'un événement d'histoire locale (la rédaction du cahier de doléances de tout événement historique avec ses  véritables  et valeureux personnages).
Pour ce qui me concerne le plus  sur cette petite contribution, est ce quatrième point qui se rapporte au patrimoine matériel pour une commune donnée la commune de Benisaf fait l’affaire d’exemple type. Une panoplie de règles et de textes juridiques ont été élaborés à cet effet pour montrer la teneur, la justesse et l’ importance que revêt la compétence  transférée  à la commune par rapport à la gestion relevant du domaine public artificiel comme c’est indiqué dans les dispositions de la loi domaniale que la commune ignore complètement et sa tutelle néglige sa vocation. 
 
L’effet d’un laisser-aller 
Il est de notoriété les types de dépendances tels : les marchés, les gares routières, l’abattoir, les rues communales, les chemins communaux, les espaces publics communaux  qui nécessitent  un suivi quotidien semblable à cette femme de ménage qui dépoussière quotidiennement les meubles de l’institution donnée. Leurs inventaires doivent  refléter l’exhaustivité, la réalité et la valeur de ce patrimoine.  Un traitement  spécial est nécessaire  partant de la  construction d’équipements supplémentaires, d’entretien et de gestion  avec un service de nettoiement  quotidien  d’une efficacité extrême. La qualité quotidienne de ses services affiche  d’un côté comme de l’autre  l’expression des droits et des obligations qui devront  être normés par la collectivité administrative d’une part et la société civile  d’autre part ; l’apparition  d’un déséquilibre  en ce sens entraine forcément un  comportement néfaste de l’un comme de l’autre  produisant  l’effet d’un laisser-aller  qui dure dans un incognito déculturé et ce que nous constatons aujourd’hui au niveau de notre ville pour ne pas dire commune sans mesures.
Il ya aussi dans la cité les parcs d’intérêt communal de même que les jardins d’intérêt communal  qui font la splendeur, la beauté de la ville dans sa saveur créative quand l’entretien et la  gestion sont réunis et   qui fait du jardinier et du paysagiste des poètes de tous les jours. C’est une énumération des résultats par un travail d’art interposé, que toute la frange de la ville de BeniSaf à la dimension patrimoniale  devrait renforcer la vision et à même de consolider et d’en assurer la cohérence entre la moralité ,l’éducation et la raison ,tout à la fois  .Cette cohérence  de valeurs doit évoluer dans un contexte  et une démarche respectant une perspective de l’ensemble du patrimoine , de sa mise en valeur et de son exploitation culturelle ; l’ex mairie de Benisaf possédait sur son toit  un « BIG BEN » qui segmentait le temps pour le benisafien allant de l’écolier au travailleur en passant par le comportement de l’individu .
 
Beni Saf, nécessite une gestion efficace  de proximité
La ville, nécessite une gestion efficace  de proximité, de développement humain ( richesse de la ville),d’une conception de développement durable, la ville représente un espace de création ; d’expression culturelle dans un cadre de valeurs local ,national et  même international de même que la sauvegarde et la  préservation du patrimoine  .L’adressage et dénomination des rues ,places et édifices publics reflètent la reconnaissance du bien-être  et la valorisation de ceux qui ont donné un plus à la commune, à la ville, au pays et à l’humanité. Ce n’est pas le cas pour ce qui est et devrait être  pour un certain  jardin public nommé « place des martyrs », ressemble à un vidoir veut tout insinuer ( voir article paru au  quotidien d’Oran le  05/02/2013 «  le jardin public vidoir de Benisaf » et l’article d’El-Watan du 30/11/2011 « dépravation des symboles d’Algérie »).
Au sens civil du terme, la propriété  est le droit de jouir et disposer des choses de la manière la plus absolue, pourvu qu'on n'en fasse pas un usage prohibé par les lois ou par les règlements. La Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen du 26 août 1789 précise dans son article 17 : "La propriété étant un droit inviolable et sacré, nul ne peut en être privé, si ce n'est lorsque la nécessité publique, légalement constatée, l'exige évidemment, et sous la condition d'une juste et préalable indemnité
 En définitive , La lecture sur le patrimoine  a varié au fil des siècles et la vision de ce passé lointain s'est élaborée peu à peu, elle  s'est modifiée au gré des découvertes, des théories, de l'imagination des hommes. Aujourd’hui, nous pouvons affirmer qu’il existe un ensemble de textes juridiques et réglementaires qui  devrait en principe   permettre aux communes de mieux sauvegarder , d’utiliser, d’acquérir, de produire et même d’aliéner tout type de biens matériels( patrimoine). Cette gestion si elle est faite de façon transparente, elle   devrait non seulement contribuer à instaurer une meilleure gouvernance  avec une nouvelle culture de gestion au sein de la commune même  et permettre  à cette dernière  d’accroitre non seulement ses ressources matérielles mais humaines et culturelles  susceptibles de créer des recettes nouvelles , sachant que les lenteurs et les obstacles ne permettent pas toujours d’ exploiter au maximum les opportunités offertes ou dégagées par le génie des enfants de la commune.  La performance du système de gestion du patrimoine dans la commune est plus que nécessaire afin d’éliminer les lenteurs et blocages administratifs , d’hausser le niveau de compétence des agents, d’éliminer l’utilisation abusive des biens de la commune, des détournements de recettes et de dépenses , lutter contre l’incivisme et autres fléaux qui freinent l’avancée de la qualité et du cadre de vie du citoyen quand il prend bien conscience de l’usus ( droit de recueillir les fruits), du fructus ( droit d’utilisation)et de l’abusus ( droit d’en disposer à sa guise).Enfin, de ce patrimoine communal, nait la fierté de la ville par l’art du travail et de la richesse de ses enfants qui peuvent donner un label à leur ville de : «  ville de Bougainvillée », »ville de la sardine » ,ville du minerai de fer », »ville du basket Ball ».
 

Benallal Mohamed, Ancien Cadre
Mardi 4 Juin 2013 - 09:22
Lu 680 fois
A LA UNE
               Partager Partager

A LA UNE | ACTUALITÉ | MOSTAGANEM | RÉGION | CULTURE | SPORTS | CHRONIQUE | DOSSIERS | ISLAMIYATE | Edito | RAMADANIATE | NON-DITS | DÉBAT DU JOUR | TRIBUNE LIBRE | PUB | Spécial 1er Novembre 54 | Aidons-les ! | MOSTA-HIER | بالعربي






Edition du 07-12-2016.pdf
3.31 Mo - 06/12/2016





Flux RSS


Retrouvez-nous sur Google+