REFLEXION

BECHAR : Séminaire régional de formation sur la prise en charge des toxicomanes



BECHAR : Séminaire régional de formation sur la prise en charge des toxicomanes
A Béchar, l'école paramédicale abrite un séminaire régional qui regroupera les wilayas suivantes, Ouargla, l'Oued, Biskra, Adrar, Tamanrasset et celle de Béchar. Ce séminaire se déroulera du 5 au 7 du mois en cours. Cette rencontre sera axée sur plusieurs thèmes portant sur la toxicomanie et ses vecteurs et de mettre en exergue tous les résultats qui ont été constatés d'après les études et les analyses des spécialistes de ce secteur. Le séminaire est organisé conjointement par le ministère de la santé et l'ONLCDT. Il est présidé par madame Hadjira Lezzar sous directrice de la prévention à l'office national de lutte contre la drogue et la toxicomanie ( ONLCDT). Le but est de former des médecins chargés de la prise en charge des toxicomanes au niveau des différents centres qui vont ouvrir prochainement. M Abdennouri Salah, directeur d'études, d'analyse et d'évaluation dans son intervention, il a cité en précisant des paramètres sur l'évolution de la situation de la drogue en Algérie et les efforts de lutte. Le trafic de drogue dans le monde est un phénomène mondial (3 à 5% de la population mondiale consomme de la drogue d'où 200 millions de personnes), 5 millions de personnes atteintes de sida à cause de la drogue, Les fléaux des temps modernes tels que le cannabis, drogue prépondérante (150 millions de personnes), suivie des psychotropes. L'interconnexion entre le crime de la drogue et les autres formes de criminalité organisée: Le terrorisme, le blanchiment d’argent, la corruption, l’immigration clandestine. On signale que c'est le deuxième marché économique mondial avec 500 milliards de dollars (après les armes, bien avant le pétrole), 50 milliards de dollars seulement sont consacrés annuellement par la communauté internationale à la lutte contre la drogue. Le trafic de drogue en Afrique est une situation alarmante, le rapport de l’ONUDC a montré qu’il y a les 3 filières: la Culture , le Trafic et la consommation. Le taux de prévalence très important, le cannabis , un véritable problème (34 millions de consommateurs). Le continent était épargné: pas de production, pas de culture et pas de consommation. Depuis 2004, la situation a changé. Le continent est attaqué par les trafiquants. Il y a culture de cannabis en Afrique, notamment au Maroc, il y a de plus en plus de consommation. Le continent est caractérisé par une augmentation significative de production et de consommation des drogues de synthèse. L’Afrique de l’Ouest est devenue une véritable zone franche de trafic de drogue. Abdennouri Salah a signalé que L’Afrique attire de plus en plus les trafiquants, le continent est utilisé comme zone de stockage et de transit des drogues. Les côtes africaines sont assiégées, en 2006 et 2007, 40 tonnes de cocaïne saisies en Europe ont transité par l’Afrique. Le transit du cocaïne devient une menace sur les gouvernements de l’Afrique de l’Ouest. L’Afrique de l’Est constitue une porte d’entrée pour l’héroïne (24 t consommées en Afrique et 120 t en Europe). Durant les 3 dernières années, stabilisation de la situation de la drogue en Amérique et en Europe et pas en Afrique. Désormais cela représente un problème de sécurité, donc de développement. Le danger réel, nous guettons. c’est notre jeunesse qui est ciblée par le monstre permanent, le Maroc qui est le plus grand producteur de cannabis au monde. 230% d’augmentation entre 2007 et 2008, dans la saisie de cannabis, 74 tonnes en 2009. Le cannabis est la drogue la plus consommée dans le monde suivi des psychotropes, un danger en évolution. L’Algérie, pays de transit depuis des années. Le cannabis transite par l’Algérie à destination de l’Europe via la frontière Est ou par les grands ports Algériens. La région de l’Ouest du Pays est la plus touchée par le trafic (48%), Le trafic se fait par route, généralement à bord de 4X4 ou de camions. tout cela se joue par des stratégies des trafiquants et la toxicomanie reste toujours une attitude vectorielle dérivative vers l'anti-social . d'autres spécialistes dans leurs interventions ont diversifié ce séminaire par des questions éthiques et déontologiques dans le domaine des adductions, des modalités de prise en charge des toxicomanes ainsi que les troubles du comportement et suivi sur les risques de l'usage des drogues.

Smail Mohamed
Jeudi 7 Octobre 2010 - 00:01
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