REFLEXION

BANQUES INFORMELLES A ORAN : Ouverture d'une enquête

De source autorisée, l'on apprend que les services de la sécurité de la wilaya d'Oran viennent d'ouvrir des enquêtes d'investigations sur des opérations financières effectuées par certains barons de la drogue et trafiquants d'or, en compagnie d’hommes d'affaires en matière de blanchiment d'argent.



BANQUES INFORMELLES A ORAN : Ouverture d'une enquête
Ces personnes sont soupçonnées d'avoir écoulé des quantités considérables de drogue (cocaïne) et de faux billets, du fait que même les rouleaux de papiers qui servaient à la reproduction de faux billet n'ont pas encore été neutralisés depuis leur dévoilement par les services français qui ont réussi la perquisition d'une bonne partie dans un quartier populaire de la ville de Lyon en France depuis deux années.L'argent récolté à travers ces transactions illégales et juteux a été transféré vers des banques parallèles et informelles destiné à l'établissement des prêts aux familles nécessiteuses et démunies à un taux d'intérêt très élevé soit 60% comparé à celui des banques légales. Les enquêtes ont été déclenchées au lendemain de la circulation d'information sur la prolifération des banques informelles dirigées par "des hommes d'affaires" sans scrupules et des trafiquants de drogue. Sur ce plan, notre source affirme que les services de sécurité en collaboration avec les banques nationales et étrangères agréées ont entamé une opération de recensement des clients "lourds" ayant entrepris des retraits d'importantes sommes d'argent en liquide, bénéficie d'importants prêts et qui sont soupçonnés d'avoir alimenté ces banques informelles. Ces investigations des services de sécurité coïncident avec la volonté des pouvoirs publics d'imposer des mécanismes susceptibles de réguler le mouvement des capitaux.
Ces banques parallèles ont élus domicile dans des boîtes de nuit et certain café du centre-ville d'Oran. Les initiateurs de ces banques informelles profitent des malheurs des personnes nécessiteuses pour les convaincre à emprunter à ces banques, au lieu de passer par le circuit formel des banques agréées et attendre une éternité pour contracter des prêts auprès de ces banques illégales. Les clients potentiels de ces banques informelles sont généralement des familles à la recherche de logement ou d'achat d'équipements électroniques, de véhicules ou à la concrétisation de projets socio-économiques ou de sortie de célibat. Ces clients sont contraints de signer des documents de prêts illégaux avec les patrons de ces banques auprès d'un notaire. Les premiers éléments de l'enquête ont révélé que 60% des propriétaires de ces banques informelles sont des trafiquants de drogues, patrons de boîte de nuit, bijoutiers trafiquants d'or (faux poinçon de garantie) qui récoltent des milliards de centimes par jour émanant de cette frange de la société qui ne recule devant rien.
Il faut aussi rappeler que cette activité a connu, ces deux dernières années avec les trafiquants de drogue, une hausse considérable,nécessitant l'intervention des services de sécurité pour éradiquer ce mal qui ronge toute une frange de la société à la recherche d'un abri ou de projets pour s'entretenir et qui est victime d'une machination de transaction illégale et frauduleuse.

Medjadji.H
Vendredi 3 Juin 2011 - 10:45
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Oran
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