REFLEXION

Aucun spécialiste n’a pu diagnostiquer sa tuberculose

LES DEBOIRES D’UN CITOYEN MOSTAGANEMOIS

La tuberculose tue près de 2 millions de personnes chaque année dans le monde. L'O.M.S. estime qu'entre 2000 et 2020, près d'un milliard de personnes seront nouvellement infectées et que 200 millions d'entre elles développeront la maladie, dont 35 millions mourront de tuberculose si aucune amélioration n'est apportée dans le contrôle de cette infection.



Aucun spécialiste n’a pu diagnostiquer sa tuberculose
Toutefois, de par le monde, une personne sur trois qui tombe malade de la tuberculose ne réussit pas à bénéficier en temps utile d’un diagnostic exact et d’un traitement efficace. C’est ce qui semble être une réalité dans notre pays si l’on considérait le cas d’espèce dont l’information nous est parvenue à « Réflexion ». Il s’agit d’un jeune Mostaganemois, qui a été victime de ce non identification de la maladie due éventuellement à un manque d’équipement ou à la banalisation des symptômes. En effet, le jeune en question ressentant un malaise au niveau de la gorge en décembre 2010, a dû subir les consultations successives de six spécialistes en ORL dont un établissement public à Alger, le diagnostic était à chaque fois le même : une allergie au niveau des cordes vocales. Il aura fallu que le malade soit en France pour un séjour touristique pour que sa maladie soit identifiée grâce à son ami médecin qui a soupçonné la présence de la maladie compte tenu des symptômes. L’examen radiologique exigé par le médecin a révélé une tuberculose et non pas une allergie. Le jeune B.R est hospitalisé depuis 27septembre dernier pour tuberculose pulmonaire bacillifère alors qu’en Algérie, il n’avait été soumis à aucune exploration diagnostique microbiologique et radiologique permettant d’accéder au diagnostic et de bénéficier du traitement de la tuberculose. Cette erreur de diagnostic a fait que la maladie se développe au stade supérieur au point que les examens effectués à l’hôpital où il est traité actuellement révèlent une résistance de haut niveau au traitement de base ce qui a décidé les médecins à passer à un protocole d’attaque plus important. Ce cas nous interpelle tous. Nous devons en notre qualité de représentants de la presse puisque nous avons été destinataires du rapport médical de l’intéressé, inciter les pouvoirs publics à appliquer des politiques et de mobiliser des ressources en faveur de la lutte contre la tuberculose afin d’améliorer le dépistage des cas en temps opportun.

Bentounes Réda
Samedi 15 Octobre 2011 - 11:49
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MOSTAGANEM
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