REFLEXION

Au pays des attentes…!



Au pays des attentes…!
Au pays des attentes, trop de citoyens attendent en gare le retour d’un train, qui a pris à son bord, tant de privilégiés, qui, pour des raisons semblant être encore énigmatiques, l’empêchent de revenir chercher ces laissés pour compte, ceux qui n’ont pu être là, lors de ce premier passage, et surtout à l’heure des rendez vous de l’histoire qui s’est écrite sans eux, et qui a fermé à double tour ses fenêtres et autres portes. Ils attendent depuis, en se nourrissant d’espoir, de patience et quelques miettes de pain avec beaucoup de rêves, de mieux être en « trois dimensions » ! En cette contrée là, d’autres gens attendent également, au bord de la folie, l’attribution d’un logement, et ne plus crécher à douze, au sein d’une cave d’immeuble, qui se transforme en hiver en baignoire en un four sans issue de secours en été…. Une cave qui se partage, depuis des lustres avec les eaux pluviales et ménagères des voisins, des rats dégouts, de quelques chats sauvages…. ! Au sein de ces territoires là, assez d’êtres vivants, sensibles et à bout de patience, attendent au seuil de l’impossible, la chance de convoler en premières noces juste pour quelques heures de rêve malgré la cinquantaine, le hasard de se débrouiller un travail, sans verser « la contre partie sonnante et trébuchante exigée », surtout, avant de s’en aller de ce monde, juste pour ne point crever à ciel ouvert… Ils attendent, les cheveux blanchis, les mains tremblantes et avec tant d’autres maux physiques et sociaux, à travers des squares et autres coins, d’avoir une place en horizontal s’il le faut, au sein de l’un de ces hôpitaux, qui restent malheureusement, des lieux de transit pour la morgue publique…! A travers ces régions là, beaucoup de personnes attendent, à peine perdue, la levée du jour et la fin de ces longues nuits qui les cernent de partout depuis 48 années d’indépendance, ils attendent qu’une piste les rattache au monde, que les ordures qui entourent le douar, se fassent évacuer ailleurs, que l’eau ruisselle à domicile à travers des conduites d’eau potable, que l’énergie électrique éclaire ces lieux oubliés,… Qu’un lieu de savoir voit le jour et prend en charge ces gamins et gamines qui ne savent disputer la course des chiens, chanter avec les hiboux et surveiller de prés les quelques chèvres et autres brebis des autres qui ne viennent qu’aux jours de la fête du sacrifice, prendre les meilleurs agneaux… Qu’une salle de soins ouvre ses portes pour vacciner les petites enfants et panser les blessures physiques des autres, occasionnées par les dures conditions de vie, en ce milieu là, sans pouvoir soulager ces autres plaies du sort qui finiront par se faire oublier et se supporter, sous de vives douleurs ressenties, et de peines insurmontables… ! Au pays des attentes, plus d’un quart de la société qui le compose, attend au sein de la gare de la mal vie, que le soleil qui brille, pour ceux qui retiennent en otage le train qui n’est point revenu, ose venir illuminer également leur ciel souvent gris et orageux qui, malheureusement, ne prédit rien de bon, après tant d’années, de folle impatience et de vaine attente…. !

Ammar Laid
Samedi 13 Mars 2010 - 09:51
Lu 492 fois
CHRONIQUE
               Partager Partager

A LA UNE | ACTUALITÉ | MOSTAGANEM | RÉGION | CULTURE | SPORTS | CHRONIQUE | DOSSIERS | ISLAMIYATE | Edito | RAMADANIATE | NON-DITS | DÉBAT DU JOUR | TRIBUNE LIBRE | PUB | Spécial 1er Novembre 54 | Aidons-les ! | MOSTA-HIER | بالعربي






Edition du 04-12-2016.pdf
2.87 Mo - 04/12/2016





Flux RSS


Retrouvez-nous sur Google+