REFLEXION

Arnaques et dénonces par un fermier espagnol. Les haraga de Stidia refoulés

Après une cavale qui durera un mois et quelques jours dans la région d’Andalousie après avoir accosté au sud d’Alicante, les haragas de Stidia qui ont pris le large à partir d’une petite plage avoisinant l’agglomération, ont fini par être attrapés.



C’était par un 03 aout, qu’ils avaient mis les voiles. Avec le beau temps et le calme plat de la grande bleue en cet été sortant, la grande harga avaient repris de plus belle. D’ailleurs, c’est mois de 72 heures après l’opération difficile et épuisante de recherches pour le sauvetage de 11 haragas non loin de la baie d’Arzew et qui s’est soldée par leur neutralisation dans des conditions très difficiles durant plus d’une journée, durant laquelle les gardes-côtes d’Arzew ont employé tous les moyens à leur disposition, que le groupe en question avait réussi la harga. Ils étaient 8 jeunes, âgés entre 25 et 32 ans à partir du rivage de la petite ville de Stidia, à l’ouest de Mostaganem. Originaires, de Stidia, mais également de Tipaza et d’Alger, ces candidats à l’émigration clandestine ont choisi, cette fois-ci, la plage rocheuse nommée ‘ la singe’, en bas de l’autoroute liant Mostaganem à Oran. L’aventure a pris chemin vers 23 h. A bord d’une embarcation de fortune longue de 4 mètres 8o centimètres, équipée d’un unique moteur de 30 chevaux. Ils avaient pour tous moyens de vie, des casse-croutes maisons, quelques bouteilles d’eau, un habit de rechange pour tout un chacun, mais surtout 4 bidons d’essence pour que la traversée soit bien assurée, outre un appareil GPS réglée sur la position d’Alicante. ‘La mer ne s’est pas déchainée à notre grand bonheur et salut’, rapportaient leurs amis contactés par téléphone depuis la petite ville d’Elche.
Les jeunes aventuriers qui sont arrivés donc saints et saufs, n’ont pas voulu rester en Espagne. Après une marche de 24 heures à travers les bois, pour esquiver la côte qui est sujette, terre et mer, à un très fort dispositif de lutte contre les clandestins, la moitié des haragas, sont entrés dans le territoire français pour se rendre chez des copains à eux dans la ville de Toulouse. Un autre coup de fil passé depuis cette Mecque française pour les mostaganémois, est venu confirmer leur arrivée à bon port, alors qu’ils fêtaient la fête. Or, coup de théâtre pour les 04 restant sur le territoire ibérique, l’aventure de vendanges pour gagner un peu d’argent afin de continuer leur chemin vers le nord, c'est-à-dire la France, ne s’est pas soldée par quelconque réussite puisque un fermier qui les a recrutés au noir, n’a omis de les dénoncer. D’après l’un des refoulés, l’agriculteur qui les a employés pour la cueillette du raisin, n’a pas apprécié le fait que ses employés algériens et haragas, aient demandé plus de considération quad il leur paya un mois de travail à un pris modique. Ainsi il leur promît de régler cette petite histoire le lendemain. Un lendemain où il leur réservait en fait une visite de la garde espagnole dont les éléments n’avaient pas à courir pour leur mettre les menottes aux poignets. Et comme tout est bien qui finit bien, les jeunes aventuriers auront encore une chance puisque c’est à Stidia qu’ils sont revenus et qu’ils ont fêté l’Aïd après avoir jeuné ramadan outre mer, en Andalousie. Et à la question de savoir s’il est prêt à essayer une autre tentative, l’un des haragas lancera un sourire malicieux qui semble dire beaucoup.

B. Abderrahmane
Mercredi 23 Septembre 2009 - 08:00
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