REFLEXION

Arcelor-Mittal perd un procès au Sénégal

QUELQUES MOIS APRES L'ANNONCE PAR L'ALGERIE DE LA NATIONALISATION DE L'UNE DE SES FILIALES

Le gouvernement sénégalais a obtenu une victoire judiciaire sur ArcelorMittal dans un litige sur des mines de fer, infligeant un nouveau revers en Afrique au géant de l'acier, quelques mois après l'annonce par l'Algérie de la nationalisation de l'une de ses filiales.



La Cour d'arbitrage internationale de Paris a donné gain de cause au Sénégal qui l'avait saisi pour dénoncer le non-respect par ArcelorMittal du contrat signé par les deux parties en 2007 pour l'exploitation des mines de fer de la Falémé, dans la région de Tambacounda (sud-est). Le groupe sidérurgique a admis mercredi dans un communiqué que la justice avait donné au pays africain "le droit de rompre les accords conclus en 2007", après l'échec d'une procédure de conciliation en mai 2011. Le litige ne s'arrête pas là pour autant: un nouveau round judiciaire est prévu pour fixer le montant des dommages et intérêts que réclame le Sénégal. ArcelorMittal a d'ores et déjà promis qu'il se défendrait "vigoureusement" pour ne pas verser d'indemnisation.  La position du gouvernement sénégalais rappelle celle du gouvernement et des syndicats français, qui avaient reproché au géant de l'acier de ne pas avoir tenu ses engagements lors de la fermeture de l'aciérie de Gandrange et les hauts-fourneaux de Florange, en Lorraine.

Projets suspendus pour cause de crise
Le Sénégal prévoyait la construction d'infrastructures importantes pour le pays, notamment un port en eaux profondes à proximité de Dakar et une voie ferrée de 750 kilomètres qui devait le relier à travers le pays aux mines de la Falémé. Dakar avait estimé que la contribution de ce projet, serait de l'ordre de 114 millions d'euros. Dans le cas des mines de la Falémé, la déception sénégalaise était d'autant plus grande que ce contrat constituait le projet industriel le plus important de l'histoire du pays, avec un investissement prévu de 1,66 milliard d'euros, devant générer jusqu'à 20.000 emplois.  A l'époque, ArcelorMittal tablait alors sur une production de 25 millions de tonnes de minerai de fer à partir du démarrage des mines en 2011. Elles devaient régénérer la région, située dans l'une des zones les plus pauvres du Sénégal, bien qu'abritant l'essentiel des ressources minières du pays, avec aussi de l'or et du marbre. Mais la crise est passée par là et la demande d'acier s'est écroulée en Europe. En 2009, ArcelorMittal a dénoncé l'accord qui le liait au gouvernement et suspendu son projet sénégalais en "raison de l'environnement économique", mais aussi sous prétexte que la qualité du minerai n'était pas aussi bonne qu'il avait initialement pensé. La justice a finalement sanctionné ArcelorMittal, trois mois après l'annonce par l'Algérie de son intention de nationaliser une filiale du numéro un mondial de la sidérurgie à Annaba, une menace qu'avait brandie en France le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg pour empêcher la fermeture des hauts-fourneaux de Florange. Le géant algérien de l'acier, qui n'a produit que 600.000 tonnes d'acier en 2012, loin de l'objectif de 700.000 tonnes fixé initialement par le groupe, a enregistré des pertes de 33 millions de dollars l'an dernier.

Riad
Mercredi 11 Septembre 2013 - 23:00
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ACTUALITÉ
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