REFLEXION

Alger ne brulera pas !

MALGRE L’INSISTANCE DE BERNARD-HENRI LEVY

Depuis le changement politique opéré dans les trois pays arabes: Tunisie, Egypte et la Libye. Des spécialistes de plusieurs sites liés au Mossad, n’ont pas cessé de provoquer les Algériens pour les inciter à « bruler » leur pays, les appétits pétroliers des puissances étrangères ne sont pas aussi étrangères à ce nouveau terrorisme à l’occidental’’ pour cacher leurs faillites économiques et les banqueroutes financières des banques.



Le site ‘Algérie Plus’, réagit en publiant des réactions de citoyens :

Crier "dégage" ne suffit pas, par Rachid I.
La pression exercée par les populations des pays voisins, peut et doit-nous servir de levier pour des réformes en Algérie. Mais il est d'abord nécessaire de dresser un état des lieux complet, de faire des propositions concrètes sur tous les plans et de ne pas suivre le seul mot d'ordre tunisien, "dégage". L'urgence ne commande pas le désordre. Prenons du recul par rapport à ce qui s'est passé en Tunisie et en Egypte. Crier "dégage" ne suffit pas à répondre aux attentes de tout un peuple. J'attends des propositions concrètes et réfléchies sur le devenir de l'Algérie et pas seulement des pancartes avec des slogans vides et nerveux.

"Nous avons besoin d'une révolution, mais d'un autre genre", par Amina M.
Je ne participerai pas à cette marche, parce que j'estime qu'il s'agit d'une pure manipulation orchestrée par une opposition faible qui ne représente que ses adhérents. Si l'Algérie est en paix aujourd'hui, c'est grâce à Bouteflika. L'opposition essaie de profiter de la situation qui existe en Tunisie et en Egypte, mais elle oublie que nous avons déjà fait notre révolution (contre la France coloniale) et nous avons connu notre révolte en octobre 1988. Il existe actuellement un grand amalgame : l'Algérie n'est pas la Tunisie. C'est vrai, nous avons besoin d'une révolution, mais d'un autre genre : une révolution intellectuelle, une révolution de travail, de sérieux, d'honnêteté, de responsabilité.

"Nous ne sommes pas assez bêtes pour demander le départ de Bouteflika", par Sid Ali
Il serait absurde de comparer les événements de Tunisie et d'Egypte à l'Algérie. Nous avons déjà payé cher de tels mouvements de révolte et je ne pense pas que le pays soit prêt à revenir vingt ans en arrière. Le problème de l'Algérie est celui d'un système qui ne répond pas à l'aspiration d'un peuple malgré les milliards de dollars qui gisent dans ses caisses. Nous ne sommes pas assez bêtes pour demander le départ de Bouteflika car personne ne pourrait le remplacer pour le moment. L'opposition n'existe pas. Je souhaite que le président soit assez intelligent pour entamer dès maintenant une vraie transition pacifique. Ses récentes démarches, comme la levée de l'état d'urgence, vont dans ce sens. A mon avis, Bouteflika a bien analysé la crise qui secoue nos deux voisins. Il n'est pas lié personnellement à la corruption comme ce fut le cas de Ben Ali et de plus il a fait sortir le pays des années noires. Internet et la presse sont libres en Algérie, la liberté d'expression dans la société existe. Le point en suspens, c'est la jeunesse.

"Le pays a connu une décennie de l'horreur", par Yac B.
Malgré l'appel à la marche du 12 février et le début de grève de certains secteurs (notamment les paramédicaux), je doute que l'Algérie sombre dans une spirale révolutionnaire. Tout d'abord, la grogne populaire n'est pas orientée contre Bouteflika. Dans sa grande majorité, le peuple l'apprécie ou est conscient qu'il n'est qu'un pantin placé par la junte militaire. Il cristallise moins de mécontentement que ses voisins et, en dehors des grandes villes, il est même populaire.Ensuite, le système algérien possède une grande expérience de la répression. Il s'est équipé des toutes dernières technologies en termes de surveillance. Il lui est facile d'identifier les leaders et de rapidement les museler. Enfin, l'Algérie exporte du pétrole et du gaz. Son importance est capitale pour l'Europe. Si on laisse la junte birmane réprimer son peuple, pourquoi l'Europe prendrait un risque d'approvisionnement en laissant l'Algérie basculer vers l'inconnu ? Certes, les Algériens sont fatigués de la corruption, de la cherté de la vie, du manque d'emplois et de logements. Mais le pays a connu une décennie de l'horreur, et beaucoup restent traumatisés par cette période et ne veulent plus la revivre. Je rêve d'une Algérie démocratique mais notre salut viendra le jour où notre élite dirigeante rendra l'âme. Cette génération a pris le pouvoir par les armes et ne le rendra qu'à sa disparition. En 1988 ils ont tiré sans hésiter, pourquoi cela serait différent aujourd'hui?
Risques de violence, par M. E.
Je crains que cette marche ne tourne à l'émeute et au pillage, comme toujours. La majorité de la jeunesse algérienne ne sait rien des raisons de cette marche. Elle veut juste faire connaître son malaise et son insécurité face à l'avenir. Elle s'y prendra certainement de manière violente parce que c'est le seul langage qu'elle ait appris. Un langage hérité de ses parents, de ses instituteurs et des autorités. J'estime que les mesures annoncées par le gouvernement ne sont pas suffisantes, mais c'est un bon début. C'est trop facile de tout mettre sur le dos de l'Etat alors qu'on ne fait aucun effort réel pour s'en sortir. Nous sommes un peuple d'assistés qui devrait apprendre à travailler honnêtement au lieu d'attendre le gain facile (corruption, drogue, vol...). Quand je vois comment les médecins ou les infirmiers traitent les patients, je ne comprends pas qu'ils se plaignent d'être méprisés par l'Etat. Les enseignants font de même avec les élèves et les étudiants. Sans parler de l'absentéisme non justifié. Ils ne méritent pas la moitié de leur salaire actuel et font des grèves pour être augmentés.

Ibn Khaldoun
Samedi 17 Septembre 2011 - 11:15
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ACTUALITÉ
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