REFLEXION

Alerte rouge à Oran

UN MORT ET DES BLESSES DANS DES EFFONDREMENTS

Les chutes de pluie qui se sont abattues, dans la nuit de dimanche à lundi et durant toute la journée d’hier, ont totalement perturbé la circulation routière au niveau de toute la wilaya d’Oran, et cela, beaucoup plus, à cause du défaut de curage des avaloirs de l’APC d’Oran et de la SEOR.



Alerte rouge à Oran
En effet, et au niveau  des vieux quartiers et des rentrées principales de la capitale de l’Ouest, sur la RN 02, 04 et 11, des stagnations d’eaux  pluviales ont été enregistrées, et atteignant les 90cm de profondeur. A l’entrée Ouest de la wilaya, dans la commune de Boutlélis, la circulation routière a été totalement bloquée, et les automobilistes étaient dans l’obligation de changer d’itinéraire, pour emprunter la corniche supérieure pour atteindre la ville d’Oran, sachant qu’il était devenu impossible d’accéder à Oran par la voie principale, surtout que dans la localité de Bouyakour, il était, aussi, impossible de circuler en voiture, vu que cette localité a été quasiment inondée par les eaux pluviales. Le rond point d’El Bahia a, pour sa part, empêché les automobilistes venant ou allant vers la RN 04, d’utiliser cette route nationale, à cause des inondations au niveau de ce tronçon, mais aussi dans le quartier de Petit Lac. Pour ce qui est du début de la RN 11, reliant Oran à Mostaganem, les chauffeurs des véhicules ont du reporter leurs voyages sachant que tout ce tronçon fut inondé par les eaux pluviales, et très exactement devant l’unité de la protection civile. Par ailleurs, et à l’intérieur de la ville d’Oran, un important glissement de terrain a été enregistré au niveau du quartier de « Taureau », dans le secteur urbain El Badr, et par conséquent, la circulation routière et piétonnière a été carrément interdite, et toute la population a été obligée d’emprunter le boulevard Albert 1er, perdant beaucoup plus de temps, que ce soit pour se rendre au centre-ville ou gagner les postes de travail. Un vaste cordon sécuritaire a été installé par les services de la protection civile et la police pour empêcher les citoyens et automobilistes d’user ce tronçon, et écarter le danger de mort, sachant qu’il s’agissait d’un glissement de terrain à hauteur des grottes situées tout près de la nouvelle route menant vers Ras-El-Aïn, dans le quartier des Planteurs. D’un autre côté, le quartier de Sidi El Houari s’est transformé en un grand « Lac » en plein centre-ville d’Oran, ce qui a obligé les services de la SEOR et ceux du secteur urbain du chef lieu d’user des grands moyens humains et matériels pour déboucher les regards et les bouches d’égouts afin de permettre aux eaux pluviales de trouver un accès et débloquer la circulation. Le seul point qui n’a pas été affecté par ces chutes de pluie, et qui nous a habitué à des grands dégâts, est la trémie de la Cité Djamel. En effet, les autorités ont procédé à l’installation de deux pompes pour l’évacuation des eaux stagnées à l’intérieur de la trémie, mais malgré cela, elle est toujours  classée « danger de mort » à cause du risque d’effondrement du rond point sur les usagers de la trémie. Plusieurs autres routes et quartiers ont enregistré des infiltrations d’eau et des inondations, tels que « Kouchett El Djir » El Barki, ou encore la commune de Mers El Kebir.
Un mort et trois blessés dans des effondrements
Sur un autre registre, mais toujours en ce qui concerne les dégâts causés par les dernières précipitations de la pluie sur la wilaya d’Oran, plusieurs effondrements partiels et  entiers ont été enregistrés dans divers quartiers de la commune d’Oran, à l’instar de Sidi El Houari et Ed Derb, qui, à eux tous seuls, ont été secoués par l’effondrement total de 05 immeubles, qui aurait fait, selon une source fiable, un mort et  03 blessés, et 03 effondrements  partiels, qui n’ont pas fait de victimes. Dans le quartier de Gambetta, d’El Hamri, de Medioni, d’El Barki, Plateaux et autres vieux quartiers, d’autres effondrements partiels ont été enregistrés, mais sans faire de dégâts humains. Les responsables de la wilaya d’Oran ont pris la situation très au sérieux, mais aucune véritable solution n’a été appliquée. Une source de la commission de logement de la daïra d’Oran nous a affirmé que cela ne va pas empêcher les services de la wilaya de se précipiter dans l’opération de recasement des familles qui occupent  les vieilles bâtisses. Pour sa part, une source de l’EHU nous a affirmé qu’un effondrement à Sidi El Houari aurait déjà fait un mort, mais il s’agit là d’une information qui reste, malgré la certitude de la fiabilité des informations de notre source, à confirmer. Notre même interlocuteur nous ajoutera qu’une femme de 59 ans, répondant aux initiales de B.F. est dans un état comateux aux UMC du CHU d’Oran.

A.Yzidi
Lundi 28 Novembre 2011 - 22:23
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Oran
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