REFLEXION

Ain Temouchent : Des viticulteurs optent pour la céréaliculture



Ain Temouchent : Des viticulteurs optent pour la céréaliculture
Selon les services de la direction de l’agriculture de la wilaya, les travaux de la campagne de vendanges et vinification qui  ont été lancés, le 15 aout 2012, tirent à leur fin. Le bilan arrêté au 29 aout 2012, fait état que sur un objectif de 8835 hectares de vigne de cuve, 4273 hectares ont été vendangés et vinifiés, avec un rendement de 15 à 20 quintaux par hectares. La production est de 106.826 quintaux collectés et livrés aux 10 caves implantées à travers la wilaya. Tandis que les vignes de table, une superficie de 2160 has sur un objectif de 4319 hectares,  a été vendangée, avec la collecte de 75.881 quintaux commercialisées à travers la wilaya et sa région .La main d’œuvre se fait lourdement sentir et  pénalise lourdement les viticulteurs qui, malgré , le payement de la demi-journée de 700 dinars à 1000 dinars, l’ouvrier vendangeur ,trouve de grandes difficultés pour procurer des jeunes ouvriers  pour le remplissage de la remorque de raisins ne demandant qu’un groupe de 05 ou 06 ouvriers. Selon toujours ces responsables, la production viticole a régressée cette année 2012, en raison de la présence des rougets qui ont affecté les feuilles de la vigne, ainsi que la grêle et le sirocco qui se sont abattues sur la région. Selon les informations recueillies, plusieurs viticulteurs risquent d’abandonner la viticulture qui leur revient très chère, en raison des frais et des charges liées à la taille, l’entretien, le désherbage, les produits phytosanitaires etc.…et ce durant toute l’année, et l’hectare du vignoble leur coute une somme de 300.000 dinars au moins. La raison pour laquelle, ils opteront éventuellement à la céréaliculture qui ne demande pas de longs travaux, et un rendement bénéfique soit 4500 dinars le quintal, alors que celui des raisins était de 2300 dinars le quintal, l’année précédente 2010/2011. Le manque de la main d’œuvre qualifiée dans la taille des vignes alourdit de plus la tâche des viticulteurs. La viticulture risque de se perdre par l’arrachage des vignes qui peut être opté par les viticulteurs, si les pouvoirs publics ne révisent pas la politique agricole dans le domaine de la viticulture, notamment par l’alignement du quintal des raisins à celui des céréales. Et un jour, l’Etat se trouve contraint d’importer les raisins de l’Etranger. Rappelons que la région d’Ain-Temouchent  disposait en 1958, une superficie viticole de 60.000 hectares, représentant un taux de 33% de la Superficie Agricole Utile avec une production de 4.000.000 quintaux de production de raisins. Elle procurait 48.000.000 journées de travail, et représentait un taux de 25% de la production nationale viticole. La vigne a joué un rôle capital dans la stabilité agricole, économique et sociale des habitants de la campagne.       

B.Abdelgheffar
Lundi 10 Septembre 2012 - 23:01
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