REFLEXION

Ain Tedeles : Un hôpital en préfabriqué contenant de l’amiante



Selon les normes internationales régissant la vie hospitalière dans le monde et plus précisément  la construction des hôpitaux en préfabriqué précisent  que la durée de vie de ce genre d’hôpitaux est  limitée dans le temps à savoir que cela va de 15 à 20 ans au maximum et le grave problème qui se pose dans ces hôpitaux c’est qu’ils contiennent de l’amiante. Malheureusement,  ce problème  se pose avec acuité dans notre pays, à savoir  que ces genres d’hôpitaux dépassent pour la plupart d’entre eux largement le délai fixé à l’exemple de l’hôpital d’Ain Tédelès  qui relève de la wilaya de Mostaganem a dépassé largement la limite d’âge fixée par la réglementation internationale en vigueur sur ce sujet. Cependant, il s’avère que l’Etat ne se soucie guère des dangers que représentent ces hôpitaux préfabriqués lorsqu’ils dépassent les délais  et qui se répercutent sur la santé des malades et surtout aussi  sur les employés qui exercent  sur les lieux en raison de l’amiante qui s’en dégage et dont ils seront les premières victimes. Il y a lieu de signaler à ce propos , les effets néfastes de l’amiante qui se dégage des matériaux avec lesquels est construit cet hôpital et qui se résume en deux (02) maladies à savoir que la première maladie qui  est définie par  des atteintes non tumorales  qui s’explique par le fait que l’amiante  peut provoquer une sclérose du tissu pulmonaire(Asbestose) qui réduira la fonction respiratoire et peut  même dans les cas les plus graves  produire une insuffisance respiratoire mortelle.  Quant à la deuxième maladie qui est encore plus grave et  qui  est appelée  atteintes tumorales et là il s’agit carrément de cancers qui peuvent atteindre  soit le revêtement de la cavité pleurale qui entoure les poumons et qu’on appelle (Mésothéliomes), soit le revêtement des cavités pulmonaires ( cancers broncho pulmonaires) sans parler des autres cancers qui sont plus ou moins rares à savoir ceux du tube digestif et de l’appareil urinaire. Devant une telle situation qui s’avère des plus inquiétantes à plus d’un titre, il est vraiment étonnant que les pouvoirs publics ne tirent pas la sonnette d’alarme et tentent  de cerner le problème afin de trouver des solutions adéquates pour y remédier en construisant des hôpitaux en dur et de toute urgence avant qu’il ne soit trop tard car des vies humaines sont réellement  confrontées au danger.  Par ailleurs et dans un autre contexte mais qui relève toujours du secteur sanitaire  où même le secteur privé est touché et même les officines pharmaceutiques privées  à savoir la pénurie des réactifs qui font réellement défaut au niveau de certains laboratoires d’analyses comme celui  de l’hôpital d’Ain Tédelès où la population  démunie rencontre de sérieux problèmes pour s’en procurer cela d’une part et des seringues jetables qui font défaut et que les patients sont obligés de ramener avec eux pour pouvoir  bénéficier des analyses d’autre part.  Ce problème de seringues jetables  se pose dans les pharmacies privées par exemple à Oran où un manque flagrant est observé dans ces dernières.  Tout compte fait, c’est le malade et surtout le malade chronique qui paye la facture au prix parfois de sa vie. Jusqu’à quand cette pénurie de médicaments et de consommables durera- t-elle et où  le citoyen est toujours le cobaye ?   

Adel
Dimanche 10 Février 2013 - 10:01
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MOSTAGANEM
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