REFLEXION

Aïn-Tedelès : Campagne de propreté.



Aïn-Tedelès : Campagne de propreté.

Considérée comme une ville relativement propre, la ville d’Aïn-Tedelès a encore beaucoup devant elle pour  être attrayante telle qu’elle l’était avant l’exode rural postindépendance et qui en a fait plus un grand douar qu’une ville dans le sens propre du terme. Rien ne lui manque pour concurrencer d’autres  villes  qui ont fait du tourisme et des loisirs leurs chevaux de bataille et les exemples ne manquent pas. La plaine du Chélif au nord et les différentes pinèdes à l’est et au sud de la capitale du bedoui  en font une station de choix pour le camping familial et le piquenique. Daïra, calme, hospitalière et accueillante par tradition chez ses gens à la « âamama toutia », cet incontournable turban ancestral qui mérite respect et considération, la ville est dotée d’un hôpital moderne, de services bancaires, le commerce y est florissant, mais un peu dans la débandade de la sauvette et les étals à même le sol. Quand les sachets virevoltent et les papiers  glissent et   tournoient pour s’accrocher en guirlandes sur les beaux arbres et arbustes des espaces verts, jardiniers et employés de voierie lèvent les bras en signe de découragement et démission devant ce citoyen qui demande plus et en donne moins.



Conscients de la nécessité de redorer le blason de leur ville, autorités et  citoyens ont pris en charge le problème afin de faire espérer le citoyen qu’une meilleure vision est à l’horizon. Une vision qui assurera un cadre de vie avec un minimum d’hygiène, de propreté et le repos des yeux de leurs compatriotes démissionnaires dépassés par le grand flux  de détritus en tous genres y compris des dépôts en bord de route de restes de briques, de béton et autres matériaux.

Le nouveau souffle a commencé par le désherbage et le nettoyage des espaces verts et atteindra surement les différents quartiers de la ville avant la fin de ce printemps qui s’annonce plus beau à Aïn-Tedelès qu’ailleurs et une virée au nord vous laissera admiratif de la plaine du Chélif verdoyante et  par endroits des couleurs chatoyantes allant du violet à l’ocre et l’odeur du lentisque enivrante  festoient avec le cueilleur de marguerites tournant le dos au brouhaha du gros bourg qui n’a pas su se prendre en charge. Une prise en charge légère par ce petit geste anodin du mégot dans le cendrier et le couffin d’antan à la place de « l’indétrônable» sachet qui pollue la ville et la vie.



Autorités, dont le chef de daïra, et élus ont bien la cote. Reste la part du bon geste citoyen qui les aidera à élever  Aïn-Tedelès au rang qu’elle mérite, le rang exemplaire qu’elle devrait jouer dans une Algérie profonde qui tend à se rétrécir et se perdre dans l’homogénéité du décadent confondu à tort avec « modernisme ».   




Benatia
Lundi 23 Mars 2009 - 08:30
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MOSTAGANEM
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