REFLEXION

Ain El Turck : Une daïra à l’image d’un douar

INSALUBRITE, ORDURES, EGOUTS A CIEL OUVERT…



Ain El Turck : Une daïra à l’image d’un douar
La ville touristique et balnéaire d'Ain El Turck semble résilier avec l’hygiène puisqu’elle enregistre ces derniers jours une montée inquiétante de l’insalubrité publique. On y trouve toutes sortes de monticules qui jonchent les principales artères de la ville, des ordures qui s’amoncèlent dans tous les coins des cités en donnant un aspect infect à la ville, ou encore des déchets jetés devant des panneaux où l’on peut lire, «Décharge interdite». Étonnant ! Certains avaloirs sont transformés en poubelles par certaines personnes qui jettent leurs déchets en nettoyant devant chez elles. Les canalisations d’égouts sont désormais pleines de terre et de déchets et le fond n’est qu’à quelques centimètres alors que les agents de la voirie utilisaient jadis des échelles pour descendre dans ces canalisations. Le moment où la ville d’Ain El Turck se transforme en une poubelle à ciel ouvert est  le jour du souk. Plusieurs dizaines de commerçants occupent la place du marché tout en se souciant de leurs affaires mais en négligeant la propreté des lieux occupés ! Des fruits et légumes abîmés, sachets, cartons, excréments d’animaux, et plein d’autres déchets sont jetés par ces commerçants durant les deux jours du marché hebdomadaire (le jeudi et le vendredi). Cela donne un aspect hideux à la ville, tout en sachant que le souk occupe une immense place. Ces déchets jetés n’importe où et n’importe comment constituent un paradis pour les rats. Ces derniers s’aventurent même dans des quartiers résidentiels. «J’ai découvert un énorme rat d’égout devant ma porte», a déclaré une femme habitant au premier étage. Il n’est pas sorcier de rencontrer des rats en s’y promenant. Ils sont partout et ils commencent à s’habituer à la présence humaine. Pour  remédier à ce problème, plusieurs citoyens incinèrent les déchets qui s’entassent dans certains coins de la ville pour les éliminer et, du même coup, éloigner les rats de leur quartier. Une opération qui donne des odeurs insupportables et amoche davantage l’image de la ville. Ain ElTurck est devenue une ville malpropre et ce n’est pas le fruit du hasard, ce qui nous mène à se demander à qui revient la faute ; aux élus qui ne se soucient guère de leur ville ou plutôt au citoyen qui ne respecte plus son environnement ?                          

Rafik.M
Lundi 26 Décembre 2011 - 10:42
Lu 664 fois
Oran
               Partager Partager

Oran






Edition du 03-12-2016.pdf
2.91 Mo - 03/12/2016





Flux RSS


Retrouvez-nous sur Google+