REFLEXION

Adrar :Le combat de deux enfants pour la survie !



Adrar :Le combat de deux enfants pour la survie !
Cherif est un enfant de douze ans qui est né avec un lourd handicap. Une atrésie tricuspide et pulmonaire qui le gène considérablement.
Son histoire diffère de celle des autres enfants. Né tout bleu, on pensait que ce phénomène allait disparaître au bout de quelques jours. Il est mis dans une couveuse pour parait-il un manque d’oxygène mais la couleur persiste et au bout du troisième jour de sa naissance, tout petit et tout frêle qu’il était, il se retrouve sur la table du cardiologue pour ses premiers examens. Mais apparemment, c’était beaucoup plus compliqué qu’on ne le pensait ; il fallait un matériel approprié donc se diriger vers une grande ville soit Oran ou Alger, il fit l’objet de plusieurs examens cliniques approfondis du KT exploration au traitement incertain puisque son cas nécessite une prise en charge à l’étranger (Belgique ou en France).
En attendant, l’enfant grandit délicatement puisque durant deux ans, la veilleuse restait constamment allumée au cas où une urgence se présenterait les efforts physiques étaient bannis. Il regardait les autres jouer mais pas lui surtout quand il s’agit de parties de foot ball.
Il fallait constamment le porter au risque de voir ses lèvres devenir noirâtre ses ongles aussi : c’est le cas du cyanogène A l’école, il se débrouille très bien. Les capacités et ses facultés d’assimilation ne sont pas diminuées il réagit très bien doué d’une intelligence remarquable, il se distingue de ses pairs.
Pour apprendre ses leçons, il a besoin de plus de temps car il s’essouffle rapidement. Il craint le froid et supporte très mal la chaleur aussi chaque jour, c’est un combat qu’il doit gagner et qui fait des heureux puisqu’ avant son réveil, ses parents ne se sentent soulagés que s’ils l’entendent bouger, synonyme de vie et de continuité !
Dans son collige puisqu’il est en première année moyenne, il est très sociable, très poli et aime beaucoup aider les autres. Sa sensibilité et son indulgence n’ont point d’égal. A la maison, il est ponctuel et régulier dans sa prière bien que les ablutions le fatiguent, il ne se décourage pas.
Les marches de l’escalier représentant un inconvénient majeur et parfois il se fait aider mais difficilement. C’est un défi à relever et un pari à gagner puis qu’il estime que lui aussi a le droit de vivre, de jouer, de gambader mais que faire quand le moteur (cœur) est défaillant. Autant se résigner.
Toutes les démarches ont été entreprises pour une prise en charge, du ministère de la santé à la présidence mais en vain rien jusqu’à ce jour. L’attente perdure et l’espoir s’amenuisé Cherif n’a que sa foi et ne reculera devant rien pour mener ce combat, un combat contre la vie et la mort- j’ai la gorge serrée ! Il n’est pas prêt à baisser les bras. Il continue à espérer car l’espoir est une belle chose et les belles choses sont éternelles. Elle est jeunes, elle vient à peine de fêter ses onze ans. Elle s’appelle Meriem, elle étudie dans un collège et son histoire est un combat et une lutte pour la survie qu’elle livre quotidiennement sans répit, sans se lasser. Meriem est diabétique et souffre d’hypoglycémie, une tare qui ne l’empêche nullement d’étudier, ses résultats sont excellents et se distingue toujours par son classement. Meriem m’explique qu’elle se pique deux fois par jour, une fois avant de venir à l’école, la deuxième, le soir avant de se coucher. Elle le fait toute seule, elle a appris et ne voudrait pas être indépendante. Le responsable de la maison diabétique précise que l’hyglycémie est une complication aigue du diabète qui engendre certains malaises (faiblesse, asthénie, tachycardie, sueur, vertige et une sensation de faim). Le malade doit être constamment attentif car une forte dose d’insuline et un faible apport alimentaire, qui est à l’origine du décalage. L’hypodistrophie, accumulation de graisse à la suite d’injections et la gastroparésie l’estomac devient fainéant, qui est à surveiller de prés. Meriem ne vient jamais en retard à son école, elle n’a enregistré aucune absence et ses professeurs sont fiers d’elle. Elle excelle par sa dynamique. Elle est toujours la première à répondre présente pour aider les autres. Sa gentillesse font d’elle un enfant adorable, apprécié de tous. Même ses camarades le reconnaissent. Meriem et Chérif ont beaucoup de points communs. Meriem me dira sa copine, est sociable et ne connaît ni la rancoeur ni la haine. Son handicap « Hypoglycémie, elle l’oublie face au tableau et elle se concentre uniquement sur les explications du professeur. Elle ne semble nullement être gênée, elle résiste courageusement afin de gagner chaque jour, son combat. D’ailleurs Meriem nous dit: la piquure de l’insuline est indispensable, je dois le faire et ceci ne devrait pas représenter une justification pour un moment de faiblesse et ne pas réviser. Je n’ai ps choisi d’être diabetique, maintenant que je le suis, ce n’est pas une raison pour me débiner et trouver là la raison de me morfondre. Voilà des paroles réfléchies de la part d’une ganunie, d”’un bout de chou comme on dit qui a le mérite de défier la maladie et qui est en train de gagner son pari. Cet enfant d’Adrar est issue d’une famille dont le père aujourd’hui est au chômage. Longtemps malade, il dut abandonner pour colmater les brèches et essayer de subvenir aux besoins de sa famille. Chacun, le père comme la fille, livre le combat quotidien, aussi avec l’abnégation que l’on leur connait, ils finiront bien par trompher. Ces deux enfants, Cherif et Meriem sont dans le même collège et revent eux aussi d’une vie meilleure.




M .Chérif
Mardi 14 Avril 2009 - 23:30
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