REFLEXION

AVEC LES SCANDALES FINANCIERS GENERALISES QUI MENACENT LE FONDEMENT DE L’ETAT : Tous les responsables algériens doivent déclarer leur patrimoine publiquement

Comment un responsable peut-il avoir une autorité morale auprès de ses collaborateurs ou des citoyens lorsqu’il verse lui-même dans la délinquance risquant de contaminer la société. Car comme l’a souligné le grand sociologue Ibn Khaldoun il ya de cela plusieurs siècles « lorsque le pouvoir est atteint d’immoralité, c’est la décadence de toute la société »



AVEC LES SCANDALES FINANCIERS GENERALISES QUI MENACENT LE FONDEMENT DE L’ETAT :  Tous les responsables algériens doivent déclarer leur patrimoine publiquement
Les raisons  d’une action urgente  de moralisation
Les scandales financiers généralisés touchant la majorité des secteurs de l’activité nationale menacent les fondements de l’Etat algérien.  Avec la situation géostratégique  au niveau de la région, la menace est encore plus grande.  Les dernières élections  législatives et locales  ont  déjà  montré un taux de non-participation très élevé, l’APN et le Sénat n’étant donc pas représentatif, pour engager l’avenir du  pays. Ce désintérêt   risque  de se reproduire  en avril 2014 si des mesures salutaires ne sont pas prises Le constat fait par les organismes internationaux et les experts algériens  dans leur immense majorité est qu’il faille revoir l’actuelle politique économique et sociale  qui malgré une  dépense publique colossale inégalée depuis l’indépendance politique  entre 2000/2013 ,  déversée sur le marché sans mécanises de contrôle au préalable,  n’a pas  eu  les impacts souhaitables tant au niveau économique que social : mauvaise allocation des ressources financières, mauvaise gestion , corruption, le problème est posé car pour 2013 l’Algérie reste tributaire à 98% de ses ressources en devises des hydrocarbures l’état brut et semi brut ( richesse virtuelle)  ,d’ailleurs en voie d’épuisement. Un bilan serein dans la transparence par une commission indépendante  s’avère urgent.   Le redressement national    est lié à la bonne gouvernance   à l’instauration d’un Etat de Droit qui ne peut être possible que si l’Etat est droit  et  une véritable justice indépendante  sans lesquels aucun développement fiable n’est possible. Les discours de mobilisation  des responsables étant vains  avec  la défiance  des citoyens où tous les segments de la société veulent leur part de rente  et  immédiatement. Je ne saurai attirer l’attention des pouvoirs publics  algériens et il suffit de faire une enquête au niveau de toutes les  wilayas du pays en ce mois d’avril 2013- ce n’est pas de la sinistrose, mais l’amère réalité,   pour constater   la très grave crise morale  que traverse le pays, du divorce croissant entre l’Etat   et les  citoyens. Malgré  ses importantes potentialités, il y a risque  d’un suicide collectif  et à une très grave   crise politique et sociale  dans les prochaines années que  l’on couvre transitoirement  par une redistribution passive de la rente des hydrocarbures. Dans ce contexte, je propose  les  trois mesures urgentes  suivantes. 
 
Pour une moralisation,  les trois axes directeurs
 -Tous les responsables politiques,  président de la république, directeur de cabinet, secrétaire général  et conseillers à la présidence de la république ,  le premier ministre et ses proches collaborateurs , les ministres et les directeurs généraux de ces ministères, les walis , chefs de daïra, les députés, les sénateurs, les élus locaux  et les  directeurs généraux  des entreprises publiques, ainsi que les dirigeants  de tous les  partis politiques et  associations nationales  ,    doivent publier  leur patrimoine  ainsi que de  leur femmes et enfants  tant au niveau national qu’à l’étranger.  Cette déclaration doit être publique et insérée dans la presse nationale.
- Bien  que la préemption d’innocence doit être la règle, toute personne ayant des implications directes ou indirectes avec les  affaires de corruption, afin de ne pas utiliser sa fonction pour  influencer  la justice,   doit démissionner, ne pouvant pas  pour une période à déterminer  avoir une fonction supérieure,  créer un parti politique ou se présenter  à un mandat électif.
- Afin d ‘éviter la confusion  entre les intérêts de l’argent et le service public, toute personne gérant des affaires  directement ou indirectement doit démissionner  d’une fonction publique ou élective  quel que soit le niveau.
 En résumé , ces actions engagées concrètement , sans verser dans des règlements de comptes inutiles, d’où l’importance d’une transparence totale  et de la mobilisation de tous  les médias pour éviter toute fausse interprétation,   ne peuvent que servir les intérêts supérieurs du pays, de la majorité  et non des intérêts étroits de court terme d’une minorité .  Il y va des intérêts supérieurs du pays pour que vive une Algérie libre et démocratique, tenant compte de notre authenticité, à la mesure du sacrifice  de nos héros de la guerre de libération nationale qui étaient animés par une profonde moralité.  
 

Dr Abderrahmane MEBTOUL
Mercredi 10 Avril 2013 - 09:18
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