REFLEXION

AVEC LA COMPLICITE D’UN NOTAIRE A MOSTAGANEM : Un citoyen, victime d’une machination fomentée par ses sœurs

Dans une lettre adressée au premier magistrat du pays, le citoyen Daïmech Kouriem crie son désarroi et se dit victime d’une machination et d’une arnaque fomentées par ses deux sœurs avec la complicité d’un notaire domicilié à Mostaganem.



AVEC LA COMPLICITE D’UN NOTAIRE A  MOSTAGANEM :  Un citoyen, victime d’une machination fomentée par ses sœurs
L’histoire racontée de son propre chef et rédigée à sa manière, traduit de la manière la plus émouvante et la plus cruciale en même temps, les péripéties d'un père de famille qui vivait comme tout algérien, dans la dignité et le respect des autres, jusqu'à ce jour où tout devient sombre et silencieux, sa vie a complètement basculé de l'autre côté, lui qui occupait les fonctions d'inspecteur des impôts à Mostaganem, doté d'un niveau d'instruction appréciable, marié et père de trois enfants, ne se doutait de rien, n'a rien vu venir et pourtant c'est un tsunami qui va l'emporter jusqu'à fuir son pays clandestinement pour des raisons qu'il considérait dans son récit comme de la persécution et de l'acharnement. Dépossédé par ses sœurs du seul héritage dont il pouvait bénéficier, jeté en pâture par une épouse qui n'a pas su le soutenir en ces moments difficiles, traqué par la justice suite au divorce demandé par sa femme, il ne trouva aucun refuge, aucune solution ne se présenta à lui, aucun soutien matériel ou moral, il se retrouve tout seul, solitaire, dépaysé dans sa propre ville natale, c'est le calvaire. Que fallait-il faire pour s'en sortir de ce traquenard dont il n'est aucunement responsable. Coincé comme un lapin et perdant tout espoir de pouvoir au moins expliquer sa mésaventure, il sollicita de son employeur une retraite anticipée pour des raisons personnelles, demande qui lui a été accordée, fit venir son fils aîné, lui signa une procuration accompagnée de plusieurs chèques dûment visés pour lui permettre de retirer chaque fin du mois sa misérable pension de retraite de 13.000,00 DA et de les remettre à son ex-épouse au titre de la pension alimentaire des enfants, du loyer et au titre de la réparation civile pour le préjudice subi à son ex-épouse dont la justice lui a fait valoir ses droits à 11.000,00 DA/mois. Ainsi après s'être assuré que ses enfants seraient à l'abri, il embarqua clandestinement en ce jour du 25 décembre 2001, sans crier gare à bord d'une patéras de fortune avec de jeunes clandestins "Harraga" de l'âge de ses enfants, mais que pouvait-il faire, son sort étant lié définitivement à la clandestinité dans son propre pays, le destin, le Mektoub peut-être a voulu qu'il prenne le large à ses risques et périls. De peur d'être emprisonné à tort selon lui, M. Daïmech Kouriem, en décidant de se jeter à l'aventure, il n'avait guère choisi sa destination pour la simple raison qu'il n'avait aucun choix, la première proposition fut la bonne, son unique objectif était de fuir cette terre qui la vu naître, s'épanouir et grandir pour enfin la fuir, il se sentait persécuté, trahi par son propre entourage, par ses deux sœurs qu'il aimait tant, par son ex-épouse qu'il adorait par dessus tout et son chagrin n'était autre que ses trois petits enfants qu'il avait laissés certes aux bons soins de leur mère mais n'empêche que cette séparation imposée par la force des choses lui déchirait le cœur à tel point qu'elle lui provoqué des problèmes de vision à l'âge de 50 ans. Comment pourrait-on qualifier un homme dans cette situation hors du commun ? Lorsque nous lui avons posé la question, il a répondu "Le fugitif malgré lui". Alors pour nos chers lecteurs, voici l'histoire du "fugitif malgré lui", publiée avec son consentement et à sa demande, mais sans pour autant rentrer dans les détails les plus intimes que nous estimons qu'ils doivent être protégés pour le bien être du concerné et de ses enfants. M. Daïmech Kouriem, ancien inspecteur des impôts, fonctionnaire sans aucun problème, jouissait de la sympathie et du respect de ses collègues, n'avait à priori aucun problème, bien au contraire, il vivait avec sa petite famille en toute harmonie, une vie paisible d'un honnête citoyen jouissant de tous ses droits et accomplissant convenablement ses devoirs. Un jour, il s'aperçoit qu'il venait d'être victime d'une duperie qui dépasse tout entendement. En effet, et selon ses déclarations et les pièces présentées à la rédaction, la mère de l'intéressé possédait une maison qui avait pour seuls héritiers ses deux sœurs et lui, mais le hasard a voulu que ses deux sœurs ne l'entendaient pas de cette oreille et selon toujours ses propos, sous la pression de leurs maris respectifs, les deux sœurs se sont concertées et se sont mises d'accord pour partager à elles seules la maison de leur mère encore vivante. Aidées et assistées par leurs époux, les deux bonnes femmes ont pris attache avec un notaire dont le cabinet est domicilié à Mostaganem et dont nous tairons le nom pour l'instant, pour leur établir un acte notarié de donation par usufruit, c'est-à-dire qu'elles hériteraient de la propriété parentale de facto à la minute où leur mère venait à décéder. Ayant vent de l'information, M.Daïmech Kouriem, est allé voir le notaire pour s'enquérir de la situation et d'avoir si possible de plus amples informations sur cet acte que le notaire avait rédigé à la demande de ses deux sœurs. L'officier public lui confirma l'information et après un échange de propos, il a été suggéré à l'intéressé d'aller déposer une plainte contre ses sœurs pour fausses déclarations. Devant cet état de fait, il s'est dit qu'il était préférable d'arranger les choses à l'amiable avec ses deux sœurs, qu'il ne fallait pas ébruiter l'affaire et décida d'un pas ferme de leur rendre visite à l'effet de leur faire entendre raison. Mais c'était une tentative vouée à l'échec, du fait que les deux femmes ne voulaient rien savoir et lui ont émis un niet catégorique. Ne sachant que faire, il temporisa quelques jours et après avoir mûrement réfléchi, il revient à la rescousse en voulant les bousculer pour les remettre à l'ordre mais, c'était sans compter sur la ténacité de ses sœurs, car il reçut en contrepartie des menaces sérieuses si jamais il venait à remettre les pieds chez l'une d'elles. Complètement désorienté et se sentant abusé, il décida de prendre les choses en main en constituant tout un dossier pour prouver à la justice que ses deux sœurs avec la complicité du notaire ont trempé dans le faux et dans la falsification de documents. Une fois les documents rassemblés et le dossier ficelé, il déposa plainte contre le notaire au niveau du tribunal de première instance de Mostaganem pour la rédaction d'un acte portant testament par donation à base de fausses déclarations. Il est assuré qu'il allait avoir gain de cause du fait qu'il basait toute son argumentation sur la présence des deux témoins instrumentaires dont l'un n'a jamais signé ni s'est présenté au cabinet du notaire le jour de la rédaction de l'acte pour la simple raison que ce témoin dont nous ne reproduisons pas le nom pour des raisons d'étique, était totalement absent de la wilaya de Mostaganem et que ce jour-là, il se trouvait en cure thermale de 21 jours à Sidi-Bouhanifia et qu'il ignorait complètement qu'il avait été cité comme témoin instrumentaire ce 3 Octobre 1993. Aussi fort de cet argument, l'intéressé ne s'attendait nullement à un autre verdict que l'annulation de l'acte, malheureusement pour lui, le tribunal y a vu les choses autrement en prononçant l'acquittement pur et simple du notaire et des deux sœurs. Parallèlement, l'épouse de M. D.Kouriem pour des raisons que seul l'intéressé connait, avait déposé une requête de divorce auprès du tribunal du personnel civil à l'encontre de son mari et comme le malheur ne vient jamais seul, M. Kouriem s'est vu condamné par le tribunal de première instance qui a prononcé le divorce en sa défaveur et en le sommant de payer l'équivalent de 11000,00 DA/Mois, entre pension alimentaire, paiement du loyer, réparation civile au titre du préjudice subi par son ex-épouse et ses enfants et tout un train de mesures dont il était tenu d'exécuter. Complètement dépassé, bousculé, se sentant harcelé et entrainé dans un engrenage dont il ne s'attendait jamais, M Kouriem commença à douter de ce qu'il entreprenait à tel point qu'il n'arrivait pas à croire dans quel tourbillon, il a plongé. Tout est sombre, les idées confuses, trainé en justice par son ex-épouse au moment même où il entreprenait à revendiquer ses droits expropriés par ses deux propres sœurs, tout le monde semblait contre lui. Restant convaincu qu'il allait avoir gain de cause, il interjeta appel contre le notaire, mais la Cour d'appel siégeant en ce 6 Octobre 1996 a confirmé l'arrêt rendu par le tribunal de première instance à savoir l'acquittement du notaire et des deux sœurs. Ayant épuisé tous les recours, exténué et fatigué et ne pouvant plus se battre, son état de santé qui commençait à se dégrader de jour en jour, n'arrivant même plus à manger, ni à se permettre d'acheter un médicament ou un vêtement et vivant chez des tiers à titre gracieux, M. D. Kouriem tient à revenir sur seulement quatre points qu'il considère le noyau de la fraude tout en espérant à travers cette publication une oreille sensible ou un écho positif :
" Premièrement, sa mère était souffrante, elle était atteinte d'un cancer et ses deux sœurs selon lui, ont profité de la fragilité de l'état de santé de sa mère pour accomplir leur forfait. Deuxièmement, lors de la découverte du faux testament, il aurait tenté d'arranger les choses à l'amiable avec le notaire, seulement ce dernier lui a conseillé d'aller déposer une plainte. Troisièmement, Après le décès de la mère les biens de cette dernière ont été tout simplement détournés à leur profit sans lui en faire part en sa qualité d'héritier légal. Quatrièmement, ses sœurs l'avaient menacé contre toute tentative de récupération d'une part du bien ou autre, alors il se demande pourquoi ces menaces? Après plusieurs années de cavale et d'errance en France, M. Kouriem a vécu en tant que SDF en France, il a vécu dans un taudis situé près d'une décharge publique pendant plus de huit années faisant face au froid et aux nuits glaciales et à la malnutrition. Ce n'est qu'après le décès de son ex-épouse et à la demande insistante de ses enfants avec qui, il est resté en contact durant toutes ces années, c'était sa seule consolation pour survivre à la misère et à la dureté de la vie, qu'il décida de revenir au pays auprès de sa progéniture. Et le 25 février 2009, grâce à l'aide de certains de ses compatriotes en France qui l'ont soutenu matériellement et moralement, qu'il a pu atterrir dans son pays et rejoindre sa ville natale. Une fois à Mostaganem, il s'est fait un devoir comme tout bon musulman et en concertation avec ses enfants d'aller présenter ses condoléances à la famille de sa défunte ex-épouse, et là les blessures se sont rouvertes mais de quelle manière? Après avoir présenté ses condoléances dans le calme et la convivialité, il fut interpellé par son ex-belle mère, laquelle lui a remis une lettre cachetée rédigée par sa défunte ex-épouse à son attention quelques jours seulement avant de rejoindre l'éternel en lui disant : Cette lettre m'a été confiée par ma fille, personne ne l'a lue, elle est adressée à toi, voilà maintenant je te la confie, elle est à toi, tu en feras ce que tu voudras". Un silence de mort s'en est suivi lors de notre entretien avec M. Kouriem, c'était l'émotion qui le gagnait, les premières larmes commencèrent à couler comme si tout le ciel venait de tomber sur sa tête, il prit un temps, se ressaisit un peu et leva les yeux vers nous, il voulait nous dire quelque chose, mais ne parvint pas, il n'arrivait pas à articuler, alors, il mit sa main droite dans la poche de sa veste et en exhiba une lettre rédigée au stylo de couleur bleue et nous la tendit. Est-ce la lettre de ton ex-épouse lui demandons-nous? Il acquiesça la tête de haut en bas pour nous le confirmer. Nous ouvrâmes la lettre et nous lisons une seule phrase "Pardon cher mari pour tout le mal que je t'avais causé et l'argent que je t'avais pris, n'étais pas à mois, pardon et encore pardon", et nous nous arrêtâmes là. L'émotion était à son comble, la lettre était longue et pleine de regrets, d’amertume et de désolation. Une histoire digne d'une tragédie sociale, malheureusement ce n'est point une fiction, mais une réalité et c'est à Mostaganem que cela s'est passé.

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Dimanche 20 Décembre 2009 - 23:01
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MOSTAGANEM
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