REFLEXION

ASSASSINAT DE LA ROUTE MESRA-SIRAT : Encore une fois, l’intime conviction a prévalu



ASSASSINAT DE LA ROUTE MESRA-SIRAT : Encore une fois, l’intime conviction a prévalu
Le 13 septembre 2004, aux environs de 20h30, les éléments de la gendarmerie nationale, agissant sur informations, ont découvert un cadavre, au bord de la route, entre la localité de Bled Touahria et Mesra, il s’agit du défunt Benabdi Abdelhamid, âgé de 30 ans, victime de deux coups de couteau mortels. Au terme de l’enquête préliminaire, des différentes phases d’instruction et de la chambre d’accusation, les dénommés. G. Abdelkader et F. Mohamed ont été accusés respectivement de meurtre, qualifié d’assassinat réprimé par les articles 254, 255, 256, 257, 263 du code pénal et non dénonciation de crime. Alors qu’en date du 30 avril 2005, un non-lieu pour l’accusé principal a été prononcé par la chambre d’accusation suite à un appel introduit par le procureur de la République et de la partie civile, le 22 mai 2005, la chambre d’accusations, s’est prononcée, à nouveau, sur la reprise de l’instruction. Le 29 juin 2005, un autre non-lieu, a été notifié par le juge d’instruction. A la suite d’un autre appel introduit par le parquet, en date du 2 juillet 2005 et c’est en date du 16 avril 2006, que la chambre d’accusation s’est prononcée, sur l’ouverture d’une enquête complémentaire. Au terme des différentes procédures y afférentes, que le procureur général, en date du 01 juillet 2008 a procédé au renvoi de cette affaire, et à la comparution des deux accusés, par devant le tribunal criminel. C’est ainsi, qu’en son audience du lundi dernier, 25 octobre 2010, le tribunal criminel, a jugé et statué sur ce mystérieux drame. A la barre, G. Aek 28 ans, n’a cessé de clamer son innocence, tout en déclarant ne pas connaître la victime. Quant a F. Mohamed reconnaît avoir remarqué la victime, mais par peur, il s’est abstenu d’enformer les services de sécurité. Les témoins qui ont défilé à la barre, à l’unanimité, ont déclaré n’avoir rien vu, et ce n’est qu’au lendemain qu’ils ont appris la nouvelle, comme tout le monde. Lors d’un remarquable réquisitoire, le représentant du ministère public, Aoudia Kada, (procureur de la République près du tribunal de Mostaganem), avec d’une rigueur et objectivité manifestées, a décortiqué les principaux éléments du dossier, avec sagesse et sérénité, mettant en exergue, la part de responsabilité des deux accusés, par le concept de la justice sacrée et d’une équité perfectible, avant de requérir la peine de 18 mois de prison ferme à l’encontre de F. Mohamed, accusé de non dénonciation et de 20 000 DA d’amende, conformément à l’article 467 du code Pénal et l’application de la loi pour l’accusé principal. Maître Benkritly Belkacem de la défense, a plaidé non coupable, en l’absence de preuves tangibles, après avoir souligné, que personne n’est vu à la barre, pour nous déclarer avoir vu quoi que ce soit, « d’autant plus, que mon mandant a bénéficié de trois non-lieu de ce fait, on ne peut condamner un innocent » dira cet avocat, sollicitant l’acquittement pur et simple. Au terme des délibérations, G. Abdelkader a été acquitté, et F. Mohamed condamné à un an de prison ferme et 20 000 DA d’amende. Il y a lieu de signaler, que cette affaire a été jugée par le tribunal criminel autrement composé, en date du 27 octobre 2008, et que G. Aek a été acquitté, quant à F. Mohamed, il a été condamné à 6 mois de prison avec sursis. C’est à la suite d’un pourvoi en cassation intenté par le ministère public, qu’une suite favorable a été réservée à ce pourvoi, dont la cour suprême s’est prononcée.

S.A.A
Samedi 30 Octobre 2010 - 00:01
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MOSTAGANEM
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