REFLEXION

ARZEW : Réapparition des bidonvilles

Face à l’absence d’actions concrètes des autorités locales, la daïra d’Arzew est de plus en plus ceinturée par des bidonvilles, comme l’indique ces dizaines d’habitations illicites qui ont été érigées ces derniers mois au su et au vu de tout le monde.



Ces constructions illicites ont d’ailleurs donné un visage hideux à cette importante daïra à vocation multiple. En effet, lors de l’opération de l’éradication du commerce parallèle et illégal, de peur d’être inscrite dans la prochaine étape réservée à l’opération de démolition, une certaine accalmie s’est instaurée dans la construction de ces bidonvilles en attendant le moment propice pour «mieux rebondir». Seulement, après avoir constaté que les pouvoirs publics n’ont pas mené à terme leurs engagements pour procéder à la démolition de ces taudis qui avilissent l’image de marque de la ville et encouragés par le mutisme de ces derniers sur ce sujet brûlant, les constructeurs illégaux redoublent d’ardeur pour ériger de véritable «ville à proximité de la ville». Parfois, on y trouve, dans une anarchie urbaine, de luxueuses résidences jouxtant de minables taudis construits à base de taules et de matériaux hétéroclites en pleine nuit et dans la totale clandestinité. Dépourvus de sources vitales à une vie décente, comme l’eau potable, l’électricité et le gaz, mais comme par enchantement et miracle, ces constructions sont mieux loties par ces énergies que de vrais quartiers résidentiels. L’environnement immédiat est saccagé par des déracinements d’arbres, parfois centenaires, la nature est dépouillée de sa verdure et des ses plantes et le massif forestier dénudé et dévalorisé afin «d’acquérir» une assiette pour y ériger une habitation illégale en bravant les Lois de la République. Pire, certains morcellements bruts ou lotissements vierges sont cédés aux «retardataires» contre de fortes sommes. Des agglomérations sans nom ni identité, à l’image de ladite «Mozambique» près de la cité Zabana, de Haï Gourine jouxtant la décharge publique située près de la commune de Sidi Benyebka ou de celles du côté de douar Boutefaha et Akid Othmane (Cap Carbon), surplombant le mont de Sidi Moussa, ne cessent de s’agrandir et de prendre de l’ampleur devant le mutisme annoncé des pouvoirs publics. Toute la population de ces bourgs réunis, vivant dans des conditions d’hygiène déplorables, dépourvues de réseau d’assainissement et d’insalubrité publique, augmente le chiffre effarent du chômage, dont la capitale des industries se réserve la part du lion au niveau national tout en incitant à la propagation du fléau de la drogue et de la délinquance.

Medjadji. H
Mercredi 27 Novembre 2013 - 15:38
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Oran
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