REFLEXION

ARZEW : 5 individus interpellés au port



En l’espace de deux mois, cinq individus ont été interceptés par les éléments de la Police des Frontières du port d’Arzew, dans le cadre du dispositif de lutte contre l’immigration clandestine. L’un des harraga est un ressortissant africain de nationalité nigérienne, qui a été appréhendé au niveau de la jetée du port. Après interrogatoire, il s’est avéré que le mis en cause se trouvait à bord d’un navire qui venait de l’Italie pour une éventuelle opération de déchargement de marchandise. Un  mois après, deux jeunes originaires de la région d’Arzew ont réussi à franchir la rade pour prendre la fuite à bord d’un navire étranger spécialisé dans le transport des hydrocarbures, cependant, ils furent arrêtés et présentés devant les instances judiciaires concernées pour répondre de leur acte. «Les navires demeurent, en ce moment, le moyen sûr pour rallier l’autre rive de la Méditerranée, surtout que la plupart des tentatives faites par mer sont vouées à l’échec. Au demeurant, les harraga eux-mêmes reconnaissent que les tentatives d’émigration à bord de frêles embarcations sont devenues de plus en plus risquées eu égard, d’un côté, aux brusques et imprévisibles conditions météorologiques, et aux contrôles rigoureux qu’opèrent les éléments des garde-côtes au niveau des points d’accès privilégiés par les harraga», indique notre source. Le chômage serait, selon certains, l’une des principales raisons qui poussent les jeunes à fuir le pays. «D’ailleurs, la plupart des tentatives se font actuellement à partir des plages où les émigrants clandestins se font passer pour des pêcheurs, afin de déjouer la vigilance des garde-côtes. Les plages les moins fréquentées, telles que les Coralès, Cap Falcon et Bouzedjar à Aïn-Témouchent, demeurent les meilleures voies de l’émigration clandestine», dira un responsable du service sécuritaire du port d’Arzew. Ce dernier estime que les nouvelles mesures introduites conjointement par l’APC et le port de Bethioua ont pu atténuer le phénomène. En effet, le lancement des projets au niveau des points principaux, à savoir l’embouchure d’Oued El Mohgoun considéré comme l’un des raccourcis favoris des clandestins, ainsi que les opérations de désherbage ont beaucoup facilité le contrôle aux vigiles. D’autres solutions ont été également recommandées dans le but d’assurer une sécurité optimale au niveau de toute l’enceinte portuaire. Il s’agit de la pose de grillages ainsi qu’une vingtaine de projecteurs pour éclairer toute la zone portuaire, de manière à faciliter la surveillance nocturne. Les jeunes appréhendés sont généralement condamnés à des peines de 6 mois avec sursis.                          

Medjadji. H
Dimanche 20 Octobre 2013 - 22:00
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Oran
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