REFLEXION

ARRET SUR MEMOIRE: LES LOBBYS, LA POLITIQUE ET L’HISTOIRE …LE CLASH DES MEMOIRES:

Contribution :Les vicissitudes de la mémoire française



ARRET SUR MEMOIRE: LES LOBBYS, LA POLITIQUE ET L’HISTOIRE …LE CLASH DES  MEMOIRES:
En parlant uniquement d’une seule mémoire ou d’un instantané mémoriel ressentis, exprimés et revendiqués différemment, L’Historien français Pierre Nora n’avait pourtant pas manqué de rappeler que « La mémoire divise, l’histoire réunit ».Et pourtant il ne s’agissait pour eux que d’une seule mémoire tourmentée certes mais que les historiens et les politiques avaient judicieusement pris le soin de gérer et de circonscrire dans une période et une aire géographique bien spécifiques, La France pendant la deuxième guerre mondiale : un concentré d’Histoire que l’on pensait gérer dans une ambiance feutrée et d’intimité entre un Etat français coupable face à l’exclusivité des souffrances juives. Néanmoins d’autres scénarios imprévisibles viennent acculer l’histoire et son rapport avec la/les mémoires, Dès lors , et pourquoi pas , «Chaque minorité exige au nom de la mémoire à réintégrer l’histoire commune » (2) Pouvait-on empêcher cette kermesse mémorielle que l’historien Pierre Nora qualifie de« revendications de reconnaissances et d’abus de mémoires particulières» au sujet desquelles essaiment des controverses et des polémiques virulentes qui ont fini par démasquer cette suffisance dont se vantaient les historiens ? Cette vérité qu’ils prétendaient rechercher et servir n’était finalement pas si monolithique que ça. Si l’Histoire, en tant que démarche intellectuelle pointue et scientifique était censée « réunir » selon le crédo de Pierre Nora, et prémunir la vérité historique contre la « tyrannie de la mémoire », on ne peut que s’étonner face à l’immense désarroi généré par ces « Lois mémorielles » qui ont semé la discorde au sein de cette ruche d’historiens aujourd’hui divisés et approximatifs dans leurs jugements. Leurs doctes et pédantes logorrhées sur cette Histoire qu’ils prétendent tous servir, ont induit, pour une période que l’on espère éphémère, davantage de divisons et de confusions qu’ils ne sont censés réduire et dissoudre.
L’Histoire faite de mémoires parcellaires et multiples, est devenue en France le théâtre d’un affrontement violent où s’entrechoquent des identités dont les aspirations ont été au fil du temps gérées de manière outrageusement inégalitaire. Secouées par des périodes de repli identitaire et communautariste, ces minorités reléguées et qui ont autant de droit et de légitimité à réclamer une reconnaissance et une repentance pour les indéniables cruautés qu’ils ont subies, aussi lointaines soient-elles, s’acharnent aujourd’hui à se positionner par leurs revendications propres au sein de leur pays d’accueil : la France. Ces manipulations impartiales et discriminatoires dans l’écriture de l’histoire compromettent la mise en place d’un modus vivendi entre ces mémoires surexcitées qui ne doivent aujourd’hui leur salut qu’à travers un nouveau projet identitaire unique et fédérateur orienté vers un futur commun. Beaucoup d’historiens sont excédés par cette manie qu’a la société française à déterminer son existence par apport à un passé révolu et déstructurant :« L’obsession du passé, de ce passé là, n’est qu’un substitut aux urgences du présent .Ou, pis encore, un refus de l’avenir »(3), Néanmoins ces historiens semblent oublier , aussi bizarre que cela puisse paraitre , que ce passé là qui ne passe pas, c’est justement l’avenir car c’est un fond de commerce intarissable. La raison de vivre du Lobby Juif, c’est d’aller jusqu’au bout de sa logique propre, de son idéologie, de son affect.
« Faut-il ranger le devoir de mémoire au pupitre ? Non pas, mais que cesse ce rituel infantile consistant à s’indigner tous les six mois parce qu’un scoop révèle que les Français on collaboré, ou que Vichy fut complice de la « Solution Finale » : on le sait, on le dit, on l’enseigne, on le commémore. L’important aujourd’hui n’est plus de dénoncer ou de dévoiler des secrets. Il est de comprendre et plus encore d’accepter. Non pas de se résigner, mais accepter que ce passé, et peut être plus encore la manière dont il a été géré après la guerre par la génération qui l’a subie, est révolu » (4) Malgré tous les mea-culpa et repentances salvatrices, les processus d’épuration judicaire et extrajudiciaire, tourner la page restera pour certains âmes pratiquement impossible. Les cinq années de la Shoah essayent en permanence et désespérément de phagocyter toutes les misères indescriptibles de l’Humanité.
Cette ébullition pseudo intellectuelle qui a sévi en France pendant des décennies, a escamoté l’une des questions les plus cruciales que les historiens ont probablement jugée incongrue pour pouvoir figurer dans leur corpus, leurs paradigmes, leur épistémologie: L’Influence des lobbys dans les interactions entre Mémoire et Histoire et la manipulation de ce produit symbiotique au profit d’une seule catégorie ethnique.

Le terrible mea-culpa et la grande lessive d’après guerre

Cette période d’Epuration (5) qui a commencé immédiatement après la Libération a été assez longue, chaotique, honteuse, et a vu s’affronter férocement certaines pseudo-certitudes (Le Mythe d’un Resistancialisme français empli de bravoure et d’humanité face à un Vichy idéologiquement totalement antisémite). Alors que la conscience française vieillissait plus ou moins élégamment avec la certitude d’avoir enfoui ses démons du passé, de nouvelles amères vérités lui sont brutalement révélées par le livre de Robert Paxton (6). Abasourdie, la France se retrouve de nouveau face à ses inquisiteurs, ses anciennes certitudes, celles qui s’étaient fragilement construites autour des thèses de Robert Aron (7) volent en éclat. L’hibernation de ses historiens autistes prend fin.

On aurait pensé que l’essentiel avait été exorcisé pendant cette période d’Epuration, ce fut le cas sans aucun doute pour les Français non-Juifs vis-à-vis d’eux même et de cette affreuse époque, néanmoins cette longue période d’Epuration ne fut qu’un prélude à une éternité d’anathèmes jetés par les Juifs à la face du Monde entier. Un très long chemin se profilait devant eux fait de traque de Nazis, d’enlèvements, d’exécutions, de mainmise sur les mass-médias, d’infiltration des tous les milieux , politiques , scientifiques ,académiques , universitaires , scolaires , de constitution de Lobbys , d’essaimage assez élaboré de Fondations, de Mémorial, de Musée, de Centres d’archives… ainsi qu’une hasardeuse tentative très complexe et insidieuse de prise en otage de la mémoire universelle qui a par ailleurs assez bien réussie en France. Créant ainsi un cycle sempiternel de culpabilisation, on essaye de reproduire le mythe du péché originel à rebours : rendre tout le monde plus ou moins embarrassé, concerné, impliqué par des événements antérieurs où des responsabilités extrêmement enchevêtrés et imbriqués les unes aux autres ont donné au cours de l’histoire une tournure fâcheuse et tragique. Et voilà que ce fameux « Devoir de Mémoire » commence par prendre forme. Le coup d’envoi était donné à tous les insatisfaits, les revanchards, les opportunistes, les intellectuels, les historiens, les cinéastes. C’était la course à d’autres vérités humiliantes qui rendraient la France, pourquoi pas, constamment plus attentive et conciliante à l’égard des intérêts Juifs. (A suivre)

MAZOUZI Mohammed - Enseignant - Mostaganem
Samedi 19 Mars 2011 - 23:01
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